[{"bbox": [85, 152, 1147, 260], "category": "Text", "text": "d'hygiène. La sécurité et la protection des personnes arrêtées n'est pas assurée, le respect de leurs droits fondamentaux et de leur dignité élémentaire ne l'est pas non plus dans de telles conditions de détention. Par ailleurs, les conditions d'accueil, notamment des personnes victimes de violences basées sur le genre, ne permettent pas de recueillir des plaintes dans des conditions respectant la dignité des victimes."}, {"bbox": [85, 270, 1147, 432], "category": "Text", "text": "Un travail de formation des agents semble également indispensable afin de palier à d'éventuelles lacunes et d'initier des changements des pratiques fondés sur le respect de la personne humaine, les droits fondamentaux ainsi que les procédures. Dans le même temps, l'activité de la police et sa perception par le public sont et seront inévitablement affectées par la pandémie du COVID-19 qui, en raison des mesures restrictives de liberté (couvre-feu, confinement...) génère de nouveaux courants de délinquance (dont l'accroissement des violences domestiques), voire des mouvements de protestations dus à la paupérisation et la frustration de la population."}, {"bbox": [85, 441, 1147, 523], "category": "Text", "text": "L'ensemble de ces éléments rend encore plus prégnant le besoin d'une police du quotidien au comportement irréprochable et en mesure de faire face à des situations dégradées avec le plus grand professionnalisme et dans le respect des droits humains."}, {"bbox": [85, 532, 1147, 748], "category": "Text", "text": "Dans le cadre de l'action, une complémentarité sera recherchée avec les États-membres actifs dans le secteur de la sécurité en République du Congo. Le soutien de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) de la France pourra être recherché et en particulier pour l'aspect de rénovation/réhabilitation des commissariats via l'École Génie-Travaux et l'École nationale à vocation régionale franco-congolaise. Par ailleurs, la France a également émis un intérêt à rechercher une complémentarité dans l'utilisation de leur « Fonds de solidarité pour les projets innovants » avec les actions qui seront engagées dans le cadre du présent programme d'appui à la professionnalisation de la police. Une perspective de projet complémentaire de la France est en discussion autour des deux axes complémentaires suivants :"}, {"bbox": [85, 758, 1147, 814], "category": "List-item", "text": "- Promouvoir un meilleur accès à la justice: formation des juges d'instruction, création d'un service des scellés, formation de base des 300 auditeurs de justice récemment intégrés au sein du ministère de la justice ;"}, {"bbox": [85, 824, 1147, 907], "category": "List-item", "text": "- Promouvoir la participation de la société civile: appui à la création de structures d'écoute et d'appui aux victimes, appui aux associations œuvrant en direction des jeunes pour un renforcement de la perception de la citoyenneté."}, {"bbox": [85, 917, 1147, 972], "category": "Text", "text": "En outre, avant la crise du COVID-19, la France a lancé des actions factuelles de formation au profit de la police congolaise compte tenu des répercussions de l'affaire dite « de Chacona »."}, {"bbox": [85, 982, 1147, 1037], "category": "Text", "text": "Si ces actions ont été très appréciées, leur caractère ponctuel et limité a démontré le besoin d'actions plus structurelles et touchant l'ensemble des effectifs de la police tout comme les échelons de commandement."}, {"bbox": [85, 1047, 1147, 1130], "category": "Text", "text": "L'arrivée d'un nouveau responsable de la formation des policiers et la récente nomination d'un nouveau ministre de la coopération internationale, sont autant de signes positifs indiquant l'opportunité et la volonté d'imprimer des changements majeurs dans le fonctionnement de la police congolaise."}, {"bbox": [85, 1155, 389, 1187], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problems"}, {"bbox": [85, 1214, 363, 1242], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes:"}, {"bbox": [85, 1252, 1147, 1600], "category": "Text", "text": "Du fait des pouvoirs spécifiques de la police et de sa proximité avec la population, son travail a une incidence directe sur la sécurité des personnes et des communautés au quotidien, ainsi que sur le caractère démocratique de l'État. Malgré l'adhésion de la République du Congo à la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ces pratiques restent répandues dans le pays. Les forces de sécurité (police, gendarmerie et armée) figurent parmi les principaux responsables de ces violations systémiques, dans un contexte d'impunité presque totale ou de peines légères. Pour rappel, en 2018, le drame de Chacona lors duquel 13 jeunes ont trouvé la mort par asphyxie lors d'une détention en garde à vue a sévèrement entaché la crédibilité de la police congolaise et révélé des carences professionnelles très profondes. Trois policiers furent condamnés en première instance à des peines de prison (3 ans pour le principal mis en cause). Devant l'émoi populaire, la Présidence de la République prit en charge les frais d'obsèques. Le 17 novembre 2020, la Cour d'appel de Brazzaville rendait un arrêt condamnant l'État congolais à régler au titre du pretium doloris et des intérêts civils une somme de 15 000 000 francs CFA (22 500 EUR) à chaque famille des 13 victimes décédées en juillet 2018 dans cette affaire."}, {"bbox": [85, 1608, 1147, 1639], "category": "Text", "text": "Bien que les plus hauts niveaux de l'État aient pris conscience de certains déficits et de leurs répercussions sur la"}, {"bbox": [1037, 1680, 1147, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 24"}]