[{"bbox": [72, 119, 352, 151], "category": "Section-header", "text": "## 2. JUSTIFICATION"}, {"bbox": [131, 183, 275, 209], "category": "Section-header", "text": "### 2.1. Contexte"}, {"bbox": [83, 230, 1145, 337], "category": "Text", "text": "Malgré une stabilité retrouvée et une croissance économique positive ces dernières années, le Togo reste l'un des pays les plus pauvres au monde avec environ 58,8 % des ménages ruraux vivant sous le seuil de pauvreté (2019)¹. La croissance économique s'est accompagnée d'une urbanisation rapide² et environ 2,9 millions de personnes³ vivent actuellement en zones urbaines et péri-urbaines."}, {"bbox": [83, 363, 1145, 576], "category": "Text", "text": "Le contexte togolais est caractérisé par une accélération historique de son processus de décentralisation. Néanmoins, comme la plupart des pays de l'Afrique subsaharienne, le processus de décentralisation au Togo est confronté aux défis majeurs suivants : (i) le transfert des compétences et des ressources financières et matérielles vers les collectivités (ii) la déconcentration effective des services techniques de l'État au niveau des collectivités territoriales (iii) le renforcement des capacités humaines, matérielles et financières des structures étatiques chargées du pilotage de la décentralisation (iv) la faible participation de la société civile à la vie publique et (v) la faible représentativité des femmes dans la sphère publique. De plus, le passage de 21 à 117 communes implique de manière incontournable et irréversible une adaptation des finances publiques pour accompagner ce processus."}, {"bbox": [83, 601, 1145, 893], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, l'accès aux services publics essentiels reste également un défi de taille sur le territoire togolais. Les collectivités territoriales et les opérateurs nationaux sont confrontés à des problèmes de gestion et les infrastructures ne parviennent pas à suivre le rythme d'urbanisation et de la démographique urbaine. En ce qui concerne l'hygiène et l'assainissement, le pourcentage des ménages utilisant des installations sanitaires améliorées est passé de 55,8% en 2011 à 57,2 % en 2015. Il n'y a pratiquement pas de réseaux d'assainissement urbains au Togo et la plupart des eaux usées collectées sont déversés dans le système lagunaire, la mer ou l'espace public. De même, il n'existe aucune ville qui ne soit confrontée au problème de salubrité dû à l'absence ou aux carences de la gestion des déchets solides et l'ampleur croissante des volumes de déchets non gérés contribue significativement à la dégradation des sols, des eaux, de la biomasse mais également, à la perte de biodiversité et à l'accélération du changement climatique. En outre, la gestion des déchets permet de mitiger les risques liés aux phénomènes climatiques extrêmes tels que les inondations par une meilleure gestion des réseaux d'évacuation des eaux pluviales."}, {"bbox": [83, 919, 1145, 1185], "category": "Text", "text": "Des réformes ont été opérées sur la période 2010 – 2015 pour garantir une viabilité financière du service de l'eau potable et de l'assainissement en milieu urbain et semi urbain ; notamment la réforme qui a permis de distinguer clairement les fonctions « exploitation » et « gestion du patrimoine ». Ainsi, la société Togolaise des Eaux (TdE) a été transformée en société « fermière » et est chargée de l'exploitation du service public d'eau potable et d'assainissement collectif des eaux usées domestiques en milieu urbain et la Société du Patrimoine de l'Eau et de l'Assainissement Urbain (SP-EAU) a été créée et est chargée de la gestion du patrimoine, de la programmation et de la réalisation des investissements en milieu urbain et semi-urbain. Par ailleurs, la loi n°2007-011 du 13 mars 2007, relative à la décentralisation et aux libertés locales, établit en son article 53 que la commune est compétente pour l'établissement et la mise en œuvre des plans d'élimination des ordures et déchets ménagers, des déchets industriels, végétaux et agricoles, l'organisation de la collecte, du transport, du traitement et de la disposition finale."}, {"bbox": [83, 1211, 1145, 1291], "category": "Text", "text": "Afin de répondre à ces problématiques, notamment en termes d'investissement, plusieurs actions ont été entreprises par le Gouvernement et ses partenaires financiers et techniques, notamment en ce concerne l'assainissement de Lomé et de 5 villes principales."}, {"bbox": [83, 1313, 1145, 1529], "category": "Text", "text": "À Lomé, ville regroupant 25% de la population Togolaise, la municipalité a entamé en 2008 une réorganisation de l'ensemble de la filière de gestion des déchets solides, grâce à l'appui de l'AFD au travers de trois « projets d'environnement urbain de Lomé » (PEUL 1,2 et 3). Ces projets visaient à la restructuration, la consolidation et l'optimisation de la filière déchets sur le territoire du Grand Lomé. La première phase a permis de restructurer les modalités de collecte sur la Commune de Lomé et construire un réseau de points de regroupements intermédiaires permettant d'améliorer le réseau de pré-collecte et de collecte. La seconde phase qui a débuté en 2015 a principalement consisté en la construction de la première tranche au CET du Grand Lomé et a rendu possible non seulement la fermeture de l'ancienne décharge saturée, mais également de mettre fin progressivement aux dépotoirs"}, {"bbox": [72, 1568, 331, 1591], "category": "Footnote", "text": "¹ https://inseed.tg/download/1687/"}, {"bbox": [72, 1591, 188, 1614], "category": "Footnote", "text": "² +-4% par an"}, {"bbox": [72, 1614, 1156, 1663], "category": "Footnote", "text": "³ +-40% de la population estimée à 7,2 millions d'habitants selon le PNUD en 2012. À noter que les données démographiques sont fondées sur des projections effectuées à l'aide des taux de croissance moyens"}, {"bbox": [1051, 1664, 1157, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 21"}]