[{"bbox": [96, 105, 1122, 397], "category": "Text", "text": "est également urgent de progresser dans la dimension environnementale en ce qui concerne la biodiversité et les habitats. En ce qui concerne la stratégie pour la résilience au changement climatique, la conservation de la biodiversité et le développement, le Togo a donné la priorité aux efforts d'adaptation pour se concentrer sur les secteurs de l'énergie, des ressources en eau, de l'agriculture, de la foresterie et de l'utilisation des terres, des établissements humains et des zones côtières. Le Togo est par ailleurs en train de réviser sa contribution déterminée au niveau national (CDN) et de finaliser la stratégie « Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation » (REDD+) d'ici la fin de 2021. Outre l'engagement politique, le Togo a besoin d'investissements et d'interventions plus importantes dans l'adaptation au changement climatique. L'indicateur « Adaptation au changement climatique: How Ready is Your Country?⁶ (Janvier 2020) classe le Togo à la 132e place sur 192 pays⁷. Le Togo se classe aussi au 122e rang sur 130 pays dans le Global Green Economy Index™ (GGEI, 2018⁸)."}, {"bbox": [96, 409, 988, 437], "category": "Section-header", "text": "## Focalisation territoriale : Les paysages de Fazao-Malfakassa et Abdoulaye et Togodo-Mono"}, {"bbox": [96, 448, 1122, 609], "category": "Text", "text": "La stratégie IVCDI – Europe dans le monde 2021-2027 de l'UE pour le Togo donne priorité aux ODD et axe les interventions sur les potentialités et les synergies territoriales à long terme. Les aires protégées ont un rôle potentiel important car elles couvrent environ 14,2 % du territoire national, bien qu'en réalité le pourcentage de domaines classées comme étant en bonnes conditions de préservation soit d'environ 5 % de la superficie du pays. Les paysages qui composent les zones protégées identifiées par l'initiative de l'UE représentent des zones où vit au moins 20 % de la population togolaise et sont propices à la promotion d'un développement vert et équitable."}, {"bbox": [96, 619, 1122, 701], "category": "Text", "text": "L'intervention prévoit la focalisation territoriale autour des aires protégées de Fazao-Malfakassa et Abdoulaye (2 600 Km² d'aire classée) dans la région centrale d'une part, et de Togodo-Mono (320 Km² d'aire classée) à cheval sur les régions Plateaux et Maritime, d'autre part."}, {"bbox": [96, 712, 1122, 1270], "category": "Text", "text": "Le paysage d'intervention de Fazao-Malfakassa et Abdoulaye couvre environ 6 500 km² (la moitié de la région), 9 préfectures et environ 500 000 habitants. L'association de la forêt classée de Fazao avec la réserve de faune de Malfakassa a donné naissance en 1975 à l'aire protégée connue sous le nom de Parc National Fazao-Malfakassa (PNFM). Le parc protège la zone refuge de la mosaïque forêt semi-montagnarde-savane et abrite la dernière population d'éléphants du Togo. Il est contigu au parc national de Kyabobo au Ghana. Il est actuellement sous la cogestion du ministère de l'Environnement et des Ressources forestières et des populations organisées en associations villageoises pour la gestion participative des aires protégées (AVGAP). Le PNFM est désigné au niveau international comme une importante aire pour la conservation des oiseaux (IBA) et recherche la double désignation de l'United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) de patrimoine mondial et de réserve MAB. Les menaces qui pèsent sur le parc sont la chasse, l'exploitation forestière, l'empiètement agricole, le pâturage et les incendies. Le potentiel touristique du parc est important en raison de la beauté de ses paysages et de la faune qu'il abrite. La Réserve de Faune d'Abdoulaye a été classée en 1951 pour une superficie d'environ 300 km². La gestion de l'aire protégée est orientée vers une protection intégrale pour préserver les reliques de grandes galeries forestières et de savanes naturelles encore intactes et représentatives de la zone guinéenne, afin qu'elles puissent servir d'habitats à une faune emblématique, rare ou menacée (buffles, antilopes, amphibiens, tortues, etc.) et permettre la promotion de la recherche, de l'éducation et des loisirs. L'aire protégée ne dispose d'aucune infrastructure de gestion ou de promotion touristique. Il y a très peu d'activités humaines autour de la réserve, mais les pressions sont l'abattage des grands arbres (bois et carbonisation, miel, etc.) et la transhumance. Les deux zones protégées sont géographiquement et biologiquement proches, bien qu'elles appartiennent à des bassins versants différents et sont séparées par des zones densément peuplées, ainsi que par la route nationale (RN1)."}, {"bbox": [96, 1281, 1122, 1335], "category": "Text", "text": "Le paysage d'intervention Togodo-Mono est associé à la composante nationale de la réserve de biodiversité transfrontalière du Mono et couvre environ 2 000 km², 3 préfectures et environ 650 000 habitants. La réserve de"}, {"bbox": [85, 1373, 1130, 1447], "category": "Footnote", "text": "⁵ La stratégie REDD+ promeut : (1) une agriculture efficace à faible impact sur les forêts, (2) le couvert forestier, (3) le bois énergie issu de plantations spécifiques, (4) des actions transversales telles que le développement urbain respectueux des forêts, l'approche genre, la sécurisation foncière, etc."}, {"bbox": [85, 1447, 892, 1471], "category": "Footnote", "text": "⁶ https://knoema.fr/infographics/wemjthe/adapting-to-climate-change-how-ready-is-your-country"}, {"bbox": [85, 1471, 1130, 1566], "category": "Footnote", "text": "⁷ Cet indice analyse deux dimensions des efforts d'adaptation d'un pays aux conséquences négatives du changement climatique : la vulnérabilité, qui mesure l'exposition, la sensibilité et la capacité d'adaptation d'un pays aux effets négatifs du changement climatique, et la préparation, qui mesure la capacité d'un pays à traduire ses investissements en mesures d'adaptation."}, {"bbox": [85, 1566, 1130, 1639], "category": "Footnote", "text": "⁸ Estimations de performance (exprimées en %) des quatre dimensions clés du GGEI pour le Togo sont : (1) Leadership et changement climatique (59 %), (2) Secteurs de l'efficacité énergétique (40 %), (3) Marchés et investissements (dans l'économie verte) (31 %), et (4) Environnement (31 %)."}, {"bbox": [554, 1663, 661, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 27"}]