[{"bbox": [96, 105, 1120, 504], "category": "Text", "text": "faune de Togodo a été classée en 1952 pour une superficie d'environ 320 km². Le couvert forestier est composé de mosaïques de forêts denses semi-décidues, de savanes arborées, de zones marécageuses, etc. Le site est une zone de refuge pour les oiseaux migrateurs et constitue un habitat idéal pour les oiseaux d'eau ; il a donc été désigné site Ramsar en 1995. La réserve de Togodo est également la plus grande aire protégée de la réserve de biosphère transfrontalière du Mono (RBT Mono) approuvée par le programme UNESCO-MAB en 2017. Couvrant une superficie d'environ 3 500 km², la RBT Mono compte plusieurs zones humides d'importance internationale (sites RAMSAR, voir Réserve de Togodo) avec la diversité des écosystèmes exceptionnels qui leur sont associés. La population de la zone est fortement ancrée dans des activités et croyances ancestrales (forêts sacrées Akissa, Assévé, Glidji, Godjé-Godjin, etc.) ce qui entraîne une forte dépendance de ces populations à la diversité biologique, dont elles tirent leurs moyens de subsistance. La zone de la réserve est depuis longtemps un terrain de recherche pour l'Université de Lomé (Togo) et l'Université d'Abomey-Calavi (Bénin). Après l'intervention dans la réserve de Togodo, le PALCC+ devrait progressivement étendre ses activités à la partie sud du Réserve de Biosphère Terrestre (RBT) Mono et s'attaquer aux problèmes des zones côtières si fortement menacées par la dégradation et les effets du changement climatique. L'évolution du PALCC+ sur la partie marine permettra également de prendre en compte l'ODD 14 : Vie aquatique tel que prévu par l'Agenda 2030 Togo."}, {"bbox": [144, 535, 442, 566], "category": "Section-header", "text": "## 2.2. Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 584, 1119, 664], "category": "Text", "text": "Brève analyse des problèmes : Le projet PALCC+ doit aborder plusieurs problèmes dans le processus de mise en place des bases d'une intervention d'économie verte à long terme dans les paysages de Fazao-Malfakassa-Abdoulaye et Togodo-Mono."}, {"bbox": [96, 676, 1119, 754], "category": "Text", "text": "La détérioration du niveau de vie des communautés rurales du Togo est notamment due : à la dégradation des sols ; au déclin des ressources forestières ; à la diminution de la biodiversité ; aux risques sanitaires environnementaux⁹."}, {"bbox": [96, 766, 724, 797], "category": "Section-header", "text": "### État du patrimoine naturel des paysages et changement climatique"}, {"bbox": [96, 808, 1119, 915], "category": "Text", "text": "En ce qui concerne les paysages d'intervention de Fazao-Malfakassa, Abdoulaye et Togodo-Mono, les faiblesses liées à l'agriculture, les effets du changement climatique, la croissance démographique et les difficultés d'accès à l'emploi sont des facteurs qui provoquent à la fois une pression accrue sur les ressources naturelles et des conditions propices aux mouvements de population¹⁰."}, {"bbox": [96, 926, 1119, 1060], "category": "Text", "text": "D'une part, les zones protégées concernées sont des zones humides et donc, particulièrement vulnérables au changement climatique. A l'avenir, les températures moyennes devraient augmenter et les précipitations pourraient devenir très irrégulières, avec un impact encore plus important sur la production agricole et la disponibilité de l'eau et des ressources naturelles. La capacité des communautés rurales, et de la population du Togo en général, à gérer le risque climatique risque d'être fort réduite."}, {"bbox": [96, 1071, 1120, 1391], "category": "Text", "text": "D'autre part, l'agriculture togolaise est fortement extensive et caractérisée par l'utilisation des moyens aratoires obsolètes, un faible taux d'utilisation des intrants améliorés, un morcèlement des terres et une faible structuration des chaînes de valeur. Le recours à l'extension des superficies pour combler le déficit de production contribue à la destruction de la faune et la flore et entraine l'extinction de certaines espèces végétales et animales. Dans les paysages d'intervention, les zones agricoles sont particulièrement vulnérables et nécessitent des investissements pour assurer leur productivité future. La gestion actuelle de l'agroécosystème est aussi à l'origine de conflits et d'inégalités. Le pastoralisme et plus spécifiquement, la transhumance, génèrent de fortes tensions entre agriculteurs et éleveurs. En effet, les sécheresses répétées et l'insécurité grandissante dans les zones du sahel poussent les éleveurs transhumants à se sédentariser et les systèmes des pays côtiers en général se dirigent vers une coexistence contrainte et accrue entre agriculture et élevage. La recherche de solutions pour l'intégration agriculture-élevage au sein d'un territoire partagé doit se faire dans une perspective à la fois territoriale, sociale et économique."}, {"bbox": [96, 1402, 1120, 1509], "category": "Text", "text": "L'analyse de l'occupation des sols, de la couverture forestière, des tendances en matière d'incendies (Global Forest Watch) et des menaces pesant sur les aires protégées dans les paysages d'intervention montre que les plus grandes pertes de ressources naturelles (terres et couverture forestière) ont eu lieu au cours de la période 2000-2010. Depuis 2011, on observe une perte régulière mais limitée de la couverture forestière qui, grâce à la présence"}, {"bbox": [85, 1539, 1128, 1587], "category": "Footnote", "text": "⁹ Analyse Environnementale du Togo avec emphasis sur les secteurs Agriculture, Energie et Mines, Rapport Final, Banque Mondiale (BM), Avril 2010"}, {"bbox": [85, 1587, 450, 1613], "category": "Footnote", "text": "¹⁰ Migration au Togo : Profil National 2015"}, {"bbox": [554, 1663, 661, 1688], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 27"}]