[{"bbox": [97, 105, 1121, 262], "category": "Text", "text": "d'aires protégées, a permis d'obtenir un bilan carbone global légèrement positif. Cependant, entre 2001 et 2020, les forêts de Tchamba (Nyala) qui comprennent la réserve de faune de Abdoulaye, ont émis 147ktCO2e/an, et supprimé -70.5ktCO2e/an. Ce chiffre représente un flux net de carbone de 76.6ktCO2e/a¹¹. Le gouvernement a intensifié la promotion et les actions de protection (forêts communautaires) et de reforestation, mais les feux de brousse, la transhumance et les conflits fonciers pénalisent les efforts de revitalisation et notamment, les initiatives de reboisement."}, {"bbox": [97, 277, 1121, 462], "category": "Text", "text": "La croissance démographique (moyenne nationale 2,5-2,6 % par an entre 2002 et 2017¹²) et le développement économique positif du pays (5,3 % en 2019 - BM ; environ 1 % - BM et 1,8 % - Togo First en 2020), bien qu'à la merci des chocs internationaux, vont accroître la pression sur les ressources naturelles, en constante diminution, et favoriser l'exode rural. Il faut également tenir compte du fait que les efforts de développement sont plus marqués en milieu urbain qu'en milieu rural, et que le déséquilibre ne fait qu'accentuer le mouvement des populations, ce qui hypothèque le potentiel de production et l'effet régulateur des paysages Fazao-Malfakassa-Aboulaye (FMA) et de Togodo-Mono (TM)."}, {"bbox": [97, 475, 937, 502], "category": "Section-header", "text": "## Gouvernance environnementale, Gestion des aires protégées, et contribution à la sécurité"}, {"bbox": [97, 514, 1121, 697], "category": "Text", "text": "Le processus de décentralisation ne fait que commencer dans les domaines de la planification du développement local. La gouvernance et la gestion des ressources naturelles peuvent générer des conflits si les actions désavantagent les communautés locales, les utilisateurs ou les groupes précédemment défavorisés dans l'accès aux ressources naturelles. La gouvernance environnementale s'oppose à la rivalité qui prévaut normalement dans la gestion des ressources naturelles dans un contexte territorial donné. C'est la situation la plus courante dans les paysages de référence. Les conflits entre agriculteurs et éleveurs transhumants ne sont que les aspects les plus évidents."}, {"bbox": [97, 712, 1121, 1031], "category": "Text", "text": "L'incapacité à considérer l'environnement comme un bien commun et épuisable génère les problèmes de pauvreté et de manque de ressources naturelles. Un paysage est un environnement de référence de multiples écosystèmes naturels et artificiels qui s'intègrent ou doivent s'intégrer pour promouvoir le développement durable à travers l'articulation de la gouvernance et de la gestion entre les écosystèmes de conservation et de production, l'économie et les éléments socioculturels. La gouvernance environnementale est l'adoption d'un processus décisionnel sur la gestion d'un paysage selon une approche biogéographique qui favorise l'intégration entre l'environnement, l'économie et les éléments socioculturels. Le PALCC+ ne doit pas mettre en place des structures spécifiques, mais doit poursuivre l'objectif de non-rivalité ou de non-exclusivité, c'est-à-dire l'équité dans la gestion des ressources naturelles avec la contribution et la collaboration des structures étatiques et communautaires existantes. Dans la mise en œuvre de la gouvernance environnementale, il sera également nécessaire d'exploiter l'effet de débordement ou « spillover » qui se produit lorsque des activités ont lieu dans certaines zones et peuvent influencer la structure et le comportement d'autres parties du paysage."}, {"bbox": [97, 1043, 1121, 1229], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, les problèmes à surmonter pour assurer une gestion à long terme du patrimoine national de la biodiversité au Togo sont multiples et nécessitent un délai conséquent. L'intervention ponctuelle selon l'approche projet a montré ses limites, liées entre autres à la courte durée d'intervention. La gestion des aires protégées au Togo nécessite impérativement un engagement à long terme pour assurer la reconstruction du service technique en charge des aires protégées et comporte une multitude de fonctions complexes (contribution au développement, fourniture de services écosystémiques, contribution à la sécurité du contexte d'intervention et national dans certains cas, respect des engagements internationaux, etc.) qui exigent un savoir-faire spécifique."}, {"bbox": [97, 1241, 1121, 1530], "category": "Text", "text": "Le Partenariat Public-Privé (PPP) est un modèle de gestion qui vise à atteindre une durabilité à long terme grâce à la contribution de partenaires spécialisés dans la conservation. Le « Program on African Protected Areas & Conservation (PAPACO) – International Union for Conservation of Nature - IUCN » indique que « Il semble approprié d'utiliser le modèle PPP dans trois situations : (i) lorsque les Etats ne souhaitent pas investir directement dans la gestion des Aires Protégées (AP) pour des raisons de choix politique ou de contraintes budgétaires (ii) pendant la phase de développement d'une AP nouvellement créée ou de réhabilitation d'un paper-park (iii) lorsque l'AP est soumise à des pressions de braconnage militarisé qui nécessitent une expertise particulière et des ressources considérables. Les deux premiers points correspondent exactement à la situation actuelle de la gestion des AP au Togo. Le troisième point doit être pris en compte comme une mesure préventive en cas de renforcement de la sécurité pour une extension de la menace des groupes terroristes armés de la zone sahélienne à la zone côtière."}, {"bbox": [86, 1590, 611, 1616], "category": "Footnote", "text": "¹¹ https://www.globalforestwatch.org/dashboards/country/TGO"}, {"bbox": [86, 1615, 724, 1640], "category": "Footnote", "text": "¹² https://fr.statista.com/statistiques/708248/croissance-demographique-togo/"}, {"bbox": [554, 1663, 661, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 27"}]