[{"bbox": [782, 85, 1106, 140], "category": "Text", "text": "prévu un accompagnement spécifique à la maîtrise d'œuvre."}, {"bbox": [782, 149, 1106, 306], "category": "Text", "text": "Des actions complémentaires d'appui à la décentralisation sont prévues, qui comprennent des actions de renforcement des capacités des autorités décentralisées et des OSC."}, {"bbox": [128, 385, 344, 412], "category": "Section-header", "text": "### 3.4.2. Leçons apprises"}, {"bbox": [128, 416, 1099, 655], "category": "Text", "text": "Au cours des décennies passées¹³, et quasiment dans tous les secteurs à travers le Septentrion Camerounais, la grande majorité des projets d'Aide Publique internationale au Développement (APD) s'est focalisée d'une part sur l'adoption d'engagements politico-territoriaux (lois, réglementations, contrats, chartes, partenariats, etc.) entre les diverses parties prenantes, et d'une part sur le renforcement de leurs capacités (humaines, financières et logistiques). Si on admet que ces négociations et ces renforcements étaient nécessaires, force est de constater qu'ils n'étaient pas suffisants, le développement du Septentrion restant notoirement inférieur aux moyennes nationales et régionales. La plupart de ces engagements politico-territoriaux n'ont généralement pas été respectés et les capacités et l'appropriation des acteurs concernés sont globalement restées faibles."}, {"bbox": [128, 659, 1099, 847], "category": "Text", "text": "L'hypothèse sous-jacente de la présente action est que dans un contexte de mauvaise gouvernance¹⁴ publique et privée au Cameroun, les actions d'aide strictement technico-financières (type renforcement des capacités) ainsi que les actions strictement « bonne-gouvernance » (type négociations inclusives de partenariats) ont des impacts limités et peu durables. En effet, elles sont grandement détournées au profit et intérêts particuliers des acteurs dominants responsables et bénéficiaires de cette mauvaise gouvernance systémique, au détriment des acteurs vulnérables qui devaient théoriquement bénéficier desdites actions d'aide publique."}, {"bbox": [128, 850, 1099, 1062], "category": "Text", "text": "La persistance d'une mauvaise gouvernance systémique indique que l'État est trop tourné vers certains intérêts particuliers et insuffisamment « tourné vers le développement », donc qu'il sera difficile d'obtenir des réformes systémiques au niveau macro, il devient alors plus pragmatique et plus efficace de chercher à constituer des « ilots d'intégrité » à l'échelle de paysages aux limites plus faciles à circonscrire via des projets coordonnés (voir Annexe-4). C'est dans ces îlots d'intégrité qu'il sera ensuite possible de mener efficacement des actions de renforcement des capacités et des pratiques des entreprises privées et des services publics, susceptibles de produire ensuite des impacts positifs sur les vulnérables, la biodiversité et le climat."}, {"bbox": [128, 1071, 1099, 1416], "category": "Text", "text": "Pour constituer ces îlots d'intégrité, l'expérience montre qu'en Afrique centrale il est quasi indispensable de pouvoir nouer des partenariats durables avec des acteurs disposant de mandats officiels de gestion / exploitation de territoires tels que les ZIC, les forêts communales ou les parcs nationaux dont la gestion leur a été déléguée, notamment via un Partenariat Public Privé (PPP). Ces mandats doivent pouvoir s'inscrire dans la durée, tout comme leurs gestionnaires, ce qui leur donne alors la visibilité dans le temps permettant d'initier des actions et d'en attendre un légitime retour sur investissement. Les appuis financiers à consentir par l'APD viendraient dans ce cas soutenir les efforts des mandataires territoriaux, notamment sur les activités importantes au plan environnemental, mais à la rentabilité économique et financière directe souvent trop faible pour pouvoir être supportées par les seuls gestionnaires privés ou par les gestionnaires publics locaux. Ces acteurs à mandats territoriaux, qu'ils soient à but non-lucratifs (ONG, Communes) ou lucratifs (gestionnaires de ZIC, CNPC-C -en partenariat avec la Sodecoton) peuvent être soutenus non seulement techniquement mais aussi financièrement par les donateurs publics, et ce, de manière durable au titre des « biens publics mondiaux » environnementaux qu'en général ils peuvent entretenir sur le long"}, {"bbox": [128, 1457, 1099, 1578], "category": "Footnote", "text": "¹³ Entre 2000 et 2017 (cf. étude CSA pour la Banque mondiale), l'UE, l'Allemagne et la France ont engagé approximativement 1 milliard d'euros (soit plus ou moins 500 millions sur 7-8 ans) sur 4 secteurs « verts » dans le Septentrion : principalement développement rural et alimentation pour l'UE, agriculture pour la France, et développement rural et ressources naturelles pour l'Allemagne (pas ou peu l'élevage, le foncier/territorial ou encore l'adaptation/atténuation des changements climatiques). Faute de pilotage réellement partagé à l'époque entre l'UE, l'Allemagne et la France, il n'est pas possible aujourd'hui de savoir exactement où (régions, départements ou arrondissements) ces actions ont été spécifiquement menées à l'intérieur du Septentrion, mais on peut supposer que l'aide n'a pas atteint uniformément tout le Septentrion, vaste comme la moitié de la Grèce."}, {"bbox": [128, 1578, 1099, 1679], "category": "Footnote", "text": "¹⁴ « Gouvernance » : « par qui et comment sont prises les décisions ». La gouvernance est dite bonne quand, a minima, les prises de décisions (#1) incluent des représentants de toutes les parties prenantes, en particulier les plus vulnérables, et (#2) quand ces décisions sont prises de manière transparente, redevables (des décideurs devant les parties prenantes) et subsidiaires (au plus près des parties prenantes de terrain). A l'inverse, la gouvernance est mauvaise quand, a minima, les décisions sont prises en excluant les parties prenantes, de manière opaque, en ménageant l'impunité des décideurs et au plus loin des parties prenantes de terrain."}, {"bbox": [538, 1703, 656, 1728], "category": "Page-footer", "text": "Page 17 of 40"}]