[{"bbox": [129, 76, 1101, 369], "category": "Text", "text": "Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), en 2050 dans le Septentrion, moins 20 à 30 % de pluviométrie au pic d'août et plus 1,5°C en fin de saison sèche) et la raréfaction des ressources naturelles inertes (eau de surface, dégradation des sols devenant infertiles) et sauvages, végétales (pâturages, savanes arborées et arbres non plantés) ou animales (gibiers et poissons non élevés) suite à la croissance démographique et au changement climatique. Ces pressions structurelles alimentent les tensions que l'on retrouve à travers toute la région sahélienne : la crise de sécurité (ici, tout autour du lac Tchad), avec des menaces terroristes de Boko Haram et la crise de la mobilité pastorale et les conflits entre sédentaires et transhumants. La région fait face à un afflux de réfugiés et de personnes déplacées, fuyant les zones de conflit et les effets du changement climatique, renforçant ainsi la pression démographique et les mouvements internes de populations vers les villes secondaires du Septentrion ainsi que vers les grandes capitales administratives et économiques que sont Yaoundé et Douala."}, {"bbox": [129, 382, 1101, 913], "category": "Text", "text": "Le Septentrion camerounais est également caractérisé par une grande diversité ethnique qui se conjugue avec une grande diversité des pratiques religieuses (multiples obédiences chrétiennes, musulmanes et animistes) et coutumières, et une démographie galopante. La région de l'Extrême-Nord est de loin la plus peuplée, majoritairement chrétienne, avec les conditions écologiques les plus difficiles, beaucoup de ses jeunes la quitte donc pour tenter leur chance plus au sud à la recherche de conditions plus favorables. Une grande partie des chefferies coutumières est tenue par des familles sédentarisées appartenant au grand groupe multiforme des peuls ou autres ethnies d'éleveurs sédentarisés issues de migrations anciennes (on compte environ 73 clans peuls différents dans la région, seules quelques-unes d'entre-elles continuent à pratiquer la grande transhumance exclusive). De ce fait, le septentrion est considéré comme une zone d'accueil pour les peuls qui cherchent désormais de manière systématique à s'installer et se sédentariser dans les zones encore plus ou moins ouvertes. Ils ont compris que la pratique de la grande transhumance, basée sur un nomadisme permanent sans point fixe, est condamnée à plus ou moins brève échéance. La très grande majorité des troupeaux du septentrion appartient à des propriétaires sédentaires ruraux (et urbains), le plus souvent appelés désormais « agro-éleveurs » car ils conjuguent l'élevage (bovin-ovin) avec l'agriculture vivrière et de rente (coton). La plupart de ces troupeaux voit leurs possibilités de transhumance saisonnière (mobilité pastorale) réduites d'année en année, leurs conducteurs limitant le plus souvent les déplacements à quelques dizaines de kilomètres pour passer des zones sèches (pâturages de saison des pluies) aux zones humides (pâturages de saison sèche). Ces mouvements pendulaires sont essentiels pour la survie des troupeaux et pour la valorisation de zones inaccessibles ou improductives selon les saisons, mais leur amplitude tend à se réduire."}, {"bbox": [129, 926, 1101, 1561], "category": "Text", "text": "Entre territoires montagneux et arides (ex. des Monts Mandara dans l'Extrême-Nord), zones humides inondables (zone RAMSAR de la vallée du Logone) et territoires réservés à la conservation (près de 47 % de la région Nord en ZIC et PN), la pression sur les terres exploitables ne fait que s'intensifier, provoquant incursions temporaires et de plus en plus souvent définitives de nouvelles populations dans les zones classées. Dans la seule région de l'Adamaoua, il y aurait plus d'un million et demi de bovins, dont une grande partie continue à pratiquer certaines formes de transhumances. Ce chiffre doublerait largement avec le cheptel des régions du Nord et de l'Extrême-Nord. En saison sèche la plus grande partie des troupeaux de ces régions doit se déplacer à la recherche d'eau et de pâturages. Globalement, le nombre d'animaux domestiques augmente dans les trois régions, du fait des grands propriétaires urbains qui profitent du coût marginal de production permis par les pâturages des zones banales traditionnellement exploités comme des communs, mais aussi des incursions illicites dans les zones classées. La quasi-fermeture de la frontière nigériane depuis plusieurs années, avec la crise sécuritaire, a déstabilisé le marché des produits agricoles et d'élevage, avec notamment pour conséquence une augmentation très significative du cheptel vif dans les régions Nord et Extrême-Nord, et donc du surpâturage, et une tendance baissière des cours du bétail et de certains produits agricoles, faute de débouchés. L'augmentation de la taille des troupeaux va non seulement de pair avec une aggravation du surpâturage mais aussi avec une compétition accrue pour les terres encore plus ou moins ouvertes, compétition entre éleveurs (et agro-éleveurs) eux-mêmes, et compétition avec les sédentaires et semi-sédentaires. La combinaison entre élevage bovin-ovin basé majoritairement sur une exploitation des pâturages communs (savanes plus ou moins arbustive/arborée) et élevage sédentaire, ou le plus souvent semi-sédentaire (avec une petite transhumance limitée aux périodes les plus critiques de l'année) mais aussi d'autres animaux domestiques (volailles, caprins, ovins) est de plus en plus courante. Dans les zones les plus faciles d'accès, des éleveurs développent également des activités sédentaires d'embouche bovine et ovine destinées à approvisionner directement en camion les marchés urbains camerounais."}, {"bbox": [129, 1576, 1101, 1658], "category": "Text", "text": "La filière coton occupe une place importante dans l'économie camerounaise (1,5 % du PIB et 5 % du PIB agricole, 5e producteur africain de coton avec 328 000 T en 2019/2020 pour un chiffre d'affaires de 151 Milliards de CFA). La SODECOTON structure la filière depuis des décennies, en partenariat étroit"}, {"bbox": [545, 1704, 651, 1729], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 40"}]