[{"bbox": [129, 76, 1101, 342], "category": "Text", "text": "avec la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C) qui regroupe les plus de 160 000 producteurs camerounais de coton des régions Nord, Extrême-Nord, et marginalement de l'Adamaoua, faisant vivre 2 millions de personnes avec cette culture de rente, laquelle est toujours en rotation avec les cultures vivrières indispensables à la sécurité alimentaire (arachide, maïs, sorgho, niébé, etc.). Les rendements sont les meilleurs d'Afrique francophone avec 1 490 Kg de coton graine par ha, et l'élevage sédentaire est promu systématiquement, notamment avec la traction animale. La vulgarisation des techniques agricoles résilientes face au climat est désormais systématisée via un réseau de milliers d'encadreurs et de groupements coopératifs, mais les résultats sont difficiles à pérenniser dans les zones les plus sèches, malgré les apports d'intrants. Plusieurs bailleurs soutiennent la filière coton (Agence France Développement (FD), Allemagne, Union Européenne)."}, {"bbox": [129, 355, 1101, 591], "category": "Text", "text": "L'insécurité foncière demeure la principale problématique pour la très grande majorité des petits planteurs dans tout le septentrion. Dès que le terrain est quelque peu accidenté, l'érosion devient alors un problème majeur pour tous les agriculteurs, a fortiori dans les zones les plus densément peuplées. L'agriculture de contre-saison (oignon, maraîchage, riz) est en croissance rapide dans toutes les zones où il est possible de puiser de l'eau (souterraine ou de surface) et d'évacuer rapidement les produits vers les marchés urbains de la région et vers les grandes villes du sud. Face au déficit national de production de riz, le Gouvernement encourage fortement les extensions rizicoles dans les zones irrigables (80 000 ha projetés dans la vallée du Logone et près de 15 000 ha dans la vallée de la Bénoué) avec en particulier le soutien de la Banque Mondiale."}, {"bbox": [129, 610, 1101, 848], "category": "Text", "text": "L'exploitation licite et illicite du bois énergie est la première cause directe de déforestation dans tout le septentrion, pour approvisionner les marchés urbains régionaux (bois et charbon de bois), et pour s'approprier de nouvelles terres agricoles, dans les zones banales, mais aussi dans les aires protégées, notamment dans les ZIC déjà pour la plupart pratiquement abandonnées, au moins en partie, sur la ligne du front pionnier. La nécessité de reboiser et de restaurer les paysages dégradés s'impose sur toutes les zones périurbaines sur un rayon qui ne fait que s'agrandir autour des agglomérations dont la demande en énergie ne fait, quant à elle, que croître d'année en année. Parallèlement, il est également nécessaire de restaurer et de reboiser les zones périphériques des camps de déplacés et de réfugiés où la recherche de bois de feu a eu des conséquences néfastes sur les paysages."}, {"bbox": [129, 886, 481, 915], "category": "Section-header", "text": "## 2.2. Analyse des problèmes"}, {"bbox": [129, 922, 1101, 1054], "category": "Text", "text": "Les partenaires techniques et financiers (PTF), dont l'UE, cherchent globalement à contribuer à la stabilisation du Septentrion et à la résilience de ses populations vulnérables. Les problèmes se présentant à différents niveaux et différentes échelles. Les réponses doivent se concevoir de manière adaptée dans des logiques de complémentarité, en particulier face à l'accroissement des difficultés de mobilité pastorale, et de réduction des espaces communs à partager entre les différents usages."}, {"bbox": [129, 1068, 1101, 1410], "category": "Text", "text": "Le changement climatique et les attaques de Boko Haram relèvent de facteurs majoritairement extérieurs au Cameroun, en conséquence, des actions concertées au niveau de la sous-région du bassin du lac Tchad devront compléter l'action envisagée à travers la TEI : actions humanitaires en faveur des réfugiés et déplacés internes, actions de sécurisation et de stabilisation à travers une poursuite de l'action de la Force multinationale conjointe et les différents programmes de stabilisation le long de la frontière nigériane pour repousser les attaques djihadistes de Boko Haram, densification de la présence des services sociaux de base, et restauration de l'autorité et la présence de l'État pour assurer la reconstruction et les investissements orientés au développement. De même, la désertification dans la zone sahélienne et les conflits agro-pastoraux ont une dimension régionale et doivent trouver un relais dans des actions régionales, tels que la « Grande Muraille Verte » et des actions d'encadrement de la transhumance régionale (Nigéria, Cameroun, Tchad, RCA et au-delà). L'action de l'UE circonscrite au Cameroun ne peut pas traiter les causes de ces problèmes mais la TEI cherchera cependant à en atténuer les conséquences sur le terrain."}, {"bbox": [129, 1428, 1101, 1637], "category": "Text", "text": "La mauvaise gouvernance générale, publique et privée, et le déséquilibre territorial des investissements publics dans les infrastructures sociales, relèvent de décisions gouvernementales. Celui nécessitent une réponse concertée, à travers le dialogue politique structuré et à travers des actions appuyées également par d'autres partenaires (notamment ceux octroyant des appuis budgétaires significatifs à l'État, le Fond Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM), la Banque Africaine de développement (BAD), France et Union Européenne (UE) pour une mise en œuvre effective de la décentralisation, agréée au Grand dialogue politique de l'automne 2019 et traduite dans une loi sur la décentralisation en décembre 2019."}, {"bbox": [545, 1705, 651, 1729], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 40"}]