[{"bbox": [146, 75, 1102, 474], "category": "Text", "text": "mobilisation en faveur d'une modernisation de leurs pratiques, notamment environnementales et sociales. Parallèlement aux gestionnaires privés des ressources naturelles sauvages, des acteurs non-étatiques étrangers (ONG internationales) s'investissent de plus en plus profondément et durablement aux côtés du MINFOF dans la gestion des parcs nationaux du Septentrion Camerounais, tels AWF (African Wildlife Foundation) dans le Parc National (PN) du Faro, et WCS (Wildlife Conservation Society) dans les Parc Nationaux de la Bénoué et de Bouba Njida. Enfin, il faut souligner la présence dans le Septentrion du principal établissement d'Afrique centrale pour la formation professionnelle (technique et supérieure) aux métiers de la conservation, l'École de Faune de Garoua (EFG). Elle reçoit de l'état un budget de 420 000EUR/an (dont 40 000 EUR de cotisations et taxes), ainsi que des subventions de partenaires tels que l'UE dans le cadre d'ECOFAC-6, ou de l'et AFD et USAID, emploie 60 employés et diplôme environ 60 étudiants par an, dont une 1ère promotion régionale de 18 étudiants de Master-Pro en gestion des aires protégées. L'influence de l'EFG est sectorielle mais également territoriale puisqu'elle est amodiataire d'une ZIC de près de 200 000 hectares (n°19, dans la zone-2 de l'action, dont la moitié serait dans un état correct à bon, le reste étant grandement envahi par les cultivateurs et éleveurs), qu'elle gère avec un manque cruel de moyens (seulement 5 postes de techniciens et un de cadre, aujourd'hui non pourvu)."}, {"bbox": [129, 479, 1102, 1064], "category": "List-item", "text": "* **Les Communes et leur association forestière, l'Association des Communes Forestières du Cameroun (ACFCAM) -** et son centre technique, le CTFC -, interfaces avec les chefferies traditionnelles, les Préfets et les Sous-Préfets. L'ACFCAM gère un budget annuel de 1 000 000 EUR consacrés aux actions forestières (dont 40 000 EUR de taxes nationales) pour 25 employés en moyenne. Les Maires et leurs équipes sont désormais considérés comme les premiers promoteurs du développement socio-économique local, via divers outils de planification (Plans communaux de développement et autres plans de gestion des sols, des territoires, de l'urbanisation, des services, etc.) et cadres de négociations. Les autorités communales sont probablement les institutions les plus ouvertes aux femmes - dont une au moins est maire dans la région Nord. L'extension des compétences des communes se poursuit depuis la loi de 2019 sur la décentralisation, notamment aux routes communales, aux écoles, aux points d'eau, aux couloirs à bétail, aux dispensaires, aux postes agricoles et aux forêts Communales. Les communes du septentrion membres de l'ACFCAM consacrent en moyenne plus de 10 000 EUR par an au reboisement et affectent 2 à 3 employés permanents aux actions de « développement durable », particulièrement à la restauration des paysages. Le CTFC (budget annoncé de 480 000 EUR par an dont 13 000 EUR de cotisations et taxes, 12 employés au siège) appuie 12 communes dans le Septentrion via le projet Reboisement-1400 de l'UE, en y gérant un budget total d'approximativement 200 000 EUR par an d'une part (dont 20 % de cofinancement par les communes elles-mêmes) et 12 « points focaux » financés chacun par sa commune, d'autre part. Les Conseils régionaux et leurs Présidents viennent quant à eux de se mettre en place depuis leur élection fin 2020, il est donc encore trop tôt pour évaluer leur influence sur les territoires et les acteurs, mais leurs prérogatives institutionnelles étant très importantes, leur influence devrait être rapidement déterminante. Chaque région travaille actuellement sur son Plan régional de développement⁵."}, {"bbox": [129, 1067, 1102, 1545], "category": "List-item", "text": "* **Les Lamibés (chefferies coutumières)** sont considérés comme les principaux gestionnaires du foncier rural (notamment via leur fiscalité informelle) dans le Septentrion camerounais. Le système de gouvernance est traditionnellement patriarcal, il n'y a pas de femmes cheffes coutumières. Bien que le droit républicain soit officiellement équitable entre hommes et femmes en matière d'accès à la terre, de droits de succession et de gestion des héritages mobiliers et immobiliers, les pratiques coutumières sont le plus souvent différentes, favorisant systématiquement le genre masculin. Restant en marge des contrats sociaux reconnus par les autorités formelles locales, nationales et internationales, la plupart des gouvernements coutumiers s'adaptent cependant aux évolutions du droit « positif », avec notamment l'émergence des autorités décentralisées (communes et conseils régionaux), en se faisant élire eux-mêmes ou en influençant directement les élus. Les problèmes de gouvernance territoriale rurale, lorsqu'ils ne peuvent pas être résolus par l'autorité coutumière, sont arbitrés en dernière instance par les Sous-Préfets, les Préfets ou les Gouverneurs (selon qu'ils se situent à l'échelle des arrondissements, des départements ou des régions), bien plus souvent qu'ils ne le sont par les autorités judiciaires. Il n'y a pas encore de femme Gouverneur, ou Préfet, et seulement deux femmes originaires du septentrion sont Sous-Préfètes (Garoua3 et Figuil). Les autres services déconcentrés (des forêts et de l'environnement, de l'économie et de l'aménagement du territoire, de l'agriculture et développement rural, de l'élevage, de l'environnement, des affaires sociales, des travaux publics, etc.), bien que théoriquement associés à la gouvernance territoriale, ont globalement une faible influence."}, {"bbox": [129, 1551, 1102, 1605], "category": "List-item", "text": "* **L'IRAD** anime plusieurs stations de recherche agronomique, zootechnique et forestière dans le Septentrion, avec notamment un focus sur la production de semences de pré base et de base pour"}, {"bbox": [129, 1636, 1064, 1680], "category": "Footnote", "text": "⁵ Un plan de reconstruction du Septentrion est par ailleurs en préparation par le gouvernement avec l’appui du PNUD, sur le modèle du plan élaboré en 2020 pour les régions du Nord-Ouest / Sud-Ouest (NOSO)."}, {"bbox": [545, 1704, 651, 1729], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 of 40"}]