[{"bbox": [83, 105, 1147, 158], "category": "Text", "text": "La contribution de l'UE pour cette action s'élèvera à 67 000 000 EUR : 46 5000 000 EUR pour l'appui à l'environnement et à l'agriculture durable,"}, {"bbox": [83, 158, 1147, 239], "category": "Text", "text": "5 500 000 EUR pour financer une assistance technique au domaine prioritaire « Alliance pour le développement durable » (requise dès le début du programme) et 15 000 000 EUR pour la fenêtre ElectriFi en RDC, destiné à des opérations de blending et de garantie."}, {"bbox": [72, 267, 310, 299], "category": "Section-header", "text": "## 2. JUSTIFICATION"}, {"bbox": [86, 328, 232, 357], "category": "Section-header", "text": "### 2.1. Contexte"}, {"bbox": [83, 372, 1147, 427], "category": "Text", "text": "La RDC joue un rôle-clé dans les équilibres écologiques mondiaux et peut compter sur ses ressources naturelles (y compris énergétiques) comme un atout de développement."}, {"bbox": [83, 427, 1147, 533], "category": "Text", "text": "Elle est l'un des dix pays abritant la plus haute biodiversité. Ses forêts représentent le deuxième massif forestier tropical de la planète. Les aires protégées – qui contribuent à la conservation d'une biodiversité exceptionnelle – couvrent actuellement 14 % du pays et les autorités congolaises veulent faire monter ce taux à 17 %. Cinq de ces aires protégées sont sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO."}, {"bbox": [83, 533, 1147, 586], "category": "Text", "text": "Le pays peut donc contribuer à préserver des biens publics mondiaux, en tirant partie de sa biodiversité de façon durable et en promouvant la capacité d'absorption de carbone de ses forêts."}, {"bbox": [83, 586, 1147, 692], "category": "Text", "text": "Cependant, la pression démographique, la pauvreté et la tentation de surexploiter les ressources du sol et du sous-sol se traduisent par des menaces grandissantes sur des habitats, pourtant essentiels au développement durable des populations (y compris les zones forestières et les aires protégées). La faiblesse des institutions et le manque de moyens financiers alloués par l'Etat à l'environnement compliquent la lutte contre ces menaces."}, {"bbox": [83, 717, 1147, 1009], "category": "Text", "text": "L'Union européenne, qui soutient l'environnement en RDC depuis plus de 30 ans, est devenue le premier bailleur dans ce domaine dans un vaste pays qui possède 9 parcs nationaux et 63 réserves et domaines de chasse dépendant, pour la plupart, de bailleurs internationaux pour fonctionner (en particulier l'UE, l'Allemagne et les Etats-Unis). A travers ce soutien, l'UE a développé une présence et une expérience dans des régions de RDC dont certaines (Haut Uélé, Tshopo, Sankuru) sont souvent délaissées par les programmes de développement du fait de leur isolement et faible densité de population. Certains parcs nationaux sont gérés à travers des partenariats public-privé (PPP) qui – pour beaucoup – ont démontré leur efficacité (cf. l'évaluation finale 10ᵉ FED et intermédiaire 11ᵉ FED du programme Environnement) : ce modèle de gestion doit donc être promu et étendu à d'autres d'aires protégées congolaises. Outre les cinq aires protégées visées par le présent projet, d'autres aires, comme le Parc marin des mangroves ou le complexe de Bili-Uéré, représentent par leur préservation une bel enjeu environnemental et climatique, que l'UE peut appuyer avec d'autres programmes (par exemple le Programme indicatif régional (PIR)."}, {"bbox": [83, 1009, 1147, 1328], "category": "Text", "text": "Si celles-ci ont un rôle essentiel à jouer dans la valorisation de l'exceptionnelle biodiversité du pays, elles doivent également permettre et favoriser un développement local au profit des populations riveraines, ainsi sensibilisées à la nécessité de conserver leur environnement naturel. C'est pourquoi l'Union européenne, parmi les nombreuses aires protégées du pays, soutient celles permettant une véritable approche territoriale intégrée, basée à la fois sur la conservation (y compris la lutte anti braconnage, le bio-monitoring, l'éducation environnementale...), le développement dans les zones périphériques (aide à la production agricole et au développement de filières, accès à l'énergie pour les populations et les entreprises, développement d'infrastructures locales, opportunités d'emploi à travers le tourisme...) et la protection/exploitation raisonnée du patrimoine forestier. Cette action permet à l'UE, à travers un appui centré sur les 5 aires protégées déjà bénéficiaires des financements du 11ᵉ FED (les investissements dans ce domaine se faisant sur le long terme), de soutenir des plans de développement locaux voire provinciaux, intégrant également des aspects de coopération transfrontalière (au moins pour les aires protégées situées à l'est du pays)."}, {"bbox": [83, 1328, 1147, 1460], "category": "Text", "text": "Le secteur de l'énergie en République démocratique du Congo est caractérisé par un taux d'accès à l'électricité parmi les plus bas du monde. La proportion de la population ayant accès à l'électricité était estimée à 19 % en 2019 au niveau national, bien en dessous de la moyenne en Afrique sub-saharienne évaluée à 46.7 %. Ce taux d'accès à l'électricité très disparate sur le territoire n'atteignait que 1 % en milieu rural (contre 41 % en milieu urbain) et est très inégalitaires selon les provinces (44 % à Kinshasa contre 0,5 % au Kasai Occidental)."}, {"bbox": [83, 1471, 1147, 1550], "category": "Text", "text": "Géant africain d'une superficie de 2 344 860 km², la RDC ne possède pas de réseau de distribution d'électricité intégré à l'échelle nationale. Ses 6 771 km de lignes à haute tension sont réparties en trois réseaux régionaux peu interconnectés entre eux."}, {"bbox": [83, 1550, 1147, 1658], "category": "Text", "text": "L'accès à l'énergie est également peu fiable. Pour une capacité installée de 2 595 MW, seuls 1 080 MW étaient en fonctionnement en 2017 et des problèmes d'entretien nuisent à l'efficacité du réseau de transport électrique du pays, qui affiche des pertes en ligne d'environ 60 %. Ainsi, les retards accumulés dans les investissements d'infrastructures électriques, la dégradation des centrales hydroélectriques, une dépendance excessive à l'égard de la production"}, {"bbox": [1050, 1663, 1157, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 32"}]