[{"bbox": [83, 112, 1170, 484], "category": "Text", "text": "La logique d'intervention sous-jacente à l'action vise à contribuer à l'élimination des VBG en RDC par la réalisation d'une série d'objectifs spécifiques. L'OS1 part du principe que la promotion au niveau national de la lutte contre les VBG peut avoir un impact tangible sur la réduction des VBG. L'implication du gouvernement assure non seulement l'institutionnalisation nécessaire pour atteindre la visibilité requise, mais également permet la durabilité de la lutte nationale. Pour cela, la CTZI offre un plan de travail complet qui, si des moyens sont rendus disponibles et la gestion est adéquate, peut provoquer des effets positifs sur tous les fronts. Or, en l'absence d'une connaissance de la problématique par la population et les divers parties prenantes, cette lutte ne peut être que partielle. C'est pourquoi les activités prévues visent d'abord à sensibiliser sur la lutte contre les VBG par la dénonciation à tous les niveaux et par l'organisation d'ateliers nationaux et provinciaux d'information, d'éducation et de communication. Dès lors que la prise de conscience s'opère, la perspective d'une lutte nationale efficace contre les VBG est nettement plus proche (OS1 - résultat 1). D'un autre côté, la contribution à cette démarche par des structures publiques congolaises (CNDH/MFGE) (OS1 - résultat 2) peut être renforcée par différentes mesures d'appui : la collecte et la gestion des données sur les VBG ; la conduite d'enquêtes et la dénonciation des cas graves de violences sexuelles ; la dissémination des dispositions légales protégeant les droits des femmes; etc."}, {"bbox": [83, 489, 1170, 964], "category": "Text", "text": "L'OS2 part du constat que la faiblesse du statut de la femme et de la jeune fille, tant sur le plan socio-économique que politique, la rend plus vulnérable aux VBG. En revanche, un renforcement de ses compétences socio-professionnelles (OS2 - résultat 1), et un meilleur accès à un emploi générant un revenu mensuel stable (OS2 - résultat 2) peuvent les rendre moins dépendantes des hommes, limiter leur recours aux métiers qui les exposent davantage aux VBG (travail dans les mines, prostitution), et leur donner la fierté et l'autonomie leur permettant de contribuer aux changement des mentalités et des pratiques au sein de leur foyer et communauté. Ce dernier effet (OS2 - résultat 3) sera renforcé à travers des activités d'accompagnement individuel ou de groupe (coaching) et d'éducation civique qui mettent l'accent sur la non-violence, la gestion des conflits, l'égalité du genre, le leadership féminin, la masculinité positive et la planification familiale. Par ailleurs, la participation des jeunes hommes aux formations, qui aura le potentiel de provoquer un changement de mentalités à leur niveau, augmentera la capacité de la femme à pouvoir s'affirmer au sein de la société et prendre des décisions autrefois réservées aux hommes. Les activités relatives à l'OS2 prévoient également le lancement d'initiatives entrepreneuriales mixtes qui contribuent à la reconsidération du rôle de la femme dans la société congolaise. Les activités économiques à forte valeur ajoutée y seront exploitées, y compris des initiatives de caractère créatif et/ou visant à une meilleure gestion environnementale. Par ailleurs, il est aussi prévu d'ouvrir les activités de formation et d'accompagnement professionnel aux jeunes non vulnérables. En effet, d'un point de vue économique, l'éclosion d'initiatives entrepreneuriales plus prometteuses et plus solides peut émaner à la fois des jeunes vulnérables et des jeunes non vulnérables. De plus, l'égalité des sexes n'est pas une thématique qui se limite à la situation des plus démunis."}, {"bbox": [83, 971, 1170, 1608], "category": "Text", "text": "L'OS3 est étroitement lié à l'OS2, les effets de l'un renforçant les effets de l'autre. Si l'OS2 crée des capacités pour une réduction des VBG au niveau individuel, l'OS3 cible la communauté dans son ensemble. Le renforcement de l'environnement protecteur de la femme a pour but de favoriser le respect des droits de la femme au niveau de la communauté, augmentant ainsi les possibilités d'émancipation de la jeune fille et de la femme ainsi que leur capacité de s'émanciper vis-à-vis des hommes. Par des campagnes de sensibilisation communautaires, des formations ciblées et des activités pédagogiques, un changement de comportement au niveau local sera possible, permettant à l'ensemble des membres de la communauté, y compris les autorités locales, les fonctionnaires publics et les leaders d'opinion, dont les hommes et les garçons, de s'approprier la lutte contre les VBG et de la mettre en œuvre (OS3 - résultat 1). Un appui à l'intégration de la lutte contre les VBG aux plans locaux de sécurité (y compris leur suivi par les comités locaux de sécurité) est prévu en complémentarité avec le programme de RSS. Par ailleurs, la réalisation d'une étude anthropologique permettra de cibler les activités de sensibilisation et de formations en fonction des facteurs historiques et socio-culturels qui sous-tendent les droits de la femme et les VBG dans la communauté en question. Par ailleurs, l'action fera recours à des activités culturelles (chansons, théâtre participatif) pour obtenir un changement de comportement organique au sein de la communauté. Sur le plan de la riposte, la mise en place d'un mécanisme de réponse rapide, opérationnel et efficace (OS3 - résultat 2), dont la gestion se fera en lien étroit avec les communautés, contribuera à l'environnement protecteur de la femme grâce (i) au référencement rapide des victimes des VBG aux centres intégrés (« One Stop Centres ») ; et (ii) aux conseils de protection et d'assistance psycho-sociale auxquels les femmes et hommes (victimes ou non) peuvent accéder par un simple appel téléphonique ou l'envoi d'un message texto/WhatsApp. L'appui à une meilleure prise en charge holistique est prévu sous l'OS3 (résultat 3). S'agissant du premier pilier de cette approche (prise en charge médicale des victimes), l'action s'appuiera sur des hôpitaux publics pour y intégrer ou renforcer des centres intégrés (« One Stop Centres ») ouverts aux victimes et proposant des soins médicaux spécialisés de prise en charge immédiate des victimes ayant subi des violences sexuelles. La prise en charge psycho-sociale (deuxième pilier) sera également mise en œuvre à travers les centres intégrés, et comprendra l'assistance sociale personnalisée ou collective."}, {"bbox": [83, 1610, 1170, 1662], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, l'organisation de visites à domicile et la facilitation d'un dialogue intra et extrafamilial par les équipes des centres intégrés favorisera le rapprochement et la réinsertion des victimes dans leurs communautés. Pour la mise en"}, {"bbox": [1040, 1663, 1159, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 13 of 27"}]