[{"bbox": [83, 105, 1147, 187], "category": "Text", "text": "domaine prioritaire le développement humain y compris la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes, qui est son objectif spécifique 2. Ce choix est conforme aux priorités politiques de l'Union et confirmé par les engagements politiques fermes pris en faveur de l'égalité des sexes par l'Union."}, {"bbox": [83, 189, 1147, 326], "category": "Text", "text": "Le troisième Plan d'action genre de l'UE pour 2021-2025 (GAP III)³ a été lancé en novembre 2020. Il cible six domaines et propose un programme de travail ambitieux, par exemple, dans le domaine de la protection contre les VBG, la promotion des droits de santé sexuelle et reproductive (SSR), des droits économiques et sociaux des filles et des femmes, le leadership féminin et d'autres. Une stratégie de mise en œuvre du GAP III adaptée au contexte de la RDC (appelée « CLIP ») est en cours d'élaboration au moment de la rédaction du présent document."}, {"bbox": [83, 329, 1147, 915], "category": "Text", "text": "De son côté, le Gouvernement de RDC affirme aussi son engagement en la matière. Il a ratifié un grand nombre d'instruments juridiques internationaux et régionaux dont les Conventions des Nations unies CEDEF (1979) et CEDAW (1979), les résolutions 1325 (2000), 1820 (2008), et 1888 (2009) du Conseil de sécurité de l'ONU. La RDC a adhéré à la Plateforme de Beijing (1995), au Protocole de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique (1981) et à la Déclaration de Kampala (2011). Au niveau national, l'engagement du Gouvernement se traduit par des avancées dans l'arsenal juridique relatif aux inégalités de genre, à commencer par la Constitution qui consacre la parité et l'élimination des violences sexuelles. La loi n° 06/018, adoptée en 2006, renforce la répression en matière de viol et de violences sexuelles. Le Code de la famille, quant à lui, a connu quelques modifications progressives. Sur le plan stratégique, la Politique nationale genre (PNG), adoptée en 2009, est complétée par la Stratégie nationale de lutte contre les VBG (SNVBG, 2009) qui fournit un cadre opérationnel de référence pour l'ensemble des intervenants. Elle s'organise autour de 5 composantes: i) l'application de la loi et la lutte contre l'impunité ; ii) la prévention et la protection contre les violences sexuelles ; iii) la réforme du système de sécurité et de justice ; iv) la prise en charge holistique des victimes; v) la gestion des données et des informations. Malgré son ancienneté, la SNVBG reste pertinente car elle est complétée par d'autres plans d'actions plus récents, tel que le Plan d'action national de la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité 2019-2022 (« PAN1325 II » de 2018). Comme son prédécesseur, le PAN1325 II vise à promouvoir un environnement sécurisé en garantissant une implication équitable des femmes à la consolidation de la paix en RDC. De son côté, le Plan d'application du communiqué conjoint RDC-ONU de janvier 2020 propose une série d'actions de coordination, plaidoyer et accompagnement pour prévenir et répondre aux violences sexuelles liées aux conflits. De façon générale, les politiques publiques de la RDC en matière de genre sont alignées à l'ODD 5 dont l'ambition est de mettre fin à toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et des filles et éliminer de la vie publique et privée toutes formes de violence faite aux femmes et aux filles."}, {"bbox": [86, 932, 384, 963], "category": "Section-header", "text": "## 2.2. Analyse des problèmes"}, {"bbox": [83, 976, 358, 1003], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes:"}, {"bbox": [83, 1008, 1147, 1196], "category": "Text", "text": "En République démocratique du Congo, les violences basées sur le genre (VBG)sont un fléau dont l'élimination doit être un objectif prioritaire. Elles sont massives sur l'ensemble du pays, tant dans les provinces fortement impactées par un conflit que dans les régions en post-conflit, mais également dans nombre d'autres communautés. Ainsi, les provinces à l'Est du pays, zone fortement impactée par les conflits, ainsi que la grande région du Kasaï figurent parmi les provinces qui enregistrent le plus grand nombre de **violences sexuelles**. Les violences basées sur le genre sont directement impactées par les déplacements forcés. D'autant plus que les personnes déplacées sont, elles-mêmes plus à même d'être victime de ce type de violences et ce, quelle que soit leur étape de déplacement."}, {"bbox": [83, 1200, 1147, 1361], "category": "Text", "text": "L'insécurité généralisée dans les différents villages est favorisée par le désœuvrement des jeunes, les violences pouvant résulter de la délinquance et de la manipulation. Dans le Kasaï, l'ampleur des violences sexuelles commises à l'encontre de la femme a été exacerbée par la rébellion de Kamuina Nsapu de 2016, qui a provoqué un changement profond dans la manière dont le corps de la femme, c'est-à-dire son intégrité physique, est appréhendé au sein de la société. Les conséquences provenant de ces abus sont accablantes. On y enregistre un profond traumatisme physique, psychologique et affectif chez les victimes ainsi que leurs familles et la communauté toute entière."}, {"bbox": [83, 1365, 1147, 1447], "category": "Text", "text": "Si l'ampleur des abus sexuels est consternante dans le pays⁴, les **violences domestiques** se sont aggravées depuis l'avènement de la crise sanitaire⁵. Les milieux professionnels et scolaires sont touchés par l'**exploitation physique et sexuelle**. Le taux de scolarisation et d'alphabétisme des filles et des femmes est faible, tandis que leur décrochage"}, {"bbox": [71, 1492, 1159, 1542], "category": "Footnote", "text": "³ Égalité entre les femmes et les hommes et émancipation des femmes: transformer la vie des jeunes filles et des femmes dans le contexte des relations extérieures de l'UE 2016-2020. SWD(2015)182 final du 21.9.2015"}, {"bbox": [71, 1541, 1159, 1615], "category": "Footnote", "text": "⁴ 967 en 2020 (679 femmes, 3 hommes, 285 enfants) victimes des violences sexuelles ont été renseignés en 2020 par le BCNUDH bien que ces chiffres restent en deçà de la réalité ; source : Rapport 2021 du BCNUDH sur la situation des droits de l'Homme en RDC."}, {"bbox": [71, 1614, 1159, 1664], "category": "Footnote", "text": "⁵ En 2019, 42,8 % des femmes de 15-49 ans ont déclaré avoir subi des violences domestiques. Ces cas ont augmenté depuis le début de la pandémie de COVID-19 de plus de 27 % au premier semestre 2020 ; source : Onufemmes RDC (2021)."}, {"bbox": [1051, 1663, 1159, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 27"}]