[{"bbox": [96, 152, 1135, 339], "category": "Text", "text": "modèles jusqu'à 80.000 emplois pour 100 000 000 000 FCFA de valeur ajoutée créée, dont au moins 15.000 emplois formels.² En outre, l'importance du numérique ne cesse de croître dans l'économie ivoirienne ; le nombre d'emplois formels de ce secteur, estimé à environ 13 000, soit 2,2 % de la main d'œuvre totale en 2012, a plus que doublé en 5 ans pour atteindre 26 300 en 2017 (82 % d'hommes et 18 % de femmes), soit 3,3 % de la main d'œuvre totale des entreprises formelles. Le numérique est, selon le Gouvernement, le secteur économique avec le potentiel de création de richesse le plus élevé dans les prochaines années. La contribution des technologies de l'information et de la communication (TIC) au PIB est anticipée par le Gouvernement à hauteur de 15 % du PIB en 2023."}, {"bbox": [96, 364, 1135, 551], "category": "Text", "text": "Si les statistiques gouvernementales montrent un accroissement de l'emploi salarié formel, plus de 9 travailleurs sur 10 exercent dans le secteur informel avec des emplois précaires et peu rémunérés.³ Cette prédominance est marquée aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Néanmoins, parmi les femmes occupées, très peu ont un emploi formel (3,2 %) contre 8,1 % pour les hommes. Les Petites et Moyennes Industries (PMI) et Entreprises (PME) connaissent une forte proportion de femmes, essentiellement dans des domaines tels que: l'immobilier, la papeterie, la fabrique de produits laitiers, la vente de produits alimentaires et cosmétiques, le textile, etc. Des secteurs aux chiffres d'affaires de plusieurs centaines de millions."}, {"bbox": [96, 576, 1135, 684], "category": "Text", "text": "L'analyse de la dynamique sectorielle de l'emploi montre que le secteur agricole reste le principal pourvoyeur d'emploi dans l'économie, mais on note une diminution de l'emploi primaire (53 % en 1991 et 25 % en 2017), compensée presque dans les mêmes proportions par une augmentation de l'emploi tertiaire (24 % en 1991 et 50 % en 2017), expliquant une mobilité de la main d'œuvre du secteur primaire vers le secteur tertiaire."}, {"bbox": [96, 707, 1135, 1002], "category": "Text", "text": "Dans le cadre du nouveau pacte sur la migration et l'asile⁴ de septembre 2020, la Commission souligne l'importance de mettre en place des voies d'accès sûres et légales vers l'Europe dans le cadre de partenariats sur la migration, ce qui rendra possible une coopération sur des programmes destinés à mettre en adéquation, grâce à la migration légale, les besoin de main-d'œuvre, les besoins de compétences et ceux du marché du travail dans tous les pays concernés, ainsi que les intérêts des opérateurs économiques pour le développement socio-économique locale et la création de partenariats gagnant-gagnant. L'action pourra contribuer à l'initiative « partenariats destinés à attirer les talents », une initiative clé qui contribuera à remédier aux pénuries de compétences dans l'Union européenne et à renforcer les partenariats mutuellement bénéfiques en matière de migration avec des pays tiers. Afin de faire coïncider les compétences des travailleurs originaires de pays tiers avec les besoins du marché du travail au sein de l'UE, les partenariats destinés à attirer les talents devraient devenir un élément essentiel des relations de l'UE avec les pays partenaires pour gérer ensemble les migrations."}, {"bbox": [96, 1027, 1135, 1135], "category": "Text", "text": "Au niveau continental, offrir des opportunités pour la mobilité et la migration de la main-d'œuvre est une priorité clé pour la Commission de l'Union africaine et ses États membres, comme en témoignent le Cadre de politique migratoire de l'UA révisé récemment adopté pour l'Afrique (MPFA) et son plan d'action (2018-30) ainsi que comme dans le programme conjoint de migration de main-d'œuvre (JLMP)."}, {"bbox": [96, 1159, 1135, 1346], "category": "Text", "text": "La Côte d'Ivoire est à la fois un pays de départ, de transit et de destination des migrants, particulièrement des migrants de la sous-région. Le rapport de profilage des migrants ivoiriens 2017-2020 de l'Organisation Internationales pour les Migrations (OIM) met en avant que pour 89 % des migrants de retour (sur environ 6500 migrants interrogés), le départ est motivé par la recherche d'un travail, de meilleures opportunités économiques en vue d'une amélioration de leur condition de vie. Le développement de voies légales pourrait donc contribuer à réduire la migration irrégulière, en offrant des opportunités de renforcement des compétences, de nouer des liens commerciaux et/ou de créer des entreprises qui intéressent les marchés Ivoirien et européen."}, {"bbox": [96, 1347, 1135, 1479], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, la mobilité des talents Ivoiriens en Europe, et notamment en Belgique, pourra aussi contribuer à combler les pénuries dans certains secteurs du marché du travail et donner un nouvel élan au potentiel d'innovation de l'UE. Les partenariats et la mobilité légale sont bénéfiques sur trois plans, car ils présentent des avantages pour toutes les parties concernées, à savoir les talents Ivoiriens à qui des opportunités d'accroître leurs compétences et leurs connaissances sont offertes, les pays partenaires et les États membres de l'UE eux-mêmes."}, {"bbox": [86, 1549, 855, 1574], "category": "Footnote", "text": "² UE-République de Côte d'Ivoire, 2018, *Pacte pour l'Emploi et la Croissance*, p.11-12"}, {"bbox": [86, 1572, 1053, 1599], "category": "Footnote", "text": "³ INS-Agence Emploi Jeunes-DGE, 2016, *Enquête Nationale sur la Situation de l'Emploi et le Secteur Informel*"}, {"bbox": [86, 1597, 765, 1644], "category": "Footnote", "text": "⁴ https://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar:85ff8b4f-ff13-11ea-b44f-01aa75ed71a1.0003.02/DOC_3&format=PDF"}, {"bbox": [1038, 1681, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 26"}]