[{"bbox": [83, 105, 1146, 292], "category": "Text", "text": "Bénin Révélé PAG 2021-2026) a fait de la gestion des écosystèmes marins et côtiers une priorité à travers le troisième pilier (améliorer les conditions de vie des populations). Le soutien à la Réserve de Biosphère s'insère aussi dans la vision du Bénin pour la gestion des changements climatiques, formulée dans le document de politique nationale de gestion des impacts du changement climatique, adopté en conseil des Ministres en février 2021. Il répond enfin aux orientations données dans la mise en œuvre de la Contribution Déterminée Nationale (NDC) du Bénin pour la lutte contre le changement climatique. Le gouvernement envisage d'ailleurs la mise en place d'une première Aire Marine Protégée dans la continuité de cette réserve de biosphère."}, {"bbox": [83, 306, 1146, 440], "category": "Text", "text": "Cette action vise à renforcer les mesures de gestion de la réserve de biosphère du Mono MAB UNESCO et le développement de l'aire marine protégée contiguë de Avlékété-Bouche du Roy, suivant une approche globale de développement territorial durable et résilient au changement climatique. À cette fin, elle promouvra des mesures de gestion efficientes et la valorisation des espaces à haute valeur écologique et contribuera au renforcement de l'écosystème portuaire durable en lien avec les objectifs spécifiques du PIP."}, {"bbox": [83, 453, 1146, 772], "category": "Text", "text": "L'intervention répond également aux ambitions des stratégies de l'Union européenne sur l'économie bleue, en soutenant la valorisation écotouristique de la biodiversité, du patrimoine environnemental béninois et les systèmes alimentaires durables. Elle appuie également la mise en œuvre du Plan d'Action sur l'égalité des sexes III 2021-2025 (GAP III) et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatique (CCNUCC), avec sa prise en compte des questions de genre dans les actions de changement climatique. Cette démarche vise à faire de la réserve de biosphère et de ses périphéries (et des services écosystémiques qu'ils fournissent) un moteur du développement économique et social. Alors que généralement l'agriculture et d'autres utilisations productives des terres sont en concurrence avec les objectifs environnementaux, climatiques et de biodiversité, la promotion de pratiques agro écologiques et le soutien aux systèmes alimentaires durables vient resserrer les liens entre objectifs de développement socio-économique, de sécurité alimentaire et de protection du littoral. En maintenant et valorisant la biodiversité, les systèmes alimentaires peuvent être soutenus sur le long terme, garantissant à la fois la durabilité et la résilience climatique."}, {"bbox": [83, 785, 1146, 1017], "category": "Text", "text": "Directement en phase avec les objectifs de soutien au développement de l'économie bleue et à la gestion des zones côtières, cette action vient compléter et consolider les interventions mises en œuvre dans le cadre de l'IEE « investir pour un port de Cotonou durable », à laquelle la Belgique, la France et les Pays-Bas sont associés, et qui prévoit des actions sur l'ensemble du littoral en adoptant une approche de développement intégré. Cette approche permettra d'offrir de nouvelles perspectives aux communautés lacustres et côtières et de favoriser un développement économique durable en lien avec les engagements climatiques. La Banque Européenne d'investissement (BEI) a également fait part de son intérêt pour participer à cette initiative Equipe Europe."}, {"bbox": [72, 1065, 309, 1095], "category": "Section-header", "text": "## 2. JUSTIFICATION"}, {"bbox": [87, 1126, 231, 1152], "category": "Section-header", "text": "### 2.1. Contexte"}, {"bbox": [83, 1169, 1146, 1353], "category": "Text", "text": "Le Programme d'Action du Gouvernement « Le Bénin Révélé PAG (2021-2026) » a fait de la question relative à la gestion des écosystèmes marins et côtiers, une priorité à travers le troisième pilier (améliorer les conditions de vie des populations). Dans cet objectif, le renforcement de la gestion de la partie béninoise de la réserve transfrontalière du Mono constitue un premier pas, en vue d'éviter la grave disparition progressive des habitats et écosystèmes de la bande côtière du Bénin. Par ailleurs, la mise en place d'une première Aire Marine Protégée contiguë, dont la définition est déjà bien avancée au niveau du ministère béninois de l'Environnement et du Cadre de Vie, doit permettre d'assurer un meilleur contrôle du littoral."}, {"bbox": [83, 1367, 1146, 1634], "category": "Text", "text": "Il est aujourd'hui devenu urgent de renforcer les actions de sauvegarde des écosystèmes littoraux et sites RAMSAR de la réserve du Delta du Mono. En effet, la dynamique de l'embouchure du fleuve Mono, dite de la Bouche du Roy, a déjà été fortement affectée par les grands chantiers portuaires et hydroélectriques. Les ouvrages portuaires de Lomé au Togo (1967) et de Cotonou au Bénin (1962) ont ainsi occasionné l'arrêt du transit littoral engendrant des problèmes d'érosion côtière. La mise en exploitation du barrage hydroélectrique de Nagbéto sur le fleuve Mono (1987) a créé un déficit d'apports fluviaux d'environ 100 000 m3 de sable retenu en amont, perturbant la stabilité du littoral béninois. De même, entre 1985 et 1991, la protection du littoral togolais à Kpémè et à Aného a engendré une rupture des apports sédimentaires en provenance du Togo entre Hilla-condji jusqu'à Agoué (au Bénin). Aussi, la conjonction du déficit d'apports sédimentaires en amont et des surcotes de tempêtes côté marin provoque chaque année une importante érosion pendant la période des crues, emportant habitations et infrastructures."}, {"bbox": [72, 1690, 179, 1714], "category": "Page-footer", "text": "Page 4 of 23"}]