[{"bbox": [83, 104, 1145, 158], "category": "Text", "text": "d'aménagement du littoral susceptibles d'attirer les investisseurs sur le secteur : pistes cyclables, parking, épis de protection du littoral, etc."}, {"bbox": [86, 185, 384, 217], "category": "Section-header", "text": "## 2.2. Analyse des problèmes"}, {"bbox": [83, 231, 363, 258], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes:"}, {"bbox": [83, 268, 1145, 483], "category": "Text", "text": "La poussée démographique, la dépendance des populations vis-à-vis des ressources naturelles, l'essor d'une agriculture de rente, le manque d'alternatives économiques pour les jeunes et le non contrôle des mesures de règlementation constituent des menaces importantes. Il faut ajouter à cela d'une part la forte concentration en phosphore des eaux marines du littoral, qui provient du lavage du phosphate dans la mer à Kpémé (préfecture des Lacs) au Togo, et d'autre part les taux relativement élevés de nitrates, de nitrites et de phosphates et la présence de résidus de pesticides dans les lagunes, qui sont déjà révélateurs de l'utilisation très répandue de ces produits chimiques pour le traitement des cultures céréalières. Ces pollutions ont un impact durable sur la qualité des sols, la production alimentaire (agriculture, pêche et élevage) et la santé humaine et animale dans l'espace côtier béninois."}, {"bbox": [83, 493, 1145, 733], "category": "Text", "text": "Dans un futur proche, la Réserve sera également impactée par le projet de barrage hydroélectrique d'Adjarala en amont du fleuve Mono et par le développement en cours de l'aménagement d'une vaste zone touristique à proximité de l'embouchure du Mono. Enfin, la zone sera nécessairement touchée par les futurs grands projets logistiques qui se mettront en place dans les années à venir pour aménager le corridor reliant le pôle économique nigérian de Lagos, à ceux d'Accra et d'Abidjan, au Ghana et en Côte d'ivoire. Ces derniers aménagements socio-économiques sont inscrits dans le programme du gouvernement béninois comme étant essentiels au développement du pays. Aussi, est-il important de consolider les mesures de gestion de la réserve de biosphère, afin d'anticiper les transformations à venir et appuyer le Bénin dans ses efforts de préservation de ce patrimoine naturel à long terme, tout en participant au développement économique de ce territoire."}, {"bbox": [83, 741, 1145, 1011], "category": "Text", "text": "À long terme, le littoral d'Afrique de l'Ouest est extrêmement vulnérable au changement climatique : inondations, sécheresses, érosion, perte de rendement agricole, salinisation, destruction des zones humides, acidification des océans et propagation d'espèces envahissantes. Toutes ces conséquences du changement climatique affaiblissent la mangrove et les écosystèmes côtiers, ce qui les rend encore plus vulnérables aux facteurs de stress présents et futurs. L'impact attendu du changement climatique au Bénin, en particulier l'augmentation prévue des températures et des précipitations, est susceptible d'aggraver les défis auxquels sont déjà confrontés les secteurs agricole et forestier, tandis que les zones côtières, qui abritent la moitié de la population du pays, connaîtront une forte augmentation du niveau de la mer. La capacité de production agricole dans le sud cultivé intensivement est menacée par l'extraction de nutriments, qui risque fort de s'aggraver en raison du changement climatique, avec des pluies torrentielles et des inondations plus fréquentes."}, {"bbox": [83, 1021, 1145, 1447], "category": "Text", "text": "Les modèles climatiques prévoient aujourd'hui une augmentation de la température maximale annuelle normale pour l'ensemble du pays, allant de faible (1-1,5 °C) à substantielle (2.5-3,0 °C). La température annuelle moyenne devrait augmenter de 1.0 à 3,0°C d'ici à 2060 et de 1.5 à 5,1°C d'ici 2090. Les conséquences négatives des périodes intenses et successives de sécheresses et d'inondations pourraient affecter la sécurité alimentaire en réduisant la production de denrées alimentaires de 6 % d'ici à 2025 si aucune mesure d'adaptation n'est prise. En ce qui concerne les ressources en eau, les conséquences du changement climatique (diminution des précipitations) pourraient entraîner une réduction de 40 % à 60 % de leur disponibilité, avec une incidence supplémentaire sur la production alimentaire du Bénin. L'élévation du niveau de la mer menacera les communautés vivant sur les côtes, où les densités de population sont les plus élevés du pays (entre 250 et 1000 habitants/km²). Cette montée des eaux est estimée entre 15 et 63 cm (scénario B1) à 20 à 81 cm (scénario A1B) d'ici la fin du siècle¹. Elle est susceptible d'exacerber l'érosion côtière, les inondations et les vagues de tempête. Une conséquence directe sera la salinisation des sols côtiers, qui, à son tour, entraînera la dégradation des zones humides et des terres agricoles et, in fine, la salinisation et la pollution des nappes phréatiques. De nombreuses espèces de flore établies sur le littoral et les digues seront affectées négativement par la salinisation croissante des sols, perturbant ainsi davantage les écosystèmes côtiers. La migration intérieure et l'urbanisation des côtes du pays sont également susceptibles d'accroître le nombre de personnes vulnérables aux effets du changement climatique côtier."}, {"bbox": [83, 1455, 1145, 1539], "category": "Text", "text": "Étant donné l'importance capitale de l'agriculture pour l'économie béninoise, le secteur agricole (y compris la pêche) doit rapidement adopter des mesures d'adaptation pour faire face aux conséquences du changement climatique. Or, les capacités d'adaptation sont limitées. Suivant le classement Notre Dame Global Adaptation Index (ND-GAIN), le"}, {"bbox": [71, 1592, 1158, 1689], "category": "Footnote", "text": "¹ Le rapport spécial sur les scénarios d'émissions (en anglais Special Report on Emissions Scenarios - SRES) est un rapport publié en 2000 par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur le réchauffement climatique. Selon le rapport, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) augmenteront de 25 à 90 % entre 2000 et 2030. On obtient six scénarios d'émissions (B1, AIT, B2, A1B, A2 et A1FI) sur les scénarios d'émissions."}, {"bbox": [71, 1690, 180, 1715], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 23"}]