[{"bbox": [83, 105, 1147, 318], "category": "Text", "text": "La création des AP n'a pas suffisamment tenu compte des besoins des populations environnantes. La non-implication de la population, particulièrement les femmes et les groupes en situation de plus grandes vulnérabilités, dans la mise en place et la gestion de ces aires est souvent à l'origine de conflits entre l'administration et les communautés. La méconnaissance de la valeur de la biodiversité et sa contribution à la croissance économique nationale et au bien-être des communautés a des conséquences non négligeables sur la protection des AP. La pauvreté des communautés, les inégalités en leur sein, et leur manque de moyens de subsistance découle sur une compétition accrue pour l'utilisation des ressources naturelles disponibles et l'augmentation de la pression anthropique sur les AP, en aggravant l'équilibre des écosystèmes et de leur biodiversité."}, {"bbox": [83, 324, 324, 349], "category": "Section-header", "text": "## Gouvernance du secteur"}, {"bbox": [83, 350, 1147, 591], "category": "Text", "text": "A l'état actuel la gestion des AP est centralisée au niveau de l'Office burundais pour la Protection de l'environnement (OBPE), qui n'a pas suffisamment de ressources humaines et surtout financières pour garantir un niveau de gouvernance adéquate. Malgré l'existence d'un cadre légal et juridique plutôt complet, plusieurs lacunes et défis subsistent : i) absence de décrets d'application de la loi sur la gestion des AP, afin de rendre opérationnels les quatre différents modèles de gouvernance prévus par la loi ; ii) nécessité de définir les possibles droits d'usage des ressources naturelles dans les AP ; iii) absence de mécanismes opérationnels pour la valorisation des services écosystémiques (ex. paiement des services écosystémiques) ; iv) nécessité de définir des procédures claires de création des AP ; et v) le manque de capacités et d'outils pour l'intégration du genre. Pour ce dernier, l'action contribuera à la mise en application de la stratégie genre élaborée par l'OBPE¹⁶."}, {"bbox": [83, 596, 244, 623], "category": "Section-header", "text": "## Egalité de genre"}, {"bbox": [83, 623, 1147, 885], "category": "Text", "text": "La discrimination de genre est une réalité qui se manifeste avec une iniquité d'accès aux services et aux droits : le droit foncier et le droit civil. Il existe une disparité d'accès aux ressources qui, couplée à des faibles revenus, ne permet pas aux femmes et aux filles d'être valorisées à leur juste titre (malgré leur importance dans la vie quotidienne, en particulier dans les différentes tâches de collecte du bois, agriculture de subsistance, etc.). La dépendance des femmes cheffes de ménage aux ressources naturelles (forêts, eaux, etc.) pour la survie de leur famille est plus élevée en raison des autres formes de discriminations structurelles (accès à la terre, au crédit, aux ressources productives, etc.) et peut avoir un impact important sur les écosystèmes. Les disparités de revenus et d'emplois en fonction du sexe sont des déterminants de la pauvreté qui expliquent la féminisation de la pauvreté qu'on observe dans le pays. La faible participation des femmes aux instances de gouvernance et de prise de décision est une autre problématique du secteur."}, {"bbox": [83, 893, 237, 918], "category": "Section-header", "text": "## Droits humains"}, {"bbox": [83, 919, 1147, 1027], "category": "Text", "text": "Les plus pauvres et les plus vulnérables, y inclus les déplacés et les retournés, sont les plus exposés aux risques consécutifs à la perte de la biodiversité, car souvent leurs moyens de subsistance dépendent directement des écosystèmes naturels. Les questions relatives à la reddition des comptes et la transparence sont également des problèmes liés à la gouvernance du secteur."}, {"bbox": [83, 1039, 1147, 1094], "category": "Text", "text": "Identification des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action:"}, {"bbox": [83, 1103, 1147, 1186], "category": "Text", "text": "Les cibles (ou bénéficiaires directs) sont les **communautés rurales**, situées au niveau des communes d'intervention. Une attention particulière sera donnée aux femmes et aux jeunes, aux minorités (Batwa), aux rapatriés et aux déplacés (si présents), ainsi qu'aux paysans, à la société civile et leurs organisations de base."}, {"bbox": [83, 1197, 743, 1224], "category": "Section-header", "text": "## L'Office Burundais pour la Protection de l'Environnement (OBPE)"}, {"bbox": [83, 1224, 1147, 1303], "category": "Text", "text": "L'OBPE est en charge de la protection et gestion des AP. Son personnel sur le terrain est insuffisant. Il n'est pas qualifié dans le domaine de la conservation et ne dispose pas d'outils modernes de planification et de gestion. Les activités de surveillance sur terrain sont également très limitées."}, {"bbox": [83, 1310, 1012, 1337], "category": "Section-header", "text": "## Direction générale de l'environnement, des ressources en eau et de l'assainissement (DGEREA)"}, {"bbox": [83, 1337, 1147, 1416], "category": "Text", "text": "La DGEREA a pour mandat de concevoir et faire le suivi de la mise en œuvre de la politique nationale en matière d'environnement, en veillant à la protection et à la conservation des ressources naturelles. Depuis la fusion du ministère en charge de l'environnement avec celui de l'agriculture, cette Direction générale a perdu en efficacité."}, {"bbox": [83, 1422, 913, 1449], "category": "Section-header", "text": "## Ministère de l'intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique"}, {"bbox": [83, 1449, 1147, 1580], "category": "Text", "text": "Un dialogue en matière de sécurité est envisagé avec le ministère de l'intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique, car le Parc national de la Kibira est parfois le théâtre d'affrontements armés entre des groupes « rebelles » et l'armée burundaise. Un dialogue avec la Protection civile (via la plateforme de prévention de risque de catastrophes), qui dépend de ce ministère, est également envisagé afin d'assurer une coordination, une harmonisation et une cohérence des approches avec des actions similaires."}, {"bbox": [72, 1613, 1158, 1664], "category": "Footnote", "text": "¹⁶ Ministère de l'environnement, de l'agriculture et de l'élevage – Office burundais pour la Protection de l'Environnement. Document de stratégie genre. Février 2020."}, {"bbox": [1050, 1663, 1158, 1687], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 29"}]