[{"bbox": [96, 152, 1134, 459], "category": "Text", "text": "L'évaluation pays a confirmé les priorités stratégiques proposées par la « Vision conjointe 2019-2022 » pour répondre à la fragilité structurelle du pays. Il s'agira notamment de (i) renforcer la résilience du pays et de la population pour prévenir l'affaiblissement, voire l'effondrement institutionnel et socioéconomique, et (ii) créer les bases pour un développement durable à moyen et long terme. Pour ce faire, il a été décidé de mettre en place une approche multisectorielle qui touche les dimensions économique, sociale, gouvernance, État de droit, paix et sécurité, à la fois. Dans cette approche il n'y a pas un secteur d'intervention qui prévaut sur les autres quant à la contribution au renforcement de la résilience du pays, de ses institutions et de sa population. Pour cette raison, deux « Initiatives équipe Europe » (IEE) complémentaires ont été développées : (i) une première consacrée au développement rural pour la nutrition avec une attention particulière à la croissance et aux emplois durables, aux aspects environnementaux et au capital humain et (ii) une seconde qui portera sur la bonne gouvernance, l'État de droit et les processus démocratiques."}, {"bbox": [96, 469, 1134, 521], "category": "Text", "text": "Cette action contribuera ainsi à la mise en œuvre de l'IEE #1² dans sa composante « accès aux services de base de santé »."}, {"bbox": [96, 550, 1134, 658], "category": "Text", "text": "Cette action sera également renforcée par un financement parallèle de la Belgique, permettant d'augmenter l'impact en particulier dans l'amélioration de la qualité de soins. Elle recherchera l'articulation la plus étroite avec le Programme régional santé dans toutes ses dimensions de prévention de l'émergence de pathogènes, appui aux instituts de santé publique, accès aux produits de santé et santé et droits sexuels et reproductifs."}, {"bbox": [85, 712, 374, 744], "category": "Section-header", "text": "# 2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [85, 777, 245, 805], "category": "Section-header", "text": "## 2.1 Contexte"}, {"bbox": [96, 823, 1134, 957], "category": "Text", "text": "Le Burundi reste un pays particulièrement fragile, tant sur le plan institutionnel que socio-économique et environnemental. Ceci est confirmé par le Global Conflict Risk Index (GCRI) et l'analyse « Fragility and Conflict Situations (FCS) » de la Banque mondiale, qui estime également qu'entre 2020 et 2021 le profil de la fragilité du Burundi a changé. Ainsi, le Burundi est passé de la catégorie des pays avec une situation de conflit d'intensité moyenne à un pays caractérisé par une extrême fragilité institutionnelle et sociale."}, {"bbox": [96, 960, 1134, 1120], "category": "Text", "text": "Sur le plan institutionnel, les faiblesses de l'État de droit et l'étroitesse de l'espace politique sont confirmées par l'Ibrahim index qui indique qu'en 2019 le Burundi se trouve à la 44e place (sur 54 pays africains), avec une notation de 36,9 alors que la moyenne pour l'Afrique est 48,6. Les données montrent également que la gouvernance s'est dégradée pendant les dix dernières années (2010-2019). Sur l'indice de corruption de Transparency, le Burundi est classé 165e, ce qui le positionne parmi les États où la perception de la corruption est la plus élevée dans le monde³."}, {"bbox": [96, 1127, 1134, 1420], "category": "Text", "text": "Sur le plan socio-économique, avec une place de 185e (sur 189) au classement mondial de l'Indice de développement humain et un produit intérieur brut (PIB) par habitant de 274 USD en 2020, le Burundi est un des pays les plus pauvres au monde, et près de 85 % de sa population vit en-dessous du seuil de pauvreté. Il est un des pays les plus densément peuplés avec 470 habitants par km² et une croissance démographique de 3,5 % par an. La structure démographique du pays, caractérisée par 65 % de la population de moins de 25 ans et 33 % entre 10 et 24 ans, représente un des principaux défis pour son développement. Par ailleurs, les faibles qualité et accès aux services de base, la persistance des inégalités, le faible niveau de compétences et le taux élevé de chômage, le manque de ressources et d'opportunités et la pauvreté généralisée compromettent l'avenir des jeunes et, plus en général, le développement socio-économique du pays. La vulnérabilité des populations, jusqu'ici envisageant de façon générique femmes et enfants comme populations clé s'est précisée dans le domaine sanitaire, mettant en particulier l'emphase sur les personnes handicapées et les personnes âgées."}, {"bbox": [96, 1426, 1134, 1479], "category": "Text", "text": "Au Burundi, la discrimination de genre est une réalité, qui se manifeste avec une iniquité d'accès aux services et aux droits : droit foncier et droit civil, droits en matière de divorce et d'héritage. Malgré leur importance"}, {"bbox": [85, 1549, 1144, 1621], "category": "Footnote", "text": "² L'IEE#1, « Build back better pour un Burundi résilient », couvre tous les secteurs des domaines prioritaires 1 et 2 du PIM (agriculture, énergie, santé, ressources naturelles, eau, éducation et formation professionnelle) et partiellement un secteur du domaine 3 (climat des affaires)."}, {"bbox": [85, 1621, 600, 1647], "category": "Footnote", "text": "³ https://www.transparency.org/en/cpi/2020/index/bdi."}, {"bbox": [1038, 1681, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 28"}]