[{"bbox": [96, 151, 1135, 366], "category": "Text", "text": "limité aux devises, redevabilité, dette des centres de santé liés aux considérables arriérés de l'État et des mécanismes de financement des promesses de gratuité -Carte d'assurance maladie (CAM), Mutuelle de fonction publique (MFP), mutuelles communautaires, système de financement basé sur la performance couplée à la gratuité de soins (FBP-G)(PBF-G) dans une moindre mesure, etc.-, faibles capacités de planification). Les fréquentes ruptures de stock ont un impact sur la prise en charge des patients aux sein des différentes formations sanitaires. Les manque de capacités et la faible disponibilité de ressources pour la maintenance des équipements sont également des défis important pour la qualité de soins. Comme décrit dans le contexte (2.1), ces faiblesses ont une conséquence directe sur l'état de santé de la population et son accès aux différents services."}, {"bbox": [96, 390, 867, 417], "category": "Section-header", "text": "## Financement de la santé fragmenté et inefficient, dépendant des ressources externes"}, {"bbox": [96, 429, 1135, 695], "category": "Text", "text": "Le financement de la santé est le tendon d'Achille du système en l'absence d'une robuste politique de financement. Une dépense totale de santé de 23 USD par habitant est en deçà du minimum de 86 USD (Chattham House, 2012). Si la part à la charge directe des patients est limitée (22 %) elle est à rapprocher du niveau de pauvreté qui contraint l'accès aux soins. Elle souligne l'importance d'un financement en tiers-payant et le besoin d'une gestion renforcée des établissements de santé (d'où l'importance des Comités de gestion (COGES)). La faiblesse structurelle du financement est également caractérisée par la faiblesse de la part publique (21 %) et une dépendance marquée à l'aide externe (42 %), sans tendance marquée au changement sur les dernières années. Un tel niveau interpelle la complexité du paquet financé, dont la composition précise est peu claire, au niveau de couverture souhaité par les bailleurs (y compris l'ambition Européenne de résilience des populations) et appelle une reprise rapide du dialogue sur le financement de la santé (données « Institute for Health Metric and Evaluation » (IHME), 2017)."}, {"bbox": [96, 711, 1135, 952], "category": "Text", "text": "De multiples agents de financements porteurs d'intérêts spécifiques fragmentent la couverture du risque sanitaire et contribuent à l'inefficience et la vulnérabilité du système, à la discontinuité et à la distorsion. Le FBP-G est le principal instrument de financement des formations sanitaires du pays. La Carte d'assurance maladie (CAM) qui a le but de garantir l'accès aux soins aux plus vulnérables, souffre d'une gestion très faible¹³ et de la compétition des autres régimes assurantielles qui sont très fragmentés. Des chevauchements existent entre les différents mécanismes de financement existants: FBP- G, CAM pour la prise en charge des indigents, Mutuelle de fonction publique (MFP), mutuelles communautaires et mécanismes de protection maladie du secteur privé formel. En raison des faiblesses du système assurantiel, les ménages¹⁴ doivent souvent faire face à des dépenses importantes et imprévisibles."}, {"bbox": [96, 976, 515, 1003], "category": "Section-header", "text": "## Stratégie de financement de la santé obsolète"}, {"bbox": [96, 1014, 1135, 1175], "category": "Text", "text": "Une stratégie de financement de la santé avait été élaborée en 2014 mais elle n'a pas été validée suite à la crise socio-politique de 2015. Plusieurs efforts sont en cours pour la préparation d'une nouvelle stratégie qui devrait permettre un financement durable, et réduire la dépendance du système de santé public de l'aide extérieure (étude pilote sur la classification socio-économique de la population, expert du réseau « Social Health Protection Network » (P4H) en appui à l'élaboration de la stratégie de financement de la santé en phase de recrutement sur financement de la BM)."}, {"bbox": [96, 1202, 1135, 1256], "category": "Text", "text": "Identification des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action:"}, {"bbox": [96, 1267, 1135, 1401], "category": "List-item", "text": "- La population burundaise (y inclus les retournés et les déplacés internes) de tout le territoire national qui bénéficie de soins dans les centres de santé publiques et agréés est bénéficiaire directe de l'action. À travers les instances de participation communautaire, elle sera aussi appelée à participer dans la gestion des centres de santé. Une attention particulière sera donnée aux femmes et aux jeunes ruraux, aux minorités (e.g. Batwa) et d'autres catégories qui souffrent des barrières d'accès aux soins."}, {"bbox": [96, 1401, 1135, 1455], "category": "List-item", "text": "- Les prestataires des services de santé au niveau des Hôpitaux de districts, centres de santé et de santé communautaire, dont les capacités seront renforcées notamment en termes de qualité de l'offre de services et"}, {"bbox": [86, 1519, 1144, 1603], "category": "Footnote", "text": "13 La CAM permet une exonération de 80 % des coûts des soins au centre de santé et à l'hôpital (pourvu que le patient ait la carte et ait suivi le circuit de référencement recommandé), accuse des retards de remboursement aux formations sanitaires, avec des conséquences négatives sur leur liquidité financière. Le système CAM actuellement permet d'adhérer juste quand on tombe malade et a un coût trop bas pour la couverture de toute une famille pour une année (autour de 1,5 USD) qui rend le système insoutenable financièrement."}, {"bbox": [86, 1601, 1144, 1647], "category": "Footnote", "text": "14 Même si les données des « Comptes de la santé » ne sont pas encore disponibles, des estimations provisionnelles atteignent le pourcentage d'environ 27 % pour les dépenses courantes en santé des ménages."}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 28"}]