[{"bbox": [96, 178, 1134, 366], "category": "Text", "text": "La mise en service de deux nouvelles usines métallurgiques et l'augmentation de la capacité de production de l'usine de Doniambo apportent des perspectives d'émissions de gaz à effet de serre dépassant les 8 millions de tonnes d'équivalent de CO₂ dans quelques années. Selon les données 2020 de la Banque mondiale, la Nouvelle-Calédonie est le deuxième territoire émetteur de CO₂mondial avec 31,96 tonnes par habitant. Cette situation interpelle en termes de responsabilité environnementale mais aussi en termes de risque économique, car l'importance des enjeux liés au réchauffement ne laisse guère de doute quant au fait que le « droit » d'émettre du CO₂ dans l'atmosphère ne pourra rester gratuit à terme à l'échelle de la planète."}, {"bbox": [96, 391, 1134, 605], "category": "Text", "text": "Les actions à envisager en matière d'énergie et de prévention des émissions de gaz à effet de serre relèveront probablement de logiques très différentes en ce qui concerne d'une part le secteur mine-métallurgie et, d'autre part, l'ensemble des autres secteurs. Sur ces derniers secteurs, le niveau de prise en compte des enjeux énergétiques et climatiques dans les politiques publiques est encore faible. A titre d'exemple, il est souvent mentionné l'absence de règlementation énergétique des bâtiments et les lacunes en termes de politique de maîtrise de l'énergie. La volonté d'améliorer le taux de la production électrique d'origine renouvelable s'est traduite, depuis 2016, par la promotion de la filière photovoltaïque par a conduit le le gouvernement (développement des moyens de production via la programmation pluriannuelle des investissements et installations photovoltaïques sur toitures)."}, {"bbox": [96, 629, 1134, 922], "category": "Text", "text": "Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a réaffirmé son ambition de poursuivre sa transition énergétique en réactualisant son STENC, voté initialement en juin 2016. Ce document avait été présenté en tant que contribution de ce territoire dans le cadre des accords internationaux conclus lors de la 21ème conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) qui s'est tenue à Paris, en décembre 2015. Le gouvernement est de plus en plus impliqué dans le verdissement de son industrie minière, poumon de l'économie. La Nouvelle-Calédonie prévoit, entre autres, le recours à 50% d'énergies renouvelables dans la métallurgie à horizon 2030. Un objectif ambitieux alors que les trois usines du territoire fonctionnent actuellement avec des centrales au fuel ou au charbon, pour un seul barrage hydraulique. Un accord-cadre signé en 2022 par le gouvernement, la province du Sud, Enercal et deux des principaux industriels miniers (Prony Resources NC et la Société le Nickel) et qui vise à réduire les énergies fossiles et leurs prix fluctuants sur le marché vient confirmer la trajectoire prise en matière de transition énergétique."}, {"bbox": [96, 947, 1134, 1028], "category": "Text", "text": "Les dispositions du nouvel instrument de programmation de l'UE ont mis l'accent sur la nécessité, dans les pays insulaires, d'accorder la priorité à un secteur de concentration unique. Dans le cas de la Nouvelle-Calédonie, ce choix s'est porté naturellement sur le secteur de la transition énergétique."}, {"bbox": [96, 1051, 1134, 1134], "category": "Text", "text": "La totalité de la dotation budgétaire de la Nouvelle-Calédonie par l'UE, soit 30,9 millions d'euros, a été allouée au développement du secteur de concentration qu'est la transition énergétique. Un contrats de performance de réformes sectorielles (CPRS) est prévu comme modalité."}, {"bbox": [85, 1160, 360, 1187], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 1188, 1134, 1557], "category": "Text", "text": "Depuis l'année 2020, la Nouvelle-Calédonie est frappée par une série de crises³ dont la plus emblématique a été la crise sanitaire de la Covid-19 et le confinement interne et externe d'une année qui a entraîné des déséquilibres sans précédent de l'économie calédonienne et cela a creusé davantage les inégalités existantes, notamment celles basées sur le genre et d'autres facteurs de vulnérabilité. Durant le confinement interne toutes les activités « non essentielles » ont été arrêtées, les vols suspendus et les déplacements limités et contrôlés par une attestation de déplacement dérogatoire. L'accroissement du niveau des dépenses publiques et l'aggravation du déficit des comptes sociaux ont engendré des tensions budgétaires qui ont eu pour principal effet de réduire les marges de manœuvres du gouvernement. L'impact de la crise sanitaire pour l'année 2020 est estimé à 5,5 à 6,5% du PIB. Toutefois, les mesures rigoureuses adoptées (« stratégie de Covid free ») ont permis de contenir, à compter d'octobre 2021, la propagation de la pandémie. Pour faire face à cette crise, la NC a initié plusieurs actions. Elle a d'abord mis en place un plan de sauvegarde d'un montant de 209,5 millions d'euros. Elle a contracté deux emprunts garantis par l'État auprès de l'AFD pour un montant global de 416 millions d'euros entre 2020 et 2022. Ces emprunts ont contribué à détériorer la situation financière de la CNC qui a vu son niveau d'endettement passer de 90% du PIB en 2018 à 169% du PIB en 2021."}, {"bbox": [85, 1596, 1143, 1647], "category": "Footnote", "text": "³ Les autres crises sont celles du 2ème référendum d'autodétermination d'octobre 2020, les tensions sociales liées au choix du repreneur de VALE NC et de l'incapacité de voter le budget de 2021."}, {"bbox": [1037, 1681, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 33"}]