[{"bbox": [96, 151, 1135, 631], "category": "Text", "text": "L'économie de la Nouvelle-Calédonie, entre 2018 et 2020, a enregistré une baisse du taux de croissance principalement en raison du choc exogène qu'est la volatilité du cours des matières premières. Le taux de croissance de l'économie calédonienne est passé d'une croissance nulle estimée à -0,1% en 2018 à une régression de l'ordre de 1,1% et 2,6% du PIB en 2019 et 2020. Cette baisse tendancielle du taux de la croissance du PIB en termes réel est en rupture avec la longue période de croissance soutenue (PIB : +3,7 %) sur la période 2000-2011 et la tendance baissière observée depuis 2012 (+1,3 % 2012-2017). En outre, l'économie de la Nouvelle-Calédonie est vulnérable à sa production métallurgique de nickel qui représente plus de 90% de ses exportations et dont les revenus dépendent des cours internationaux qui fluctuent d'une année à une autre. Elle est également dépendante des cours des produits énergétiques comme le pétrole au regard du niveau très important des importations de carburant et d'énergies fossiles (soit 96% de la consommation totale). Par ailleurs, les changements climatiques ont eu des effets assez importants sur les secteurs productifs comme l'agriculture au sens large. La hausse attendue du cours du pétrole pour la période 2022 affectera très certainement l'économie calédonienne, en termes d'importations (coût des matières premières et marchandises plus élevées) et d'exportation (augmentation du coût du nickel). Cette augmentation du coût du carburant aura très certainement un impact direct sur le pouvoir d'achat des ménages. C'est pour cela que la transition énergétique, qui touche l'ensemble des secteurs économiques (BTP, le transport, industrie métallurgique), est une nécessité impérieuse. Elle a pour objet de définir la stratégie cohérente et consolidée à mettre en œuvre pour répondre aux défis énergétiques et amorcer une transition vers une croissance moins énergivore."}, {"bbox": [96, 655, 1135, 1055], "category": "Text", "text": "L'absence de diversification de l'économie orientée vers une monoproduction qu'est le nickel pour élargir la base de la croissance économique et accroître la compétitivité reste toujours d'actualité en Nouvelle-Calédonie. Selon le rapport de l'IEOM en 2020⁴, l'affaiblissement de la croissance constatée depuis 2012 est imputable « à la baisse du cours du nickel et à l'essoufflement d'un modèle économique qui s'est effectué sans gains de productivité ». Le secteur extractif s'est développé de manière relativement autonome par rapport au reste de l'économie, en absorbant l'essentiel des compétences techniques. Ainsi, peu d'activités exportatrices ont pu se développer, du fait notamment de coûts élevés de production. C'est le cas du secteur de l'agriculture qui s'établit à 2% du PIB et qui pourtant regorge de vastes potentialités existantes sur ce vaste territoire bénéficiant de conditions climatiques encourageantes. L'économie calédonienne ne tire pas pleinement profit des opportunités du secteur productif comme la mer, l'économie marine, la sylviculture et le niveau de compétitivité n'a pas évolué au fil des ans (formation de la main d'œuvre et recherche technologique). La nécessité de procéder à une diversification de l'économie orientée vers une monoproduction qu'est le nickel pour élargir la base de la croissance économique et accroître la compétitivité reste toujours d'actualité en Nouvelle-Calédonie. Cette diversification devrait s'accompagner de la recherche d'un saut qualitatif en termes d'investissements et de ressources pour asseoir ses ambitions."}, {"bbox": [96, 1079, 1135, 1453], "category": "Text", "text": "La Nouvelle-Calédonie n'a pas encore à sa disposition des outils lui permettant d'assurer une stratégie de gestion des finances publiques axée sur les résultats. En effet, la mise en œuvre d'une telle stratégie demande à recourir à des outils de gestion innovants que sont les documents de Programmation Budgétaire Economique et Pluriannuelle (DPBEP) et de programmation pluriannuelle des dépenses publiques sectorielles (DPPDP-PAP) qui ne sont pas préparés par les services techniques de la Nouvelle-Calédonie. Ceci ne facilite pas l'observation d'une gestion pluriannuelle des investissements publics et une sécurisation de ces derniers. En outre, les politiques sectorielles élaborées ne sont pas assorties de tous les outils comme des indicateurs et des cadres d'évaluation et de suivi des performances. A ce jour, il a été relevé que des initiatives ont été prises par l'UE et l'AFD pour appuyer les efforts du gouvernement en direction de l'implantation d'une programmation pluriannuelle de ses investissements publics. Ces initiatives sont encourageantes car elles sont effectivement déterminantes pour la mise en place d'un SPRC qui a besoin de s'adosser sur une planification stratégique axée sur les résultats. Une attention soutenue devra être accordée à la préparation, ne serait-ce qu'à titre pilote, du Documents de programmation pluriannuelle des dépenses publiques (DPPDP-PAP) de la version révisée du STENC. Cela pourrait être aussi l'occasion de tester des outils de programmation budgétaire sensible au genre."}, {"bbox": [96, 1477, 1135, 1586], "category": "Text", "text": "L'absence de vision sur le futur du statut institutionnel de la Nouvelle-Calédonie plonge la plupart des opérateurs économiques et politiques dans une attitude d'attentisme préjudiciable à la reprise économique. En effet, les résultats du troisième référendum ont ouvert une période de transition de dix-huit mois à l'issue de laquelle il devra être proposé un nouveau statut juridique de la NC. Toutefois, de grosses incertitudes planent sur"}, {"bbox": [85, 1620, 807, 1647], "category": "Footnote", "text": "⁴ https://www.ieom.fr/IMG/rapport_annuel_ieom_nouvelle-caledonie_2020/#page=1"}, {"bbox": [1038, 1680, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 33"}]