[{"bbox": [96, 152, 1134, 260], "category": "Text", "text": "non scolarisés (OoSCI), moins de 40 % des enfants accèdent au niveau CM2, avec des abandons qui touchent entre 11 et 20 % des effectifs à chacun des niveaux du primaire. La transition entre le CM2 et la sixième est faible (49,7 %) et 35,6 % des élèves de CM2 arrêtent les études à ce niveau. Un tiers seulement d'une génération accède à l'enseignement moyen et un jeune sur huit accède au lycée. La demande dans certaines localités reste faible."}, {"bbox": [96, 270, 1134, 404], "category": "Text", "text": "Tout le paradoxe des interventions mises en œuvre au Sahel réside dans le fait que **les programmes de prise en charge des enfants hors école, normalement conçus pour une population résiduelle, auraient en réalité à prendre en compte une masse d'enfants pratiquement aussi importante que celle engagée dans le système éducatif formel**. Une réflexion sur la fourniture équitable d'opportunités d'apprentissage qui n'intègrerait pas cette dimension essentielle aboutirait à des non-sens en termes quantitatifs comme en termes financiers."}, {"bbox": [96, 415, 1134, 603], "category": "Text", "text": "Ainsi 70 % des garçons de onze ans sont encore scolarisés contre 51 % des filles du même âge. L'insuffisance de l'offre éducative concerne également la difficulté à instaurer une carte scolaire de proximité assurant, à une distance raisonnable, une école complète, de qualité acceptable par les familles. Ce problème est ancien, il est particulièrement problématique en zone rurale et dans les milieux les plus pauvres où l'on recourt aux écoles incomplètes, (difficultés de recrutements et de paiement des maîtres communautaires, écoles qui fonctionnent sur des bases communautaires avec des niveaux très variables selon l'engagement des associations de parents) parfois éloignées des villages."}, {"bbox": [96, 613, 1134, 771], "category": "Text", "text": "Certains enfants parmi les plus jeunes (9-11 ans) sont réinsérés dans l'école formelle dans le cadre d'une « passerelle » sur délibération d'une commission tripartite, mais on ne connaît rien de leur devenir scolaire. Des enfants sont formés à des petits métiers après un « rattrapage académique » sans qu'il soit possible de savoir s'ils en vivent durablement. En outre, la prise en compte du « stock » des enfants non scolarisés et déscolarisés ne paraît pas quantitativement aujourd'hui à la hauteur des enjeux et de la lente amélioration attendue du flux de scolarisation."}, {"bbox": [96, 785, 1134, 1208], "category": "Text", "text": "Certaines populations enfin, restent durablement en marge des opportunités d'éducation formelle comme non formelle, notamment les **populations nomades**. Seulement 2 % des enfants nomades auraient accès à l'éducation. La recherche et l'analyse documentaire, notamment les conclusions du Programme d'appui structurant de développement pastoral (PASTOR) finnacé dans le cadre du 11 fonds européen de développement (FED)⁶, montrent que l'éducation des jeunes nomades reste une préoccupation. En effet, le milieu nomade a la particularité de suivre un mode vie qui s'accommode très peu de l'institution scolaire et ses contraintes liées à la sédentarité. Les enfants qui vivent en milieu nomade sont donc naturellement victimes de discrimination en matière d'accès à l'éducation formelle. Le modèle **d'école nomade** avec un enseignant qui se déplace avec les éleveurs est devenu inopérant à cause de la détérioration du climat qui pousse à l'éclatement des familles en transhumance. Concernant les jeunes nomades aujourd'hui, il faut retenir deux situations susceptibles de leur apporter une offre réelle d'éducation : le placement des enfants auprès des parents en dehors des domiciles familiaux et la création d'écoles « sédentaires » dans leurs milieux. Les différentes expérimentations de « l'école nomade » sont en réalité majoritairement des écoles classiques créées dans les « ferricks » au profit des enfants des agro-pasteurs. Le MENPC en concertation avec le Ministère de l'Elevage, avec le soutien du programme PASTOR, a prévu d'élaborer dans les prochains mois la Stratégie nationale de développement de la scolarisation des enfants des éleveurs nomades."}, {"bbox": [96, 1222, 1134, 1383], "category": "Text", "text": "**L'éducation de base non formelle et l'alphabétisation** sont consacrées par la loi d'orientation du système Éducatif tchadien comme étant du secteur de l'enseignement non formel à travers ses articles 64 et 65 qui stipulent que « *l'éducation non formelle regroupe toutes les activités d'éducation et de formation conduites en dehors des structures scolaires de l'enseignement public et/ou de l'enseignement privé* ». Selon le rapport de l'enquête sur la situation de l'alphabétisation au Tchad, « *environ 92 % des pauvres sont dans des familles dont le chef est sans instruction ou n'a pas dépassé le primaire* »."}, {"bbox": [96, 1393, 1134, 1475], "category": "Text", "text": "Le taux général d'alphabétisme de cette population est de 78 % (dont 86% pour les femmes), sans compter l'alphabétisme de retour pour les personnes qui n'ont jamais achevé le cycle primaire : le Tchad connaît tout simplement le taux d'alphabétisme le plus élevé du monde avec le Niger."}, {"bbox": [96, 1485, 1134, 1540], "category": "Text", "text": "La question du recensement des centres s'avère cruciale. Une étude de faisabilité réalisée dans le cadre de la formulation de la présente action, a permis de confirmer les fortes distorsions des chiffres."}, {"bbox": [85, 1621, 446, 1644], "category": "Footnote", "text": "⁶ Référence CRIS : TD/FED/2014/037-549"}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 of 35"}]