[{"bbox": [96, 153, 1135, 310], "category": "Text", "text": "Afin d'avoir un meilleur contrôle sur la région sud-est du pays, le gouvernement souhaite y installer une unité spécialisée de gendarmerie, un Groupe d'Action Rapide - Surveillance et Intervention (GARSI). Une 1ère unité de ce genre a été formée grâce à un appui FFU à la frontière est du pays et a démontré son efficacité pour assurer un meilleur contrôle de cette zone frontalière avec le Mali. Elle ne peut cependant pas couvrir la zone sud-est, nécessitant donc la création d'un deuxième GARSI qui y serait implanté. Les infrastructures (caserne) sont déjà en construction."}, {"bbox": [96, 337, 1135, 602], "category": "Text", "text": "La première composante de l'action concerne donc la création d'un deuxième GARSI dans le Sud-Est. Ce deuxième GARSI est une demande officielle (répétée) de la Gendarmerie Nationale. Le premier GARSI à Kidira entre Tambacounda et Kayes, sur l'axe commercial principal qui lie le Sénégal (et le port de Dakar) au Mali, est un outil de contrôle territorial apprécié par nos partenaires sénégalais. L'évaluation a également démontré la pertinence et l'efficacité de l'outil. L'emplacement d'une deuxième unité de 250 gendarmes à Saraya permettra de mieux couvrir la façade orientale du Sénégal vers le Mali et la zone aurifère de la frontière sénégalo-guinéomalienne. Le GARSI II sera également à un emplacement stratégique pour contribuer à la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants. Le gouvernement sénégalais s'étant engagé à construire les baraquements comme contribution à cette activité, le bon déroulement de cette action ne pourra avoir lieu qu'une fois la construction achevée."}, {"bbox": [96, 629, 1135, 790], "category": "Text", "text": "Au travers d'une approche complémentaire avec cette action, un projet est actuellement en cours de formulation sous financement FPI, pour agir plus particulièrement contre l'extrémisme violent dans le sud-est du Sénégal et pour renforcer les capacités de renseignement, outil important de la lutte anti-terroriste. Les acquis de cette composante pilote sur le renseignement pourront être repris et élargis dans le cadre de la deuxième composante de l'action proposée ici. Toujours en complémentarité avec cette action, un projet régional pour la stabilisation et la résilience de la zone des trois frontières Sénégal-Mali-Guinée sera également développé en 2023."}, {"bbox": [96, 815, 1135, 949], "category": "Text", "text": "2. Fort de son image de stabilité politique, le Sénégal se place en tête de la lutte contre les trafics illicites en Afrique de l'Ouest. Cependant, le partage de frontière avec la Guinée-Bissau et le voisinage des pays sahéliens exposent le pays aux trafics de toutes sortes. Les régions transfrontalières de la Sénégambie sont des zones de « non-droit » qui favorisent le développement de trafics dont les plus importants sont le trafic de drogue et d'armes, le trafic de migrants et le trafic de bois.⁷"}, {"bbox": [96, 974, 1135, 1161], "category": "Text", "text": "En guise d'exemple, le Sénégal est un pays de transit pour la drogue en provenance d'Amérique Latine et d'autres pays d'Afrique de l'Ouest et destinée à l'Europe. En fait, la Guinée-Bissau présente des failles multidimensionnelles qui favorisent l'implantation et l'implication des trafiquants de drogue au sommet de l'État. Ainsi, l'instabilité en Casamance et l'existence de zones mal contrôlées par l'État sénégalais permettent-elles l'exploitation de routes d'échange pour le trafic. Ce trafic de drogue impacte la situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest dans la mesure où les alliances possibles entre trafiquants et divers autres groupes criminels et terroristes en vue d'étendre leur influence se mettent en place.⁸"}, {"bbox": [96, 1186, 1135, 1346], "category": "Text", "text": "La volonté de s'engager résolument dans la lutte contre toutes les formes de menaces est clairement exprimée par le gouvernement sénégalais et ceci, entre autres, à travers le Plan Sénégal Emergent qui poursuit avec son troisième axe le renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la gouvernance, de la protection des droits et libertés, et de la consolidation de l'État de droit. Les trafics illicites transnationaux en tous genres engendrent une économie criminelle qui peut également permettre aux groupes extrémistes violents de s'approvisionner et de nouer des alliances de circonstance avec des acteurs qui cherchent également à se soustraire au contrôle de l'État."}, {"bbox": [96, 1372, 1135, 1505], "category": "Text", "text": "Cette deuxième composante de l'action se propose de continuer l'engagement de l'Union européenne auprès du Sénégal en matière de gestion des frontières et lutte contre les trafics transfrontaliers. Elle permettra de soutenir l'opérationnalisation des services de lutte contre les trafics illicites et le terrorisme et gardera une attention particulière pour le trafic illicite de migrants ainsi que la traite des êtres humains et les risques auxquels les femmes et enfants sont exposés en terme de violences et d'abus de toutes formes."}, {"bbox": [85, 1573, 920, 1598], "category": "Footnote", "text": "⁷ Document de Stratégie Conjointe Union européenne - Sénégal 2018-2023 (révisé pour 2021-2023)"}, {"bbox": [85, 1597, 924, 1623], "category": "Footnote", "text": "⁸ Document de Stratégie Conjointe Union européenne - Sénégal 2018-2023 (révisé pour 2021-2023)."}, {"bbox": [1036, 1681, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 de 23"}]