[{"bbox": [96, 152, 1136, 472], "category": "Text", "text": "Les avancées du projet SENSEC-UE (2017-2022) et, notamment, du Partenariat Opérationnel Conjoint (POC) de Lutte contre le Trafic de Migrants et la Traite des Etres Humains (2019-2022) doivent être consolidées, notamment en maintenant le niveau opérationnel atteint avec la territorialisation de la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT). Après une période de forts investissements en infrastructures et équipements, il s'agit maintenant principalement du maintien des capacités développées en matière de lutte contre le trafic de migrants. Le ré-élargissement de la thématique vers d'autres trafics - drogues, médicaments contrefaits, armes, bois précieux etc. – et la lutte contre le terrorisme, comme c'était en partie déjà le cas pendant le SENSEC-UE, vise un développement harmonieux des forces de sécurité intérieure impliquées dans la gestion des frontières et la lutte contre les trafics, afin de contribuer à la réponse sénégalaise à ces menaces liées à la criminalité transfrontalière. Les possibilités de soutenir l'introduction et le développement des outils numériques dans le travail des Forces de Sécurité Intérieure, incluant la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains, recevront une attention particulière."}, {"bbox": [96, 495, 1136, 737], "category": "Text", "text": "3. Le conflit en Casamance, vieux de 40 ans et situé dans la zone frontalière avec la Gambie et la Guinée-Bissau au sud du pays, est déterminé par un ensemble complexe de facteurs géopolitiques, économiques et socio-culturels. Par conséquent, le conflit casamançais est plus qu'un conflit interne au Sénégal. Par ailleurs, la Sénégambie souffre du trafic de drogue, de la criminalité transfrontalière, de la prolifération des armes légères ou d'instabilité politique. Tout ceci affecte la résolution du conflit en Casamance. Actuellement, le conflit est à un moment décisif. La situation de «ni guerre, ni paix » impacte sur le développement local et constitue aussi une perte des ressources centrales. La lassitude des populations, le détournement de l'objectif initial du mouvement rebelle et les ramifications possibles aux réseaux mafieux diverses dans un environnement géopolitique marqué par l'émergence de régimes politiques au ban de l'illégitimité pourrait accroitre les vulnérabilités de l'Etat du Sénégal."}, {"bbox": [96, 761, 1136, 923], "category": "Text", "text": "L'action propose donc dans sa troisième composante une continuité d'appui au dénouement du conflit en Casamance, dans le meilleur des cas scellée par un accord de paix entre les belligérants, et par le fait qu'un processus inclusif de réconciliation impliquant la société civile, et notamment les associations des femmes, est conduit. Comme deuxième élément, elle vise également une continuité de l'appui FPI concernant les conséquences humanitaires du conflit (déminage, retour des personnes déplacées) ainsi que la prise en charge et la réinsertion économique des ex-combattants."}, {"bbox": [96, 946, 1136, 1029], "category": "Text", "text": "Selon les besoins, évolutifs et liés aux dynamiques du conflit, la composante pourrait aussi continuer l'appui au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration volontaire au profit des combattants du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), également soutenus par FPI."}, {"bbox": [96, 1053, 1136, 1318], "category": "Text", "text": "Comme thèmes transversaux seront visés : La gouvernance de l'action des forces de défense et sécurité sera un point d'attention dans ce projet. Les questions migrations, y compris les aspects de protection, et du respect des droits humains des migrants et des victimes de traite seront importants pour la composante 2, ainsi que le déplacement pour la composante 3 (Casamance). L'aspect genre sera particulièrement visé dans le dialogue avec les partenaires sénégalais pendant la phase de formulation, en mettant l'accent sur un possible appui aux stratégies genre de la police et la gendarmerie. L'action sera également alignée avec les objectifs du plan d'action genre de l'UE, le Plan d'action de l'Union européenne sur l'égalité entre les hommes et les femmes (GAP III)⁹, notamment sur les volets « Femmes, Paix et Sécurité », ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre. Sur la sensitivité aux conflits, l'analyse des conflits qui sera menée au Sénégal en 2022 sera prise en compte dans la définition de l'action."}, {"bbox": [96, 1346, 1110, 1402], "category": "Section-header", "text": "## Identification des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action:"}, {"bbox": [96, 1426, 1136, 1533], "category": "Text", "text": "Les parties prenantes relèvent de plusieurs départements ministériels : Ministère de l'Intérieur, Ministère des Forces Armées, Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l'Extérieur (MAESE), Ministère des Finances, Ministère de la Justice, Comité Interministériel de Lutte contre l'Émigration Clandestine (CILEC); ainsi que différents acteurs institutionnels techniques : Police nationale, Gendarmerie nationale, Douanes Sénégalaises,"}, {"bbox": [85, 1595, 1145, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁹ JOIN (2020) 17 du 25.11.2020 final. Le Plan d'Action Genre III (GAP III) de l'Union européenne a été adopté par 24 États Membres à travers des Conclusions de la Présidence du Conseil européen du 16 décembre 2020 (13947/20)."}, {"bbox": [1036, 1681, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 de 23"}]