[{"bbox": [143, 149, 1100, 494], "category": "Text", "text": "le contexte de transition du budget de moyens au budget programme, ii) clarifier les estimations des coûts pour les différents programmes et rendre plus clairs les liens entre les allocations budgétaires de la loi des finances, du cadre des dépenses à moyen terme pour le secteur (qui sera remplacé à partir de 2018 par le document de programmation pluriannuelle des dépenses) et les axes prioritaires d'interventions, et iii) élaborer un cadre de suivi-évaluation harmonisé, clair et réaliste. La transition vers le budget-programme permettra de renforcer les liens entre le processus de planification et le processus de budgétisation. Cette transition pourra aussi permettre de redynamiser l'approche sectorielle (pour laquelle les engagements du gouvernement et des partenaires techniques et financiers (PTF) ont été récemment renouvelés) pour orienter les stratégies des différents acteurs autour du PNISA et pour canaliser les investissements dans sa mise en œuvre. Cette opérationnalisation permettrait de surmonter les défis budgétaires, de coordination et d'harmonisation."}, {"bbox": [143, 509, 1100, 741], "category": "Text", "text": "Bien que la politique agricole, et en particulier le PNISA, soit relativement bien soutenue⁶ par le gouvernement, la répartition des dépenses publiques agricoles (DPA), par sous-secteur ou suivant les objectifs stratégiques du PNISA (sécurité alimentaire et nutritionnelle)⁷, reste fortement déséquilibrée. Le sous-secteur de la production végétale et en particulier les objectifs d'accroissement de la productivité et de la compétitivité de l'agriculture concentrent l'essentiel des dépenses publiques. Sur la période 2012-2016, presque 60 % des DPA ont été consacrées aux aménagements hydroagricoles et aux engrais pour l'intensification des cultures profitant, majoritairement, aux grandes filières telles que le riz et le coton."}, {"bbox": [143, 752, 1100, 956], "category": "Text", "text": "L'objectif « nutritionnel » que se donne le PNISA, notamment en termes de prévention de la malnutrition, en assurant à tous les Maliens l'accès à une alimentation de qualité (diversifiée et riche) est insuffisamment soutenu. Les dépenses publiques consacrées aux activités agricoles sensibles à la nutrition (productions riches en micronutriments, renforcement des capacités des cadres du ministère et des services techniques en matière de nutrition, bonnes pratiques de gestion des risques d'insécurité alimentaire, éducation nutritionnelle des populations...) ont rarement dépassé par activité 3 % des DPA."}, {"bbox": [143, 967, 1100, 1080], "category": "Text", "text": "Il apparaît nécessaire d'engager le dialogue avec le gouvernement sur l'efficacité du système de subvention au secteur (engrais, semence, intrants animaux, équipement agricole...), mais également sur l'inclusion de plus d'actions agricoles sensibles à la nutrition dans le Plan d'action multisectoriel de nutrition au moment de sa révision."}, {"bbox": [143, 1097, 642, 1123], "category": "Section-header", "text": "## DISPOSITIF NATIONAL DE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE"}, {"bbox": [143, 1137, 1100, 1485], "category": "Text", "text": "Ces trois dernières années, trois à quatre millions de personnes ont nécessité d'une assistance même en période de bonne production céréalière. En effet, le Mali fait de plus en plus face à des situations d'insécurité alimentaire et nutritionnelle complexes. Le réchauffement climatique, la dégradation de la situation sécuritaire avec la crise de 2012, le croît démographique, la cherté des prix accentue ces crises qui ne sont pas suffisamment compensées par un accroissement de la production. C'est dans ce contexte que depuis 2013 le dispositif national de sécurité alimentaire et nutritionnelle (DNSA) a entamé des réformes en vue d'améliorer son efficacité et sa performance. Mais jusqu'à ce jour, ces reformes peinent à se mettre en place pour permettre au dispositif d'assurer des réponses de qualité tant sur le plan de l'organisation de la prévention que de la gestion des crises. Le recours systématique à l'aide internationale lors des crises alimentaires et, en particulier la mauvaise gestion de la crise actuelle de la zone agropastorale témoignent bien de la faiblesse du dispositif."}, {"bbox": [143, 1527, 1100, 1573], "category": "Footnote", "text": "⁶ En moyenne 12 % des dépenses publiques ont été consacrées au secteur agricole durant la période 2012-2016 (source : FAO/SAPAAA, Revue légère de DPA, 2018)"}, {"bbox": [143, 1572, 1100, 1617], "category": "Footnote", "text": "⁷ Cf. Axe 5 du PNISA : « une meilleure protection sociale pour répondre au problème d'insécurité alimentaire et nutritionnelle conjoncturelle »"}, {"bbox": [660, 1667, 673, 1687], "category": "Page-footer", "text": "7"}]