[{"bbox": [96, 153, 1133, 551], "category": "Text", "text": "**A - Une première zone** dite « **zone fragile** », correspondant aux quatre districts de l'Androy et deux districts de l'Anosy (Betroka et une partie d'Amboasary), qui est régulièrement affectée par des sécheresses de plus en plus rapprochées et de plus en plus sévères. Le climat y est principalement de type semi-aride caractérisé par une grande variabilité temporelle et spatiale des précipitations, comprises entre 350 mm et 750 mm au cours de l'année. A l'intérieur d'une même saison (novembre à avril) le rythme des pluies est très irrégulier. Cela contribue à rendre l'activité agricole difficilement prévisible et renforce les processus d'érosion hydrique et des vents de sable (« tiomena »). La dégradation du couvert végétal influe fortement sur le régime des températures qui varient de 5°C à 45°C au cours d'une même année. Cette zone est habitée en majorité par des Antandroy (littéralement : « ceux qui vivent dans les épines »), des agro-éleveurs qui pratiquent plusieurs cultures selon des modes traditionnels très peu orientés vers le marché. Dans le nord de cette zone « fragile », (correspondant aux districts de Bekily dans l'Androy et de Betroka dans l'Anosy) caractérisée par un sol de nature cristalline et un réseau hydrogéologique important, les principales cultures sont le maïs, l'arachide, le sorgho et le mil pour les céréales. Dans les zones sud, sédimentaire et centrale de transition, particulièrement sensibles aux variations climatiques et caractérisées par une forte insuffisance en eau, on pratique davantage la culture du manioc, de la patate douce, des haricots tels que le niébé, la dolique, le pois d'angole et le pois du cap (culture de décru).\n\nDepuis mi-2020 ces zones ont été frappées par des sécheresses sans précédents qui ont fait progressivement basculer dans une situation d'insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase 3 de l'IPC⁷ et plus) 1,06 million de personnes en décembre 2020 et 1,14 millions en avril 2021 avec une poche extrême de 14,000 personnes en situation de « Catastrophe » (Phase 5 de l'IPC). L'IPC de décembre 2021 comptait 1,68 millions en phase IPC 3 et 4 avec une réduction progressive des populations de la phase IPC 4 vers l'IPC 3."}, {"bbox": [96, 577, 1133, 710], "category": "Text", "text": ""}, {"bbox": [96, 736, 1133, 815], "category": "Text", "text": "**B - Une deuxième zone** dénommée par la suite « **zone verte** » limitrophe à la première, constitue une sorte de ceinture verte de la première et correspond au district de Tolagnaro et à une partie du district d'Amboasary (région de l'Anosy). Le Mandrare, la principale rivière du Grand Sud, y prend sa source."}, {"bbox": [96, 816, 1133, 1027], "category": "Text", "text": "Du fait de ses chaînes montagneuses cette zone possède d'importantes ressources hydriques, et constitue un château d'eau naturel pour la région et les zones limitrophes. Le réseau hydrographique des parties Est et Sud de cette région est constitué de deux bassins versants bien distincts : le complexe du Mandrare et les rivières de la côte Est (superficie de 12 570 km²) et le réseau des rivières de la côte Est (ou bassin de l'Efaho, 195 km²). Le Mandrare a un impact positif sur la zone « fragile » représentant une source d'eau essentielle pour ses populations. Cette région abrite aussi des zones forestières, dont le Parc national d'Andohahela, la Nouvelle Aire Protégée à statut temporaire de Beampingaratsy. La région de l'Anosy héberge 168 espèces de reptiles et amphibiens sur les 500 connues, soit 33 % des espèces connues à Madagascar."}, {"bbox": [96, 1028, 1133, 1240], "category": "Text", "text": "Les ressources en eau demeurent cependant mal valorisées. 80 % de la population de la région Anosy n'ont pas accès à l'eau potable et la majeure partie des superficies agricoles exploitées et exploitables ne sont pas aménagées pour une adaptation efficiente au changement climatique (sécheresse, inondations épisodiques, vents de sable, etc.). Parallèlement, le taux de déforestation est alarmant depuis plusieurs décennies, menaçant le maintien de cet ensemble de services écosystémiques, notamment les services de régulation. En 2014, les forêts primaires recouvraient encore 12,5 millions d'hectares (ha), soit 20 % des terres du pays. Mais on estime qu'environ 57 000 ha sont perdus chaque année, principalement du fait de défrichements et de feux de brousse d'origines agricole ou pastorale."}, {"bbox": [96, 1266, 1133, 1558], "category": "Text", "text": "Dans ces deux zones qui représentent environ 80 % du « Grand Sud », on retrouve la majorité des facteurs de risques, des enjeux, des dynamiques socio-économiques (pauvreté structurelle, fragilité, insécurité, catastrophes naturelles, migrations...) et des besoins (à la fois d'assistance immédiate et de relèvement/développement) qui font du **Nexus « Humanitaire-Développement-Paix »** l'approche idéale pour maximiser l'impact des actions envisagées sur cette zone spécifique du pays, et notamment sur la zone dite « fragile ». Afin d'intégrer au mieux cette approche qui figure à plusieurs reprises comme un élément essentiel de notre programmation (cfr. *Conclusion du Conseil européen sur l'opérationnalisation du NEXUS*, 2017, *Recommandation du CAD*⁸ sur l'articulation entre action humanitaire, développement et recherche de la paix de 2019, la communication de la Commission au Parlement et au Conseil sur l'action humanitaire de l'UE, mars 2021, la note « Operational Guidance Humanitarian-Development-Peace Nexus\"* INTPA-EEAS de mars 2022*), cette action a été co-construite avec **ECHO** via cinq visioconférence et une mission de terrain conjointe. La récente mission des **parlementaires**"}, {"bbox": [85, 1597, 614, 1621], "category": "Footnote", "text": "⁷ Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC)"}, {"bbox": [85, 1621, 371, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁸ Comité d'aide au développement"}, {"bbox": [1038, 1681, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 42"}]