[{"bbox": [96, 152, 1135, 259], "category": "Text", "text": "Le taux d'accès à l'électricité à Madagascar demeure l'un des plus faibles au monde (inférieur à 30%). La capacité de production actuelle ne satisfait pas la demande (d'un point de vue qualitatif et quantitatif), et le niveau de service se dégrade. Cela est perçu comme l'un des freins principaux à l'industrialisation et peut atténuer le potentiel de croissance économique."}, {"bbox": [96, 259, 1135, 418], "category": "Text", "text": "La situation financière critique de la JIRAMA impacte négativement le budget de l'Etat, qui accorde annuellement des subventions directes et indirectes équivalent à 1 à 2% du PIB. Sa forte dépendance aux produits pétroliers, outre la question du coût, l'expose aux fluctuations monétaires et du cours du pétrole. La situation internationale aggrave encore cette exposition. Aussi, en dépit de l'effet bénéfique des actions engagées en 2021 (dont la révision des tarifs), la situation financière de la JIRAMA se dégrade, quand la détérioration des conditions de vie et les échéances électorales ne permettent qu'une marge de manœuvre tarifaire très étroite."}, {"bbox": [96, 418, 1135, 471], "category": "Text", "text": "Cette situation pose la question d'un regain de souveraineté énergétique, en mobilisant notamment le potentiel en énergies renouvelables."}, {"bbox": [96, 497, 163, 520], "category": "Section-header", "text": "## Climat"}, {"bbox": [96, 523, 1135, 710], "category": "Text", "text": "Madagascar s'est engagée à atteindre 79% du mix électrique par des énergies renouvelables en 2030³, contre moins de 40% à l'heure actuelle. La Nouvelle Politique de l'Energie porte cet objectif à 85% en tenant compte du potentiel en énergies renouvelables, en particulier l'hydroélectricité, qui est très bénéfique pour le pays du point de vue de coût moyen de production. Les impacts des projets (notamment hydroélectriques) sur l'environnement et les communautés directement impactées, doivent cependant faire l'objet d'une attention particulière et de mesures d'atténuation adaptées. Des études d'impacts environnementales et sociales devront être menées en amont des projets de manière participative et inclusive."}, {"bbox": [96, 737, 237, 760], "category": "Section-header", "text": "## Investissement"}, {"bbox": [96, 763, 1135, 842], "category": "Text", "text": "Les entreprises européennes (ou à capitaux européens) contribuaient en 2020 au tiers aux Investissements Directs Etrangers, loin devant la Chine, et au tiers des emplois formels. Ces entreprises considèrent que le coût et le niveau de service électriques érodent leur compétitivité⁴."}, {"bbox": [96, 842, 1135, 1002], "category": "Text", "text": "L'investissement français demeure très majoritaire, notamment via le secteur de l'énergie et des hydrocarbures. Au-delà du sous-secteur des hydrocarbures, l'investissement dans les grands projets de barrage hydroélectriques est une opportunité d'affaires pour les majors du BTP⁵ et une stratégie de diversification des opérateurs énergétiques⁶. La libéralisation du secteur électrique a permis à de multiples opérateurs (ONG, secteur privé, notamment malgache et européen) d'entrer dans le domaine de l'électrification rurale. Le sous-secteur gagnera à l'émergence d'acteurs de premier rang, alors que l'offre est aujourd'hui relativement atomisée et hétérogène."}, {"bbox": [96, 1028, 325, 1054], "category": "Section-header", "text": "## Initiative Equipe Europe"}, {"bbox": [96, 1054, 1135, 1183], "category": "Text", "text": "Les engagements européens en matière de diplomatie climatique, la stratégie « Global Gateway » et les intérêts économiques européens à Madagascar sont alignés avec les enjeux de croissance, budgétaires, climatiques et de souveraineté liés au secteur de l'énergie malgache. La TEI « Energie renouvelable et durable » répond à cet intérêt mutuel en ciblant le développement des infrastructures de service public dans le secteur de l'énergie en faveur d'une croissance durable."}, {"bbox": [96, 1186, 1135, 1342], "category": "Text", "text": "De façon schématique, les institutions de financement public bilatérales (AFD, KfW, GIZ) privilégient le champ de l'électrification rurale (80% des malgaches vivent en zone rurale), quand la BEI apparaît comme un acteur significatif de l'électrification urbaine, pour lequel la JIRAMA a un monopole de transport et de distribution. Le niveau d'endettement soutenable de Madagascar permet par ailleurs de poursuivre le mixage de fonds initié sous le 11ème FED. Il est attendu que d'autres institutions financières s'engagent à Madagascar dans le contexte du FEDD+."}, {"bbox": [96, 1345, 1135, 1399], "category": "Text", "text": "Les institutions financières du secteur privé⁷ se positionnent sur le financement des grands barrages hydroélectriques."}, {"bbox": [85, 1512, 628, 1536], "category": "Footnote", "text": "³ Contribution déterminée au niveau National, Madagascar, 2015"}, {"bbox": [85, 1536, 505, 1559], "category": "Footnote", "text": "⁴ Cartographie des Investissements européens, UE 2021"}, {"bbox": [85, 1559, 1123, 1581], "category": "Footnote", "text": "⁵ Bâtiment, Travaux Publics : Eiffage, Colas, Vinci sont en effet positionnés sur les principaux barrages Sahofika, Volobe, Antetezambato."}, {"bbox": [85, 1580, 1143, 1624], "category": "Footnote", "text": "⁶ Diversification géographique du groupe ERANOVE (Sahofika), ou thématique pour Jovena (groupe Axian) acteur de premier plan dans les hydrocarbures à Madagascar (Volobe)"}, {"bbox": [85, 1623, 1137, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁷ BEI, PROPARCO, DEG, FMO ont marqué leur intérêt à financer la dette senior des sociétés développant les projets de Sahofika et Volobe"}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 22"}]