[{"bbox": [96, 152, 1135, 392], "category": "Text", "text": "des personnes malades renoncent à se faire soigner pour des motifs d'ordre financier. Même si les infrastructures de santé couvrent tout le territoire (60% de la population habitent à moins de 5 km d'un CSB), leur accessibilité reste un défi du point de vue géographique (20% des zones à Madagascar sont très enclavées) renforcé par une dimension économique, la population ne disposant pas de moyens de transport adéquats ou de finances pour des transports en commun. Globalement, la population rurale fait face à un défis d'accessibilité avec un Indice d'accessibilité rurale de 11,4%³. Ceci a un impact sur la possibilité pour des malades d'accès aux CSB et hôpitaux de référencement mais aussi pour assurer un accès aux intrants de santé sur l'ensemble du territoire. Ces défis ont un impact disproportionné sur les groupes les plus à risques et les plus marginalisés, dans les zones rurales et urbaines, notamment les femmes et enfants handicapés."}, {"bbox": [96, 416, 1135, 656], "category": "Text", "text": "L'accessibilité financière est un frein à l'accès aux soins, puisque seulement 0,37% de la population est prise en charge par le Fonds d'équité alors que le taux de pauvreté a atteint 81% suite à la pandémie⁴. En conséquence moins de la moitié de la population malgache a accès aux services de santé de base. Près de 50% des décès sont imputables à des maladies infectieuses et parasitaires évitables/traitables affectant surtout les plus pauvres, les maladies cardiovasculaires font également partie des causes principales de mortalité. Les difficultés de fonctionnement du système de santé malgache se sont manifestées ces dernières années par la récurrence alarmante d'épidémies (en 2013 rage humaine, en 2015-2016 poliomyélite, 2017 : peste, et 2018-2019 : rougeole, 2021 : peste bubonique). Comme dans de nombreux pays, la crise sanitaire liée à la COVID-19 a accentué les faiblesses et dysfonctionnements du système de santé."}, {"bbox": [96, 682, 1135, 1107], "category": "Text", "text": "Le taux de fécondité demeure élevé, à 4,2 enfants par femme, en particulier le taux de fécondité des adolescentes à 143 pour 1 000 (Enquête démographique et de santé (EDS) 2021). Malgré une volonté affichée par le Président de Madagascar et des améliorations, la santé sexuelle et reproductive reste difficilement accessible, en particulier en zone rurale. La situation est particulièrement préoccupante chez les adolescentes (15-19 ans) dont un tiers a déjà commencé leur vie reproductive à cause des pesanteurs culturelles et des stratégies d'adaptation négatives aux chocs : les mariages précoces concernent 40% des filles et 12% des garçons. Cette procréation précoce touche les plus pauvres, sans instruction du milieu rural et toutes les régions, en majorité du Sud. L'absence de la contraception accroit les naissances non-désirées, non planifiées. Les filles de moins de 18 ans expriment leur difficile accès à la Planning Familial (PF), la non-gratuité et des problèmes financiers empêchent les adolescent.es de jouir des soins de santé sexuelle et reproductive. Madagascar a par ailleurs une des législations les plus restrictives du monde concernant l'interruption de grossesse avec une interdiction totale, étant donné que le projet de loi autorisant l'Interruption Thérapeutrique de Grossesse continue à ne pas être mise à l'agenda du parlement. Au niveau du VIH/SIDA, le prévalence demeure faible autour de 0.3% mais assez forte auprès des groupes à risques d'après ONUSIDA⁵. La couverture des services de dépistage et de prise en charge est très faible et on estime que seulement 16% des personnes qui vivent avec le VIH connaissent leur statut et 14% reçoivent un traitement. Cependant, la mortalité demeure en deçà des autres pathologies infectieuses et non infectieuses."}, {"bbox": [96, 1132, 1135, 1373], "category": "Text", "text": "Le PDSS (Plan de Développement du Secteur santé) 2020-2024 définit la stratégie du gouvernement en matière de santé. L'action s'intégrera principalement dans 4 axes : 1. Promotion de la santé, action sur les principaux déterminants, et amélioration de la gestion des urgences sanitaires et catastrophes incluant la santé de la reproduction en situation d'urgence ; 2. Amélioration de l'accès universel de la population aux offres de services et soins essentiels intégrés de qualité à tous y compris les enclavés/indigents et stimulation de la demande effective des services essentiels appropriés par la communauté ; 3. Renforcement des interventions relatives au développement de la santé communautaire ; 4. Gestion optimale des ressources humaines en santé de qualité. Elle s'intègre aussi avec la mise en œuvre des plans opérationnels qui seront élaborés au cours de la période d'intervention (nouvelle stratégie RH prévue pour 2022, stratégie santé communautaire, etc)."}, {"bbox": [96, 1397, 1135, 1505], "category": "Text", "text": "En 2016-2018, la sous-alimentation concernait 44% de la population et sévit particulièrement dans le Sud du pays. En 2019, Madagascar figure au 114ème rang sur 117 pays selon l'Indice de la faim dans le monde et au 108ème rang sur 113 pays sur l'Indice global de sécurité alimentaire (FAO-CIRAD) ; 42% des enfants de moins de 5 ans souffrent d'un retard de croissance, 6,4% d'une émaciation et 26% d'insuffisance pondérale (MICS 6, 2018). La"}, {"bbox": [85, 1548, 1144, 1598], "category": "Footnote", "text": "³ Banque mondiale. 2019. Measuring Rural Access: Update 2017/2018. Washington, DC : Groupe de la Banque mondiale ; Indicateurs du développement dans le monde (SP.RUR.TOTL)"}, {"bbox": [85, 1598, 672, 1622], "category": "Footnote", "text": "⁴ https://www.banquemondiale.org/fr/country/madagascar/overview#1"}, {"bbox": [85, 1622, 642, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁵ https://www.unaids.org/fr/regionscountries/countries/madagascar"}, {"bbox": [1038, 1681, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 27"}]