[{"bbox": [96, 152, 1134, 287], "category": "Text", "text": "l'intégration régionale/politico-économique, le démarrage en 2021 de l'Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) va de fait créer un marché continental unique pour les biens et services, avec une libre circulation des personnes et des opportunités d'investissements, tout en améliorant la compétitivité et soutenant la transformation économique. Toutefois, il faut noter la dégradation du climat sécuritaire dans le Nord du pays, qui se confirme de mois en mois depuis novembre 2021 et qui peut à termes avoir un impact sur les flux."}, {"bbox": [85, 312, 399, 343], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 372, 394, 399], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes :"}, {"bbox": [96, 410, 1134, 835], "category": "Text", "text": "Le Port de Cotonou est un véritable levier stratégique et économique qui jouit d'avantages concurrentiels liés à la proximité du marché du Nigeria, une puissance économique qui se révèle être un avantage mais qui peut aussi devenir un inconvénient en fonction de l'état des relations diplomatiques ou de l'état de son économie. Le port de Cotonou a un quasi-monopole sur le marché du Niger en raison de la distance, mais également à la relative stabilité sociopolitique du Bénin. Cette position se trouve cependant, de plus en plus fragilisée en raison de plusieurs facteurs. D'une manière générale, le premier problème du secteur, c'est bien entendu la concurrence que se livrent les Ports de la sous-région pour capter des volumes et des frets spécifiques, soit pour ou en provancance de l'hinterland, soit pour le transbordement. En 2021, le Port de Cotonou a occupé la 6ᵉ place du top 10 des meilleurs ports africains derrière le Nigéria et devant les ports de la Côte d'Ivoire et du Ghana en raison de la dynamique de réforme enclenchée depuis 2018 avec la délégation de sa gestion au Port d'Anvers International et de certains appuis tels que celui d'Enabel à travers le projet PASPort. Néanmoins, il demeure de nombreux défis à relever pour améliorer sa compétitivité et sa position dans l'environnement des ports voisins concurrents. L'efficacité du secteur passe par une fluidité de connexion entre le Port et l'hinterland, et par les synergies de développement basé sur la conjonction Port-Route (en attendant d'autres modalités de transport) avec les zones de production agricole (en attendant là aussi le développement d'autres secteurs économiques pouvant générer des flux portuaires à l'importation comme à l'exportation)."}, {"bbox": [96, 846, 624, 873], "category": "Text", "text": "De manière globale, au niveau du secteur il est à relever :"}, {"bbox": [96, 888, 1134, 941], "category": "List-item", "text": "* L'obsolescence du cadre politique, stratégique, légal et reglémentaire par rapport aux contextes actuels du secteur portuaire béninois et international."}, {"bbox": [96, 943, 929, 969], "category": "List-item", "text": "* Le manque de capacité des administrations de tutelle à exercer réellement leur mandat."}, {"bbox": [96, 971, 1134, 1024], "category": "List-item", "text": "* L'insuffisance de suivi de l'ensemble des indicateurs environnementaux caractérisant la pollution et la gestion des déchets dans l'enceinte portuaire."}, {"bbox": [96, 1035, 1134, 1091], "category": "Text", "text": "De façon spécifique, il faut distinguer les différents maillons de la chaîne logistique pour situer les problémes principaux à traiter :"}, {"bbox": [96, 1103, 1134, 1183], "category": "List-item", "text": "* **En amont**, c'est à dire à l'arrivée (ou au départ) des navires, les capacités de surveillance et de patrouille en mer et dans la rade de la Marine nationale et de la police Maritime ne sont clairement pas à la hauteur des enjeux économiques liés à une bonne sûreté maritime."}, {"bbox": [96, 1185, 853, 1210], "category": "List-item", "text": "* **Au niveau** du Port de Cotonou et de l'institution Port Autonome de Cotonou :"}, {"bbox": [136, 1211, 1134, 1315], "category": "List-item", "text": "  * La capacité d'accueil est toujours en deça de celle de celle des ports voisins. L'adoption du schéma directeur par la nouvelle équipe de gestion du PAC en 2021 et la réalisation des travaux prévus permettront de doubler la capacité d'accueil et améliorer l'efficacité grâce à l'accueil de navires de plus de 300ml d'ici 2026 à 2027."}, {"bbox": [136, 1317, 1134, 1396], "category": "List-item", "text": "  * L'organisation de la manutention portuaire hors conteneurs n'est plus adaptée à la compétition régionale et à l'évolution du rôle de l'État en matière d'activité économique et nécessite des améliorations en termes de manutention du vrac et de gestion des dockers."}, {"bbox": [136, 1397, 1134, 1473], "category": "List-item", "text": "  * L'absence d'un système d'information portuaire intégré (réforme qui vient seulement d'être initiée par la nouvelle équipe et validée par le gouvernement) ne permet pas la fluidité et la transparence des processus et des données."}, {"bbox": [136, 1476, 1134, 1554], "category": "List-item", "text": "  * Les capacités sont insuffisantes aussi bien en termes quantitatif que qualitatif au niveau de l'administration en charge du contrôle et des inspections des navires, des installations portuaires, et de la validation du plan de sûreté de ces installations et de celui du Port Autonome de Cotonou."}, {"bbox": [136, 1556, 1134, 1610], "category": "List-item", "text": "  * Un manque de professionnalisme et de contrôle des commissionnaires agréées en douane, associé à une pratique élevée de la fraude sur la déclaration de valeur en douane. Le programme de contrôle des"}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 27"}]