[{"bbox": [87, 108, 1157, 189], "category": "Text", "text": "et cohérent quant aux évolutions souhaitées dans la loi et à son application. Il est donc important que ce processus puisse aboutir à un dialogue constructif entre les OSC et les autorités où les protagonistes s'accordent sur les améliorations à apporter dans un cadre légal cohérent et réunissant les différents textes des lois sur les OSC."}, {"bbox": [87, 200, 1157, 441], "category": "Text", "text": "Suite aux efforts précédents, les actions du PROCIVIS ont permis de faire évoluer les pratiques pour une présence plus accrue des OSC dans l'espace publique et dans les cadres de concertations, y compris des OSC de femmes. De plus en plus, les acteurs jouent leur rôle de contrôle et contribution citoyenne dans des domaines spécifiques au niveau communal, régional, et moins au niveau national. En déployant des appuis au renforcement de 11 réseaux et de 21 OSC, PROCIVIS a permis d'intégrer de manière crédible les plateformes de dialogue. Le niveau communal et départemental reste le plus pertinent pour construire une relation durable de co-construction entre OSC et autorités publiques et cela est à consolider (avec de petites actions portées par les OCB membres de réseaux en collaboration avec les mairies). L'expérience du PROCIVIS démontre une bonne capacité des organisations à engager des processus de diagnostic mêlant études et recommandations qu'il serait bon de poursuivre par la suite."}, {"bbox": [87, 451, 1157, 509], "category": "Section-header", "text": "## En ce qui concerne le rôle des OSC dans le cadre de (re)construction de la paix et d'attention à populations déplacées dans le cadre de la crise aux régions du NWSW/NOSO:"}, {"bbox": [87, 520, 1157, 629], "category": "Text", "text": "Depuis de le début de la crise en 2016, la situation dans les régions du NWSW/NOSO est très tendue et volatile en termes sécuritaires. Par ailleurs, toute intervention externe est politiquement sensible et susceptible d'être perçue comme partisane par les parties confrontées. Pour cette raison, les bailleurs qui opèrent au-delà du cadre humanitaire se sont focalisés plutôt à appuyer des actions visant plutôt les personnes déplacées dans les régions limitrophes."}, {"bbox": [87, 639, 1157, 852], "category": "Text", "text": "Les appuis de l'UE suite à l'escalade de la crise entre 2016 et 2020 se sont limités à des interventions très ciblées. Plusieurs projets d'aide humanitaire ont été financés par ECHO dans le NWSW/NOSO et dans les régions voisines accueillant des PDI, et trois projets one été financés par IcSP dans les régions du NWSW/NOSO pour répondre aux vulnérabilités liées à la COVID-19 dans un cadre de lutte contre la désinformation et les discours de haine, et plusieurs projets des lignes thématiques se sont axés sur la participation des jeunes, les droits humains et la lutte contre les VBG (7 projets actifs en 2020, et 3 nouveaux projets en 2021). Les enseignements tirés de ces projets marquent fortement l'importance du strict respect de la neutralité et le principe « Do No Harm », ainsi que les besoins saillants d'activités de cohésion sociale, soutien socio-économique et amélioration de l'accès aux services de base et d'état civil."}, {"bbox": [87, 862, 1157, 1127], "category": "Text", "text": "Dans le cadre de l'approche Équipe Europe, l'Italie et la France soutiennent des actions humanitaires avec l'accent sur les régions voisines accueillant des PDI. L'Allemagne finance un programme de protection PDI situé à l'Ouest (GIZ) et des actions de consolidation de la paix menées par la société civile dans les régions du NWSW/NOSO à travers des fonds du Service Civil pour la Paix (ZFD). La France soutien des actions à travers des fonds d'appui à la société civile (PISSCA) et des fonds de paix et résilience (MINKA). D'autres bailleurs avec des interventions humanitaires et de droits humains dans ces régions sont le Royaume Uni, les États-Unis, la Suisse et le Canada. Plusieurs agences des Nations Unies sont aussi actives dans les régions de NWSW ainsi que les régions voisines. Le PNUD est par ailleurs le partenaire du Gouvernement pour la mise en œuvre du Plan présidentiel pour la reconstruction et le développement des régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest (PPRD), mais avec contributions très limités au-delà du Gouvernement."}, {"bbox": [87, 1141, 1157, 1436], "category": "Text", "text": "Malgré ces appuis et étant donné l'absence des initiatives d'envergure par causes sécuritaires et de sensibilité politique, les enseignements à tirer sont limités. Cependant plusieurs recommandations surmontent des consultations avec la société civile, et des analyses de conflit de l'UE et de la Banque Mondiale, qui envisage un programme important pour l'«Allocation de prévention et de résilience » (PRA)¹⁶. De sa part, l'analyse de paix et résilience conduit par l'UE en 2021 a recommandé de consacrer une partie plus importante de l'aide aux régions en crise vue les besoins énormes ainsi que le niveau d'assistance reste encore faible. Il souligne l'importance de rester prudent par rapport au travail avec le Gouvernement à l'intérieur de ces régions -y compris via le PPRD-, compte tenu qu'il est une partie prenante, ainsi que la faible confiance parmi les populations à ce dernier (et par extension à ses partenaires internationaux). L'analyse conseille que l'aide passe plutôt par des acteurs légitimes aux yeux des populations, notamment la société civile. Étant donné que la crise risque de se maintenir ou possiblement de se détériorer, il est important de soutenir les initiatives de reconstruction de la paix et les mécanismes locales existants de prévention et de résolution de conflits."}, {"bbox": [80, 1512, 1149, 1656], "category": "Footnote", "text": "16 Cette initiative vise à renforcer le soutien aux pays menacés par une situation de conflit intense ou de violence généralisée, défini en fonction des engagements du gouvernement et de critères convenus. L'éligibilité du Cameroun leur permet d'accéder à des ressources IDA supplémentaires s'élevant pour le moment à 265 millions USD (mais estimés à 669 millions d'USD en total), afin de soutenir les programmes de la BM pour prévenir une nouvelle escalade du conflit et renforcer la résilience. Ces allocations essayent d'établir un cadre de suivi des plans de prévention et de résilience, ainsi que de financer des activités pour gérer la fragilité."}, {"bbox": [1033, 1681, 1150, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 18 of 37"}]