[{"bbox": [90, 108, 1157, 162], "category": "Text", "text": "niveau local. De cette manière, une fois qu'un processus crédible de retour à la paix sera engagé au niveau national, les communautés seront en mesure de mieux y participer, contribuer et exprimer leurs aspirations."}, {"bbox": [90, 172, 1102, 201], "category": "Section-header", "text": "Une détérioration de la situation des droits humains et des violences basées sur le genre dans les zones en crise"}, {"bbox": [90, 212, 1157, 502], "category": "Text", "text": "Les crises sécuritaires ont eu un impact négatif important sur les droits des femmes, avec des niveaux élevés de violences basées sur le genre (VBG). En effet, l'actuelle crise du NWSW/NOSO a créé un état d'impunité et de recrudescence des violences, avec une augmentation des cas de viol, mariages forcés et refus de ressources. L'insécurité généralisée, les ghost towns et lockdowns fréquents et les restrictions de déplacement ont rendu les femmes vulnérables à la violence et l'exploitation par les forces séparatistes, les forces militaires et les civils. En raison du faible accès à la santé, les grossesses non-désirées et les maladies sexuellement transmissibles ont augmenté. Par ailleurs, il faut noter que les hommes et les garçons sont aussi une cible de violences basées sur leur genre. Ces expériences de violence ainsi que la perte de leur emploi, leurs moyens de subsistance et leurs réseaux socio-familiaux et sociaux ont tendance à aggraver le sentiment de perte de contrôle et de pouvoir. Selon les analyses de terrain, cette fragilisation de la situation des hommes a contribué à exacerber la violence domestique et sexuelle contre les femmes et les filles."}, {"bbox": [90, 517, 1157, 703], "category": "Text", "text": "Après cinq ans de crise depuis le début des hostilités dans le NWSW/NOSO, situation renforcée par les difficultés liées à la pandémie COVID-19, les économies et les ressources des femmes sont épuisées. De nombreuses femmes sont confrontées à des défis majeurs pour assumer le rôle de cheffes de ménage et peinent à trouver des moyens de subsistance, outre à avoir subi des déplacements traumatisants. Il est donc urgent d'entreprendre des actions pour une réponse holistique pour améliorer les systèmes de prévention et protection de personnes survivantes aux VBG, combattre l'impunité et œuvrer pour leur autonomisation, sachant que la situation de départ pour la plupart de femmes est inégalitaire."}, {"bbox": [90, 717, 1157, 776], "category": "Section-header", "text": "Identification des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action:"}, {"bbox": [90, 786, 1071, 815], "category": "Text", "text": "Plusieurs types d'acteurs ont été identifiés comme parties prenantes importantes pour l'Action, notamment:"}, {"bbox": [90, 825, 571, 853], "category": "Section-header", "text": "La société civile et d'autres acteurs non-étatiques"}, {"bbox": [90, 864, 1157, 1078], "category": "Text", "text": "La société civile camerounaise, en particulier les organisations de femmes, des défenseur(e)s des droits de femmes et droits humains, et des organisations de la société civile camerounaise fondées sur les droits, sont la cible et le principal bénéficiaire directe de l'action! l'action, même si les organisations de la société civile internationale restent des acteurs importants et peuvent bénéficier aussi des progrès attendus dans le cadre légal. Par ailleurs, d'autres acteurs non-étatiques ont un rôle clé dans les thématiques couvertes : les chefferies traditionnelles, tribunaux coutumiers, autorités religieuses, centres d'encadrement des jeunes, la presse et les réseaux sociaux, etc. À l'ensemble, autour de 800 organisations ont été impliquées de manière extensive dans les consultations ayant soutenu l'élaboration des stratégies-pays de l'UE déjà mentionnées, ainsi que la préparation de cette Action¹⁰."}, {"bbox": [90, 1089, 1157, 1303], "category": "Text", "text": "Des consultations additionnelles ont été conduites avec les ONG européennes et internationales en 2021 et début 2022, ainsi qu'avec les opérateurs et organismes intermédiaires du secteur privé. Ce dernier reste également un acteur clé pour les activités génératrices d'emploi. Pour le moment aucune initiative de paix a été mis en place pour le secteur privé, mais le Plan Présidentiel de reconstruction du NOSO (PPRD) a fixé les pistes de ses possibles contributions aux processus de retour à la paix, en appui aux priorités de reconstruction à travers de l'assistance à la mitigation de l'impact socio-économique. Cela prend la forme de participation au financement ou l'accompagnement dans l'exécution, ou bien sous forme indirecte de sauvegarde du tissu économique local, le réinvestissement, la conduite de projets innovants, ou l'emploi des travailleur(e)s."}, {"bbox": [90, 1314, 465, 1342], "category": "Section-header", "text": "Les acteurs étatiques et institutionnels"}, {"bbox": [90, 1352, 1157, 1405], "category": "Text", "text": "L'État du Cameroun est une partie prenante en tant que régulateur et titulaire d'obligations envers la population, y compris à travers ses services déconcentrés et décentralisés. Les administrations concernées directement ou"}, {"bbox": [79, 1489, 1149, 1560], "category": "Footnote", "text": "9 Les jeunes hommes en particulier sont ciblés par les groupes armés qui cherchent à les recruter, tandis que les forces de défense et de sécurité les soupçonnent d'appartenir à ces milices. Ils sont plus à risque de torture, d'arrestations arbitraires, de détentions illégales, de blessures et de mort."}, {"bbox": [79, 1561, 1149, 1682], "category": "Footnote", "text": "10 Une première tournée s'est tenue entre décembre 2020 et janvier 2021, sous la forme de 10 ateliers (un par région) et plus de 370 représentant(e)s de la société civile camerounaise ont été consulté(e)s, avec une attention spécifique à la participation d'organisations de jeunes et de femmes. Une deuxième tournée a eu lieu dans les 10 régions au premier trimestre de 2022 pour faire une restitution des priorités accordées et pour continuer le dialogue autour de la programmation. Environ 400 représentant(e)s des organisations ont participé de ces discussions."}, {"bbox": [1043, 1681, 1150, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 of 37"}]