[{"bbox": [241, 150, 421, 256], "category": "Text", "text": "le genre et les droits humains, dû aux pesanteurs socio-culturelles"}, {"bbox": [696, 150, 1123, 350], "category": "Text", "text": "du développement rural réalisé par le FAO (2019)⁶, la dernière étude ECOFAC6 sur le cadre de conformité droits de l'homme, la capitalisation sur les actions orientées genre et conservation ainsi que la cartographie des parties prenantes et la ligne de base réalisées lors de la formulation du projet"}, {"bbox": [92, 369, 303, 396], "category": "Section-header", "text": "## Enseignements tirés :"}, {"bbox": [92, 414, 1132, 584], "category": "Text", "text": "Quand on compare les analyses de risques de plusieurs projets de conservation en Afrique, et singulièrement en Afrique centrale (de savane ou de forêt), on constate que si le manque de capacités est un problème récurrent, il figure rarement parmi les risques les plus fréquents et/ou impactant, a contrario des risques politico-juridiques (manque de volonté gouvernementale, cadre légal inapproprié), de gouvernance (corruption, exclusion des vulnérables) et de sécurité (rebellions, conflits intercommunautaires et/ou populations-faune) – les deux premiers étant pertinents dans le cas du Sud et Sud-Est Cameroun."}, {"bbox": [92, 602, 1132, 715], "category": "Text", "text": "Dès lors, il convient dans le cas présent de tirer les leçons des actions en Afrique de la conservation de la biodiversité et d'exploitation durable des ressources naturelles qui ont innové face aux défis politico-juridiques et de gouvernance, notamment les actions de référence de l'UE dans les paysage Virunga (en RDC), Zakouma (Tchad), Northern Rangelands (Kenya) et Nord Congo."}, {"bbox": [92, 734, 1132, 847], "category": "Text", "text": "Ces actions ont en commun d'avoir innové par rapport à l'approche conventionnelle de l'aide internationale dans le secteur vert, qui avait deux principales caractéristiques : s'ancrer au niveau national (conception et premiers appuis au niveau des services centraux, avant de théoriquement ruisseler vers les services déconcentrés) et viser un seul secteur (action principalement sur conservation, ou sur agriculture, ou sur énergie etc.)."}, {"bbox": [92, 865, 1132, 1064], "category": "Text", "text": "A Virunga, à Zakouma, au Nord-Kenya ou au Nord-Congo, s'est substitué à l'approche nationale-sectorielle top-down une approche territoriale-intersectorielle, rendue possible davantage par une circonstance de gouvernance que par une stratégie d'aide. Dans chacun de ces 4 territoires avaient été négociés, en amont des projets de donateurs, entre les Gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux (ONG et/ou entreprises privées), des délégations de gestion territoriale à long terme (ou des concessions, voire des cessions territoriales dans le cas de NRT), qui en aval faisaient de ces délégataires les interlocuteurs uniques et durables des donateurs souhaitant soutenir financièrement et techniquement lesdits territoires."}, {"bbox": [92, 1082, 1132, 1138], "category": "Text", "text": "Ce changement de cadre de gouvernance a eu plusieurs conséquences crucales, qui ont grandement inspiré « Au-delà des éléphants » puis NaturAfrica :"}, {"bbox": [130, 1157, 1132, 1288], "category": "List-item", "text": "* Sachant que les avantages de la mauvaise gouvernance sont beaucoup plus importants aux niveaux centraux et supérieurs de décision qu'aux niveaux locaux (et vice versa pour leurs inconvénients et leurs risques), cibler les actions au niveau local (ou territorial) a permis d'une part de s'éloigner des nœuds insolvables de mauvaise gouvernance et au contraire de traiter ces questions difficiles à un niveau où c'était faisable ;"}, {"bbox": [130, 1292, 1132, 1424], "category": "List-item", "text": "* Sachant que les prestataires « d'assistance techniques » (ONG, bureaux d'étude, centre de recherche), bien que bénéficiaires des subventions, ne sont que rarement considérés comme pleinement redevables des éventuels échecs des projets, mais plutôt les administrations gestionnaires en titre (bien que non bénéficiaires des subventions), subventionner directement les ONG gestionnaires en titre de territoires a permis de réaligner financement et redevabilité ;"}, {"bbox": [130, 1427, 1132, 1533], "category": "List-item", "text": "* Sachant que les délégataires territoriaux bénéficiaient désormais à la fois du monopole de fait et du temps longs pour agir, ils ont pu diversifier et augmenter leurs financements et ainsi élargir leurs géographies et thématiques d'action, ce qui a conduit tous les partenaires impliqués d'une part à échapper aux défauts de l'approche projet (par ex. court-termisme, ruptures de financement, perte de mémoire institutionnelle),"}, {"bbox": [84, 1595, 893, 1645], "category": "Footnote", "text": "⁶ FAO, 2019, Profil national genre des secteurs de l'agriculture et du développement rural\nhttps://www.fao.org/3/ca1197fr/ca1197fr.pdf"}, {"bbox": [1026, 1680, 1140, 1704], "category": "Page-footer", "text": "Page 18 of 31"}]