[{"bbox": [96, 152, 1135, 205], "category": "Text", "text": "visant à aborder les causes sous-jacentes des problèmes structurels et, en définitive, de l'extrême pauvreté du Burundi."}, {"bbox": [96, 220, 1135, 332], "category": "Text", "text": "La pertinence de cette approche est confirmée par le **Burundi Conflict Analysis Screening (CAS)** en cours, qui montre que malgré les progrès constatés plusieurs problèmes structurels et facteurs de risque demeurent: l'usage politique de la violence, l'enchevêtrement entre le parti au pouvoir et l'administration publique, la gestion étatique défaillante des entreprises et la politisation des Forces de Sécurité et de Défense (FDS)."}, {"bbox": [96, 343, 1135, 538], "category": "Text", "text": "Sur le plan économique, selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI), la croissance du PIB a augmenté de 2,4% en 2021 à 3,6% en 2022. L'inflation a augmenté de 7,5% en 2020 avec la hausse des prix des produits alimentaires (+12,2% en 2020) et les perturbations de l'importation des produits de consommation. Le PIB par habitant a nettement diminué par rapport à 2015 (305,5 USD) en raison de la forte croissance démographique (la population est passée de 9,5 millions d'habitants en 2010 à 12,3 millions en 2020⁴). La pauvreté est augmentée de 72,8% en 2013 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles) à 85% en 2021 (estimation de la BM)."}, {"bbox": [96, 551, 1135, 661], "category": "Text", "text": "L'agriculture constitue le cœur de l'économie burundaise : plus de 90% de la population en dépend pour vivre et les produits agricoles contribuent pour plus de 58% aux revenus d'exportation (essentiellement thé et café). L'agriculture est la source principale d'alimentation pour 66% des ménages ruraux et elle assure en moyenne 71,5% de leurs revenus."}, {"bbox": [96, 674, 1135, 812], "category": "Text", "text": "Le niveau d'informalité est très élevé au Burundi aussi bien dans les secteurs de l'agriculture, de l'industrie et des services. Les secteurs de l'industrie et des services au Burundi sont fortement dominés par l'emploi informel, 86% et 91%, respectivement. Le secteur des services, qui ne représente que 6% de l'emploi total, a une part d'emploi informel inférieure à 56% car il est plus impliqué dans le secteur public. Environ 3,3% seulement des entreprises sont formelles⁵."}, {"bbox": [96, 826, 1135, 1329], "category": "Text", "text": "Au Burundi la discrimination de genre est une réalité, qui se manifeste avec une iniquité d'accès aux services et aux droits : le droit foncier et le droit civil, comme en matière d'héritage et de divorce. Malgré leur importance démographique⁶ et leur dynamisme dans les processus productifs, surtout dans le domaine de l'agriculture, les femmes ne sont pas valorisées à leur juste titre. Alors que la femme a la charge du fonctionnement de la vie domestique, réalise les travaux ménagers et prend soin des enfants et des autres membres de la famille⁷, l'homme incarne l'autorité, prend les décisions capitales et contrôle les moyens de subsistance aux membres du ménage. La main d'œuvre féminine est peu qualifiée : 67% des femmes ayant une occupation sont, en effet, sans aucun niveau d'instruction. Les femmes sont les plus sollicitées dans le secteur agricole, plus pénible et peu rémunérateur. Elles sont moins présentes dans le secteur moderne où elles ne représentent que 35,6%, occupant des postes généralement de faible qualification ou exerçant dans le secteur informel. Le Burundi est classé 108 sur l'index des inégalités de genre et 12 sur le Global Gender Gap Index. Afin de donner une réponse à ces défis, l'action s'inscrira dans le plan d'action de l'UE sur l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes dans l'action extérieure 2021-2025 (GAP III)⁸, notamment pour relever les défis et exploiter les opportunités offertes par la transition verte et la transformation numérique (ce qui représente l'OG 5 du plan de mise en œuvre au niveau national au Burundi). L'Action prendra également en compte le rôle incontournable des femmes dans l'organisation des activités agricoles (gestion des semences, gestion du fumier) qui doivent être au centre de l'enseignement technique et professionnel (métiers agroalimentaires) et renforçant ainsi le rôle des femmes dans les entreprises agroalimentaires."}, {"bbox": [85, 1427, 699, 1453], "category": "Footnote", "text": "⁴ Rapport des projections démographiques 2008-2020, ISTEEBU, 2020"}, {"bbox": [85, 1451, 831, 1476], "category": "Footnote", "text": "⁵ Danish Trade Union Development Agency Burundi Labour Market Profile 2021/2022"}, {"bbox": [85, 1476, 1145, 1525], "category": "Footnote", "text": "⁶ Selon les données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008, les femmes représentent 50,8 % de la population burundaise au niveau national et 51,36 % en milieu rural."}, {"bbox": [85, 1524, 1145, 1574], "category": "Footnote", "text": "⁷ République du Burundi, ministère de la Solidarité nationale, des Droits de la Personne humaine et du Genre, Politique nationale genre du Burundi 2012-2025, juillet 2021."}, {"bbox": [85, 1572, 1145, 1645], "category": "Footnote", "text": "⁸ Plan d'action de l'Union européenne sur l'égalité entre les hommes et les femmes (GAP III) - Un programme ambitieux pour l'égalité entre les hommes et les femmes et l'autonomisation des femmes dans l'action extérieure de l'Union européenne. JOIN(2020) 17 final du 25.11.2020"}, {"bbox": [1037, 1680, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 28"}]