[{"bbox": [85, 152, 375, 186], "category": "Section-header", "text": "# 2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [85, 219, 247, 247], "category": "Section-header", "text": "## 2.1 Contexte"}, {"bbox": [97, 266, 470, 293], "category": "Section-header", "text": "### Contexte géographique et ressources :"}, {"bbox": [97, 303, 1134, 620], "category": "Text", "text": "La République de Guinée est le berceau de 12 millions d'habitants. Elle bénéficie d'une position géographique et de conditions naturelles très favorables. Bordée par 6 pays et plus de 320 kilomètres de côte sur l'Atlantique, la Guinée est une terre fertile pour l'agriculture sur sa plaine maritime et le long de ses nombreux fleuves, ainsi que pour l'élevage et le maraîchage dans le Fouta Djalon (Moyenne Guinée et Haute Guinée). Elle dispose aussi d'importantes ressources forestières (11% du territoire national). Le secteur primaire a contribué pour près de 19,7% à la formation du PIB en 2017 (Banque Africaine de Développement). Plus particulièrement, le secteur de l'agriculture a employé 60,65% de l'emploi total en 2019 (Banque Mondiale). La Guinée dispose également d'importantes ressources minières (première réserve mondiale de bauxite, importantes mines de diamant, de fer et d'or). Le secteur secondaire y compte pour 36% du PIB ; il est largement dominé par l'industrie extractive, composée de compagnies étrangères exportant de la matière brute (bauxite et or représentent environ 20% du PIB). Enfin, le secteur tertiaire représente les derniers 44% du PIB et est quant à lui porté par le commerce, le transport, les télécommunications et les activités financières."}, {"bbox": [97, 634, 1134, 742], "category": "Text", "text": "La Guinée est cependant sujette à des crises internes récurrentes qui ne lui permette pas d'exploiter de manière optimale ces ressources. Son économie est restée très dépendante des groupes étrangers et des cours internationaux sans que n'émergent de véritables chaines de valeur capables de redistribuer les richesses aux populations. La Guinée se montre ainsi très vulnérable à la conjoncture internationale."}, {"bbox": [97, 758, 324, 786], "category": "Section-header", "text": "### Contexte économique :"}, {"bbox": [97, 795, 1134, 983], "category": "Text", "text": "Depuis la fin de l'épidémie d'Ebola (2016), l'activité économique a entamé une reprise dynamique sous l'effet notamment de la vigueur du secteur extractif. L'activité avait bien résisté à l'épidémie de Covid-19 en 2020 (à + 5,2%), et malgré la reprise de l'épidémie d'Ebola, la croissance resterait bien orientée en 2021 (à + 5,6% en 2021). Le déficit du solde courant s'est amélioré en 2020 (à 12,1% du PIB contre 13,7% en 2019), avec la hausse des exportations de bauxite, et malgré la hausse des importations liées aux investissements dans les secteurs extractif et énergétique. Ce déficit est financé par des entrées d'IDE dans ces secteurs et par les emprunts externes du gouvernement pour le financement de projets d'infrastructures."}, {"bbox": [97, 994, 1134, 1260], "category": "Text", "text": "La liquidité en devises demeure fragile, la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) a dû intervenir à plusieurs reprises pour éviter la dévaluation du GNF, et les réserves de change ont diminué (à 3,8 mois d'importations à fin 2020). Le risque souverain est élevé. Le déficit budgétaire demeure limité depuis l'ajustement réalisé en 2016 mais se creuserait en 2020 (à -3,6% du PIB en 2020 contre -0,5% en 2019) avec l'augmentation des dépenses et malgré la bonne tenue des recettes. Depuis 2012, point d'achèvement de l'initiative PPTE, le pays connait un rythme de ré-endettement rapide portant l'endettement public à 34,5% du PIB en 2019. En 2020, avec le financement du barrage de Souapiti et le creusement du déficit budgétaire, le taux d'endettement en devises s'élèverait à 23,8% du PIB (contre 19,5% en 2019) portant le taux d'endettement publique total à 40,4% du PIB. Le risque de non soutenabilité de la dette publique est modéré selon l'AVD (Analyse de Viabilité de la Dette) du FMI de juin 2020 mais la marge d'absorption de chocs est restreinte."}, {"bbox": [97, 1276, 293, 1304], "category": "Section-header", "text": "### Contexte politique :"}, {"bbox": [97, 1313, 1134, 1554], "category": "Text", "text": "Le pays présente une situation sociale et politique fragile, matérialisée par la persistance de turbulences sociopolitiques. En 2020, les élections législatives, le référendum puis les élections présidentielles au cours desquelles Alpha Condé avait été réélu pour un 3ème mandat ont été sources de tensions. Dans ce contexte un coup d'Etat a été orchestré par une partie de l'armée le 5 septembre 2021. Suite au coup d'état, le pays s'est engagé dans un processus de transition politique dirigé par le Comité de Rassemblement National et de Développement (CNRD). Depuis la promulgation de la Charte de Transition par le Comité National du Rassemblement pour le Développement, fin septembre, ce processus se poursuit sans heurt. Une Feuille de Route de la transition a été élaborée, et devra guider le gouvernement et Comité National de Transition dans la rédaction d'une nouvelle Constitution. Le processus de transition doit finir avec l'organisation d'élections démocratiques et transparentes."}, {"bbox": [1038, 1680, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 26"}]