[{"bbox": [97, 152, 1134, 207], "category": "Text", "text": "partenaires bi et multilatéraux, la coopération avec la Guinée laisse désormais une place majeure à la « Team Europe »."}, {"bbox": [97, 218, 1134, 379], "category": "Text", "text": "Pour autant, le nouveau régime n'échappe pas à quelques critiques, notamment par rapport à la durée de la transition, qui serait de 36 mois à partir d'une date inconnue et toujours sans un chronogramme connu. Cette décision, prise de manière *unilatérale* et sans aucun consensus avec les parties politiques ou la société civile, a été rejetée par la CEDEAO lors du sommet du 3 juillet. Après avoir pris acte de l'ouverture d'un dialogue national sous l'égide du Premier ministre, elle a décidé d'accorder un délai supplémentaire, jusqu'au 1er août, pour que les autorités guinéennes présentent un chronogramme acceptable. Faute de quoi, des sanctions seraient adoptées"}, {"bbox": [97, 389, 1134, 469], "category": "Text", "text": "Avec cette action de son AAP, l'UE s'aligne sur les 3 premiers axes de la transition politique guinéenne. L'appui s'étalera dans les différents domaines de la restructuration démocratique et transparente de l'Etat guinéen, à fur et à mesure que la transition définira sa durée, ses étapes et son chronogramme."}, {"bbox": [85, 484, 399, 514], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [97, 529, 385, 557], "category": "Text", "text": "**Brève analyse des problèmes:**"}, {"bbox": [97, 570, 640, 598], "category": "Text", "text": "**Analyse relative à l'organisation du processus électoral.**"}, {"bbox": [97, 607, 1134, 712], "category": "Text", "text": "La Guinée a été secouée par des crises électorales lors des élections municipales de 2018, des législatives (programmées en octobre 2019 puis reportées) en mars 2020 et du referendum sur une nouvelle Constitution imposée par le Président Condé afin de pouvoir se présenter pour un 3ème mandat, et enfin les présidentielles de décembre 2020."}, {"bbox": [97, 726, 1134, 913], "category": "Text", "text": "Les crises ont été le résultat, d'une part d'un manque de confiance dans le fichier électoral - contesté et contestable selon les experts de l'UE, de l'OIF et des Nations Unies - et d'autre part du manque de confiance dans l'ensemble du processus. A cela s'est ajouté en 2020 le projet de révision de la Constitution, avec un texte rapidement élaboré et présenté aux électeurs quelques jours seulement avant le referendum, avant d'adopter par la suite une version révisée. Durant cette période, les positions entre les partis et le gouvernement se sont radicalisées jusqu'à la rupture du dialogue politique et la multiplication des affrontements – sur base ethnique plus que politique - qui ont provoqué de nombreux blessés et des morts."}, {"bbox": [97, 924, 1134, 1108], "category": "Text", "text": "La création en Décembre 2020 de la \"nouvelle République\", dans laquelle tous les membres du gouvernement précédent ont été confirmés, dotée d'une Assemblée nationale monocolore (sans les partis d'opposition qui ont boycotté le scrutin) et dans laquelle les libertés fondamentales, de réunions, de manifestations et d'expression ont été limitées avec l'excuse la pandémie de la COVID-19, les leaders de l'opposition extra-parlementaire ont été incarcérés sous différents prétextes (\"attroupement illégal\", \"trouble à l'ordre public\", \"destruction de biens publics\") et un renforcement du contrôle étatique sur la société civile ont mené au coup d'état du 5 Septembre 2021."}, {"bbox": [97, 1122, 1134, 1253], "category": "Text", "text": "Avec l'abrogation de la Constitution de 2020, la dissolution de l'Assemblée nationale, de la Cour Constitutionnelle et de la Commission Electorale Nationale Independent (CENI), le Gouvernement de la Transition se trouve dans la nécessité de nommer, former et mettre en état de fonctionner des nouveaux organes en charge des processus législatif, administratif et électoral, à partir de la définition d'une nouvelle Constitution jusqu'à l'organisation des scrutins."}, {"bbox": [97, 1267, 1134, 1454], "category": "Text", "text": "Une des questions à traiter de toute urgence est aussi la question de la définition d'un (nouveau) fichier électoral. En effet, les contestations sur sa validité datent des élections du 2013 (rapport des observateurs électoraux européens). En 2018, un audit réalisé par l'OIF, les Nations Unies et l'UE, avait révélé l'existence de 3.051.773 millions d'électeurs non dé-doublonnés et de 1 564 388 autres sans empreintes digitales. Pour corriger les nombreuses anomalies et irrégularités constatées, et permettre à la Guinée de disposer d'un Fichier biométrique homogène et correct, l'audit avait recommandé qu'à l'occasion de la révision de 2019, tous les électeurs reviennent se faire enrôler, faute de quoi ils seraient radiés des listes électorales."}, {"bbox": [97, 1466, 1134, 1573], "category": "Text", "text": "Début 2020, les experts de l'OIF constataient que sur les 3.051.773 millions d'électeurs problématiques identifiés en 2018, il en subsistait 2,5 millions dans le Fichier électoral. Ils recommandaient donc à la CENI de les retirer avant le scrutin. Face à l'inertie du gouvernement et au refus de Président de la CENI de procéder à cet assainissement, l'OIF indiquait, dans un communiqué du 24 février 2020, sa décision de se retirer du processus"}, {"bbox": [1038, 1681, 1143, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 26"}]