[{"bbox": [97, 178, 1133, 256], "category": "Text", "text": "En septembre 2021 se sont tenus les Etats généraux de l'agriculture qui ont ratifié le secteur comme « priorité des priorités » avec l'ambition d'augmenter les surfaces cultivées, d'accroitre la production et d'améliorer les revenus du secteur."}, {"bbox": [96, 259, 1134, 577], "category": "Text", "text": "Malgré ce cadre politique en théorie favorable à un développement du secteur agricole, la situation alimentaire et nutritionnelle reste alarmante. La dernière analyse du Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire (IPC) a révélé que plus de 27 millions de personnes, y compris des personnes issues de la communauté des réfugiés et déplacés internes, sont en situation de crise alimentaire aigüe (phase 3 ou plus de l'IPC), faisant de la RDC le pays le plus touché par l'insécurité alimentaire dans le monde. Une tendance similaire s'observe également pour l'état nutritionnel, mettant en évidence une majorité de territoires de RDC frappés par de la malnutrition aigüe. De la même manière, la récente évaluation des systèmes alimentaires du pays, appuyée par l'Union européenne et exécutée conjointement par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) a mis en évidence la complexité de la situation alimentaire en RDC. D'un côté, il a été souligné que - depuis 2012 - le pays enregistre une légère augmentation des productions vivrières alors que de l'autre côté, le pays est caractérisé par un déficit alimentaire le poussant à recourir à des importations alimentaires."}, {"bbox": [96, 578, 1134, 816], "category": "Text", "text": "Afin de résoudre ce dilemme, l'analyse IPC recommande d'investir dans l'amélioration des moyens de subsistance des ménages en facilitant l'accès aux outils de production et en améliorant les capacités techniques. Mieux encore, l'étude sur les systèmes alimentaires suggère d'évoluer vers la promotion d'une agriculture familiale durable, équitable et inclusive. Ces différentes recommandations sont parfaitement cohérentes avec la vision présentée à travers le Plan National Stratégique de Développement Économique et Social à l'horizon 2050 pour la RDC, validé en 2020, ainsi que les stratégies régionales de sécurité alimentaire de la SADC (« Southern African Development Community ») et la CEMAC. Dans cette hypothèse, l'utilisation de méthodes agroécologiques est cohérente avec les engagements du pays définis dans sa Contribution Déterminée à l'échelle Nationale (CDN) – un document qui engage la RDC à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en provenance de divers secteurs dont l'agriculture."}, {"bbox": [96, 841, 1134, 1078], "category": "Text", "text": "Dans ce contexte, la valeur ajoutée particulière de l'UE en matière d'agriculture vient de son approche territoriale mise en œuvre dans des paysages centrés sur cinq aires protégées. Conjuguer préservation du capital environnemental et développement agricole durable au profit des populations riveraines pratiquant l'agroécologie est un des principes clés de l'intervention de l'UE, qui sera mis en œuvre à travers le programme « Unis pour le développement durable » (PAA 2021) et la présente action. Cette dernière, proposée au titre du PAA 2022 s'inscrit dans le Pacte Vert européen et la stratégie « De la ferme à la table » visant à assurer la promotion d'un système alimentaire diversifié, basé sur l'agroécologie et préservant les ressources pour les générations futures ainsi que contribuer au Plan d'Action Genre III (2021-2025) spécialement par l'amélioration des femmes dans la transition verte."}, {"bbox": [96, 1107, 1134, 1346], "category": "Text", "text": "En intégrant l'agriculture dans la préservation de l'environnement à travers la pratique de l'agroécologie, les augmentations de rendements attendus contribueront à améliorer la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle tandis que la préservation des ressources naturelles sera progressivement établie. Dans l'optique de soutenir la mise en place d'une agriculture qui va au delà de la seule subsistance, un appui au développement de filières potentiellement profitables et durables selon les spécificités locales sera apporté, en créant notamment des liens entre les producteurs et des entités du secteur privé qui ont l'ambition de s'implanter à des fins commerciales. Dans cette démarche, à travers de prochains programmes d'action annuels (PAA), le potentiel de l'agriculture commerciale pourra être exploré et porté à échelle sur la base de l'expérience qui aura été acquise grâce aux instruments financiers déployés dans le cadre du FEDD+ et du FEDD."}, {"bbox": [96, 1372, 1134, 1585], "category": "Text", "text": "L'UE et ses Etats membres manifestent tous un intérêt pour l'environnement et l'agriculture durable, qui se concrétise par l'Initiative Equipe Europe (TEI) « Alliance pour le Développement durable ». Dans le cadre de cette TEI, des interventions spécifiquement liées à l'agriculture ont été définies autour de (i) la sécurité alimentaire, (ii) la nutrition et (iii) les chaînes de valeur. Plusieurs Etats membres ont développé leur appui à l'agriculture en RDC, comme la Belgique (accroissement des productions agricoles, transformation, stockage et commercialisation, désenclavement rural), la France (engagée dans l'agriculture à travers la mise en œuvre des fonds CAFI (Central African Forest Initiative) par l'Agence Française de Développement (AFD), la formation des agriculteurs ainsi que le développement de certaines filières locales) et l'Allemagne."}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 35"}]