[{"bbox": [96, 152, 1135, 393], "category": "Text", "text": "d'insécurité, à la suite de l'offensive lancée par une nouvelle coalition armée (Coalition des patriotes pour le changement - CPC), arrivée aux portes de la capitale avec l'objectif de bloquer le processus électoral et de renverser les institutions. Les forces armées centrafricaines (FACA), accompagnées par les forces non-conventionnelles de la société privée Wagner, ont engagé une vaste contre-offensive visant à reprendre le contrôle des villes principales du pays ce qui a permis des progrès notables dans la reprise de territoire, au prix d'une augmentation de violations des droits humains et du droit international humanitaire dans les régions éloignées, documentés dans plusieurs rapports internationaux, y compris des Nations Unies. Le Dialogue républicain, tenu en mars 2022, a été boycotté par une partie de l'opposition. Celui-ci cependant produit plusieurs centaines de recommandations (seules un peu plus de 200 ont été validées par le président)."}, {"bbox": [96, 403, 1135, 567], "category": "Text", "text": "Le contexte sectoriel de l'éducation en RCA est affecté par les crises successives auxquelles le pays est confronté. La situation sécuritaire et socio-économique affecte l'accès aux services, leur disponibilité et la qualité des apprentissages. Quelques mois seulement après le retour à l'école après les mesures de confinement pendant presque la moitié de l'année 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, la vague de violence en février 2021 a à nouveau entraîné la fermeture des écoles dans 11 des 16 préfectures du pays. Un nombre important d'écoles ont été fermées de force, occupées ou endommagées à la suite des affrontements²."}, {"bbox": [96, 579, 1135, 843], "category": "Text", "text": "Si l'insécurité reste la principale contrainte à court terme pour relever les défis auxquels le secteur de l'éducation fait face, les incertitudes quant aux perspectives à moyen et à long terme sont aussi dues à la capacité limitée du gouvernement dans la gestion du secteur et dans la mobilisation des ressources nécessaires pour son renforcement. En 2019, les dépenses publiques pour l'éducation en RCA ne représentaient que 13,3% des dépenses publiques totales et 1,6% du PIB.³ Ce niveau d'investissement financier n'est pas suffisant pour permettre au pays d'être en mesure de fournir des services d'éducation de base et constitue un défi de taille pour le secteur, qui se caractérise par une offre très insuffisante d'infrastructures scolaires et d'enseignants qualifiés dans le primaire et le secondaire, et des disparités géographiques importantes. La part du budget national dédiée à l'enseignement secondaire technique et la formation professionnelle est infime, autour de 0,5% en 2018 et 2019."}, {"bbox": [96, 853, 1135, 1143], "category": "Text", "text": "Les données actuellement disponibles ne permettent pas une estimation très précise des taux d'accès et d'achèvement aux différents cycles. Ces données permettent cependant d'apprécier les défis auxquels le système est confronté. Le taux brut de scolarisation était estimé, pour 2018-2019⁴, à 129% en primaire (un taux de redoublement élevé est cependant à noter ; ce taux ne reflète donc pas une scolarisation universelle), 41% au 1er cycle du secondaire, et 21% au 2e cycle du secondaire⁵. La transition entre le primaire et le secondaire est limitée, et le taux d'achèvement de chacun des cycles est bas, estimé à 59% pour le primaire et 13,5% pour le premier cycle du secondaire. L'accès au post-primaire est extrêmement limité et les filles sont les plus défavorisées. Le taux d'achèvement des filles est inférieur à celui des garçons pour tous les niveaux d'éducation. En 2018-2019, il y avait un peu moins de huit filles pour dix garçons scolarisés dans le cycle primaire et environ six filles pour dix garçons scolarisés dans le cycle secondaire⁶."}, {"bbox": [96, 1155, 1135, 1327], "category": "Text", "text": "Le contexte est marqué par d'importantes disparités dans l'accès à l'éducation : des disparités géographiques entre les régions rurales et Bangui, un accès systématiquement inférieur et un taux de déscolarisation plus élevés pour les filles, et une disparité d'accès pour les enfants issus des quintiles les plus pauvres. D'après des estimations, le taux net de scolarisation (TNS) dans le premier cycle du secondaire s'élève à 33% à Bangui, contre 11% dans les autres régions du pays⁷. Le taux de non-scolarisation est estimé à 26% (30% pour les filles et 23,2% pour les garçons) pour les enfants en âge d'aller au primaire, et 24% (30,2% pour les filles et 18,3% pour les garçons) pour"}, {"bbox": [85, 1365, 1144, 1489], "category": "Footnote", "text": "2 UNOCHA, Light Humanitarian Needs Overview, 22 mars 2021.\nhttps://www.humanitarianresponse.info/en/operations/central-african-republic/document/rca-humanitarian-needs-overview-hno-light-2021\nBanque mondiale, « Cahiers économiques de la République centrafricaine - Investir dans le capital humain pour préserver l'avenir», quatrième édition, juillet 2021"}, {"bbox": [85, 1489, 773, 1515], "category": "Footnote", "text": "4 Plan sectoriel de l'Éducation 2020 – 2029 de la République centrafricaine"}, {"bbox": [85, 1515, 1144, 1566], "category": "Footnote", "text": "5 Plan sectoriel de l'Éducation 2020 – 2029 de la République centrafricaine. MICS 2019 estime le taux d'achèvement net à 26.8% pour le primaire et 12,3% pour le premier cycle du secondaire"}, {"bbox": [85, 1566, 776, 1592], "category": "Footnote", "text": "6 Plan Sectoriel de l'Éducation 2020 – 2029 de la République centrafricaine"}, {"bbox": [85, 1592, 776, 1618], "category": "Footnote", "text": "7 Plan Sectoriel de l'Éducation 2020 – 2029 de la République centrafricaine"}, {"bbox": [1027, 1654, 1144, 1681], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 30"}]