[{"bbox": [96, 153, 1135, 495], "category": "Text", "text": "**Le déficit en enseignants formés, l'intégration et le déploiement des enseignants sur tout le territoire est un défi majeur pour le système.** La capacité du système de formation initiale des enseignants est insuffisante pour les besoins, le pays ne disposant que d'un institut de formation pour les enseignants du secondaire, et 10 centres de formation pour le primaire, avec une capacité également insuffisante pour répondre aux besoins. Le fonctionnement de ces centres de formations a, de surcroit, été affecté par les vagues de crises successives. Le PSE envisage un renforcement de la capacité de ces centres et instituts, et des mesures visant un renforcement de la gestion des enseignants (y compris des nouveaux statuts, et le renforcement des systèmes de paiement et de déploiement). La formation continue est actuellement fragmentée. Le PSE envisage de la renforcer, pour permettre d'offrir notamment la formation progressive aux maîtres-parents et aux vacataires, en vue d'une possible contractualisation ou intégration dans la fonction publique : toutefois, l'espace fiscal très limité rend peu réaliste ce scenario. Moins d'un enseignant du primaire sur cinq (19%) était une femme en 2018-2019, et la proportion de femmes enseignantes est particulièrement limitée parmi les maîtres-parents (7 %)¹⁸ ; 11 % des enseignants du cycle secondaire étaient des femmes."}, {"bbox": [96, 510, 1135, 767], "category": "Text", "text": "**Il existe un grand écart entre les résultats d'apprentissage des enfants qui habitent en milieu rural et ceux des enfants habitant les villes.** Entre trois et quatre fois plus d'enfants de ville ont les compétences de base en lecture et calcul par rapport aux enfants habitant en milieu rural. La plus grande inégalité en ce qui concerne les résultats d'apprentissage est en fonction de différences socioéconomiques. 13% des enfants du quintile le plus riche de la population ont acquis les compétences fondamentales en lecture, tandis que moins de 1% des enfants les plus pauvres ont pu faire de même. Cela est aggravé par l'utilisation pour l'instruction du français, qui n'est pas maitrisé par beaucoup de maîtres-parents; l'utilisation du sango comme langue d'enseignement dans les premières années du primaire, telle que proposée dans le PSE, pourrait améliorer la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage surtout en zone rurale."}, {"bbox": [96, 780, 1135, 947], "category": "Text", "text": "En plus, un grand défi est le contexte socioculturel qui s'appuie sur des normes et coutumes essentiellement patriarcales généralement défavorables aux femmes. De même les tensions intercommunautaires se reproduisent souvent dans le milieu scolaire : les filles et garçons ayant été associés aux forces et groupes armés ont des difficultés d'intégration dans le milieu scolaire. Un autre défi est les violences basées sur le genre, y compris l'exploitation et les abus sexuels, affectent surtout les filles de plus de 12 ans, notamment celles vivant dans des zones rurales."}, {"bbox": [96, 964, 1135, 1069], "category": "Text", "text": "L'estimation des besoins humanitaires pour 2022 place à 1 400 000 le nombre d'enfants et adolescents (3-17 ans) dans le besoin d'appui en éducation, 27% d'entre eux ayant des besoins aigus. 79% d'entre eux sont de la communauté hôte, 12% des personnes déplacées internes (PDI) en familles d'accueil, 4% des PDI sur sites et 5% des retournés¹⁹."}, {"bbox": [96, 1097, 1135, 1259], "category": "Text", "text": "Il existe plusieurs défis pour améliorer la **gestion du secteur éducatif** par le ministère de l'Éducation nationale (MEN) et le ministère de l'Enseignement supérieur, la Recherche scientifique et l'Innovation technologique (MESRSIT). Le système est très fortement centralisé, avec d'énormes difficultés de communication et de transport entre Bangui et le reste du pays. Au niveau des régions, les budgets sont très insuffisants et le paiement des salaires très irrégulier. Les inspections n'ont presque aucun moyen de déplacement en-dehors des chefs-lieux et le contrôle et le monitoring sont en état de dysfonctionnement."}, {"bbox": [96, 1271, 1135, 1378], "category": "Text", "text": "Le secteur de la **formation professionnelle est très peu développé en RCA**, alors qu'il devrait jouer un rôle fondamental pour offrir, entre autres, des secondes chances aux jeunes qui n'ont pas accédé ou sont sortis du système éducatif formel sans diplôme et qui nécessitent un accompagnement en termes d'alphabétisation, développement des compétences et insertion dans le marché du travail."}, {"bbox": [96, 1390, 1135, 1523], "category": "Text", "text": "Le nombre des jeunes qui n'ont reçu aucune scolarisation (11,6% dans la tranche d'âge 16-18 ans) ou qui ont abandonné l'école (37,1%) est préoccupant en termes de développement des compétences nécessaires pour accéder à plus d'opportunités d'emploi ou auto-emploi. Parmi les raisons citées par ceux et celles qui ne sont jamais allés à l'école, et ceux et celles qui ont abandonné, on note le refus de la famille, le coût de la scolarisation, l'éloignement de l'école et l'échec des examens, l'insécurité et la grossesse. Les jeunes résidant en dehors de Bangui et les filles"}, {"bbox": [87, 1596, 773, 1624], "category": "Footnote", "text": "18 Plan sectoriel de l'Éducation 2020 – 2029 de la République centrafricaine"}, {"bbox": [87, 1621, 246, 1643], "category": "Footnote", "text": "19 HNO 2022"}, {"bbox": [1027, 1654, 1144, 1681], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 30"}]