[{"bbox": [96, 151, 1136, 286], "category": "Text", "text": "Les projections du changement climatique en RCA montrent que les précipitations devraient devenir plus erratiques, en termes de durée, d'intensité et de fréquence. Ceci risque d'affecter la production agricole et la sécurité alimentaire et affaiblirait la capacité de l'environnement à fournir des ressources et des services essentiels. Les sécheresses observées au Tchad et au Soudan poussent de plus en plus de pasteurs transhumants à venir en RCA ce qui risque d'entraîner entre autre de plus en plus de surpatûrage."}, {"bbox": [96, 309, 1136, 522], "category": "Text", "text": "Malgré ce contexte défavorable, les acquis d'ECOFAC 6 sont importants au sein des zones de conservation. Ainsi, les mesures de conservation et le suivi-écologique scientifique montrent de façon mesurée la régénération de la faune et notamment une croissance des populations pour plusieurs espèces clés. Les techniques mises en place par les trois opérateurs (APN, WCS, WWF) en matière de déplacement, de renseignement et de communication permettent un suivi en temps réel des menaces et une réaction rapide et appropriée. La diversification des écogardes « traditionnels » en catégories distinctes armées ou non armées (écogardes/rangers, ECHO et TANGO) permet aussi une sensibilisation accrue en dehors des aires protégées et, de ce fait, une diminution substantielle des confrontations au sein même de celles-ci."}, {"bbox": [96, 561, 616, 591], "category": "Section-header", "text": "### 2.2.2 Insécurité et pauvreté des populations riveraines"}, {"bbox": [96, 600, 1136, 789], "category": "Text", "text": "Bien que les zones concernées par l'action aient été classées de longue date et, dès lors, ne devraient plus entraver le développement des populations riveraines des aires protégées, la situation sécuritaire volatile, l'absence des services de l'Etat et, nouvellement, les impacts du changement climatique font que certaines parties de ces zones classées se retrouvent de nouveau sous la pressions des populations des villages limitrophes mais aussi de celle des populations étrangères et notamment les transhumants en provenance du Tchad et du Soudan. En 2019, 100 000 personnes ont dû être déplacées suite aux inondations dans huit (8) provinces. En 2020, 15 000 nouveaux déplacés internes étaient recensés à la suite d'inondations dont 12 400 dans la zone de Bamingui-Bangoran⁴."}, {"bbox": [96, 812, 1136, 1001], "category": "Text", "text": "La densité de population dans les trois zones de l'action est exceptionnellement faible ce qui apparaît comme une force pour la mise en œuvre des aspects conservation du programme NaturAfrica. Ainsi, les populations riveraines des APDS dans le sud-ouest sont estimées à 24 000 personnes dont 30% de population autochtone de l'ethnie Ba Aka. Les populations de l'Est sont multiethniques et regroupées dans des localités à la limite des aires protégées. Au sud-est, la préfecture de Mbomou comptait 180.300 habitants en 2006, soit une densité de population de 2,9 habitants au km². Une étude de 2017 montre que la chasse reste de loin la source de revenus la plus importante pour les ménages (59,5 %), soit quatre fois plus que l'agriculture (15,1%) et six plus que la pêche (9,7%)."}, {"bbox": [96, 1010, 1136, 1172], "category": "Text", "text": "Bien que les efforts de sensibilisation entrepris par les opérateurs aient porté leurs fruits dans la majorité des esprits, une frange de la population, dont certains politiques, reste persuadée que la conservation dans les aires protégées constitue une entrave à leur développement économique par la diminution de leurs aires de chasse et de pêche. Il reste donc crucial de poursuivre inlassablement la sensibilisation et de proposer des activités alternatives génératrices de revenus. Dans le cadre de ces activités, une attention particulière sera portée sur les femmes, très souvent associées à la gestion du revenu familial."}, {"bbox": [96, 1182, 1136, 1288], "category": "Text", "text": "Certaines initiatives ont été testées durant ECOFAC 6 (maraichage, apiculture, pisciculture, formation professionnelle, microcrédit et petit élevage) avec plus ou moins de succès selon l'activité. En outre, la réussite du développement communautaire dans les localités limitrophes des aires protégées reste en partie subordonnée à la sécurité."}, {"bbox": [96, 1301, 1136, 1542], "category": "Text", "text": "Dans un tel contexte, l'approche territoire qui permet la conclusion d'accords entre les parties prenantes concernant les options d'utilisation des ressources naturelles et des espaces, ainsi que l'organisation institutionnelle et le partage des revenus générés par l'utilisation durable des ressources est fondamentale. L'élaboration participative de Schémas Directeurs d'Aménagement du Territoire (SDAT) était d'ailleurs attendue pour les zones sud-est et nord-est comme résultat de l'appui d'ECOFAC 6. Ces SDAT devaient couvrir ces aires protégées et leur paysage fonctionnel. Aucun SDAT n'est cependant disponible à ce jour ce qui peut s'expliquer par (i) le contexte sécuritaire volatile engendrant une présence réduite des services déconcentrés de l'Etat au niveau des zones d'intervention et ; (ii) la pandémie du COVID 19 qui a fortement impacté la tenue des concertations participatives nécessaires pour un tel exercice."}, {"bbox": [96, 1552, 661, 1580], "category": "Section-header", "text": "### 2.2.3 Faiblesse des institutions en charge de la biodiversité"}, {"bbox": [85, 1620, 672, 1647], "category": "Footnote", "text": "⁴ Central African Republic | IDMC (internal-displacement.org)"}, {"bbox": [1037, 1680, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 28"}]