[{"bbox": [96, 152, 1134, 446], "category": "Text", "text": "avec pour objectifs la création d'emplois et l'amélioration de la balance commerciale. La stratégie du gouvernement est basée sur le partenariat public-privé et sur la mise en œuvre d'une stratégie axée sur le développement des agropoles qui s'inscrit dans le cadre du Programme National d'Investissement Agricole, de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle 2017-2026. Un premier partenariat public-privé est développé avec la multinationale Singapourienne « OLAM » qui a déjà réalisé un investissement de 200 millions d'euros dans la construction d'une plateforme industrielle (PIA - Plateforme industrielle d'Adétikopé) dédiée entre autres à la transformation des produits agricoles dont le soja et le coton. Concernant les agropoles, le gouvernement a élaboré une politique agricole assortie d'un plan stratégique de développement des Agropoles à l'horizon 2030. Il a créé l'agence de promotion et de développement des agropoles (APRODAT) qui promeut la mise en œuvre d'un programme de dix agropoles sur l'ensemble du territoire. Le développement des agropoles a démarré sur le site pilote de Kara avec l'appui financier de la Banque africaine de développement (BAD)."}, {"bbox": [96, 469, 1134, 712], "category": "Text", "text": "Cependant, un tel projet de développement des agropoles, ajouté au développement de la PIA, repose sur l'intensification de la production agricole pour répondre à la demande des industriels avec des systèmes productifs spécialisés dans quelques cultures limitant la diversité nécessaire pour répondre à des enjeux alimentaires et fondés sur un fort usage d'intrants chimiques coûteux et nuisibles à l'environnement. Outre les questions environnementales et de sécurité alimentaire ainsi posées, le développement de grandes industries de transformation pourrait avoir un effet positif sur la production mais pourrait aussi avoir un effet contreproductif sur la création d'emplois dans la mesure où plus une entreprise agroalimentaire est grande, plus la chaîne de transformation est mécanisée et moins on a besoin de main d'œuvre et ce, dans un contexte de croissance démographique prononcé."}, {"bbox": [96, 733, 1134, 817], "category": "Text", "text": "Or, l'objectif fixé du partenariat entre les membres des initiatives Équipe Europe et le Togo est aussi de créer de l'emploi et de contribuer à une croissance économique inclusive en améliorant le revenu des populations rurales, en particulier pour les femmes, actives dans la production, la transformation et la commercialisation."}, {"bbox": [96, 840, 1134, 1025], "category": "Text", "text": "Le développement des PME et TPME au Togo reste conditionné par un certain nombre de facteurs tels que la mise à niveau des compétences, l'accès au financement, l'accompagnement dans la démarche qualité et la certification, l'amélioration des relations avec les fournisseurs (matières premières agricoles, crédit, intrants, etc.), la sécurisation des débouchés ou le renforcement de leur environnement y compris l'infrastructure de gestion de la qualité. En conséquence, l'industrie agro-alimentaire est faiblement développée et est caractérisée par une prédominance de petites unités de transformation avec des capacités techniques, organisationnelles et financières très limitées."}, {"bbox": [96, 1052, 1134, 1134], "category": "Text", "text": "Ainsi, le Togo a une insertion primaire dans le commerce international, avec des exportations essentiellement concentrées sur des produits bruts, ce qui limite la capacité de création de richesses et d'emplois dans le secteur agricole."}, {"bbox": [96, 1154, 1134, 1289], "category": "Text", "text": "Depuis 2013, l'État appuie le développement d'interprofessions afin de favoriser la concertation entre acteurs (producteurs, transformateurs, commerçants et exportateur) ainsi que la définition et la mise en œuvre d'actions concrètes et de plan de développement de ces filières. Certaines de ces chaînes de valeur ont reçu des appuis de l'État ou de projets (e.g. ananas par l'UE mais aussi soja et anacarde par la GIZ ou la coopération française). Mais les résultats sont encore insuffisants ou restent à consolider."}, {"bbox": [96, 1313, 1134, 1631], "category": "Text", "text": "De plus, l'accès au financement reste un des obstacles majeurs. La perception des risques du secteur agricole par les institutions financières est élevée, avec un impact négatif en termes de crédits, le taux d'intérêt et la durée des prêts. Pour remédier au problème de sous financement des chaînes de valeur, le gouvernement a créé le MIFA (Mécanisme incitatif de financement des chaînes de valeur agricole basé sur le partage des risques) transformé en une société anonyme à capital majoritairement privé dont les interventions ont permis de multiplier par 10 la part de l'agriculture dans le portefeuille de crédit des banques passant de 0,2% en 2017 à 2% en 2021. Mais malgré ce bond significatif en seulement 4 ans, beaucoup reste à faire en termes de couverture de financement des chaînes de valeur (montants accessibles, taux d'intérêt, durée des crédits agricoles). En effet, la transformation du secteur agricole ne pourra se faire que si les acteurs ont accès à des montants correspondants à leurs besoins, notamment des crédits à long terme (au-delà de 7 ans) à un taux raisonnable. L'ouverture d'une fenêtre Togo de la facilité AGRIFI/ELECTRIFI dans le cadre de l'Action est proposée comme solution facilitant l'accès au financement des chaînes de valeur."}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 28"}]