[{"bbox": [97, 153, 1134, 233], "category": "Text", "text": "Les adolescents et les jeunes (de 10 à 24 ans) représentent plus d'un tiers de la population (RGPH-2017). Il s'agit d'une cohorte prioritaire aux yeux du gouvernement, en raison de son effectif, de son influence sur la cohésion sociale et de son potentiel en matière de capital humain."}, {"bbox": [97, 244, 1134, 404], "category": "Text", "text": "En matière de protection, l'UNICEF alerte en 2019 sur la santé sexuelle et procréative des adolescents, débutant précocement avec une multiplicité des partenaires sexuels, l'utilisation limitée des préservatifs ainsi que la mauvaise perception et la méconnaissance de la santé sexuelle et procréative, réalités souvent ignorées ou masquées par la société dans son ensemble. Des jeunes en conflit avec la loi sont incarcérés dans les maisons d'arrêt où ils subissent répression et sanctions sans appuis pour leur réinsertion, et ce dans des conditions dégradantes, accentuant leur situation de rupture et d'isolement."}, {"bbox": [97, 416, 1134, 655], "category": "Text", "text": "En matière d'éducation, le système éducatif comorien connaît d'importantes déperditions. Si l'accès aux cycles d'enseignement augmente, la scolarisation primaire universelle n'est pas encore atteinte. Seulement 74% des élèves achèvent la dernière année du primaire, 45% la classe de 3ème, et 40% la terminale (2015). Les causes de décrochage scolaire des jeunes sont multiples : mariages précoces, absence de latrines, distance à l'école et travaux domestiques pour les filles ; recherche d'un revenu et émigration pour les garçons (en particulier à Anjouan). Or le cycle primaire ne procure pas à l'enfant les compétences et les capacités nécessaires lui permettant d'acquérir une alphabétisation durable et de bien s'insérer dans la vie professionnelle. D'où un découragement croissant observé chez de nombreux jeunes qui, faute d'alternative de formation, n'ont donc ni les capacités ni les moyens de s'insérer socio professionnellement."}, {"bbox": [97, 667, 1134, 876], "category": "Text", "text": "En matière de participation citoyenne, à défaut d'une participation nationale, les jeunes n'ont d'autres choix que de se tourner vers les quelques espaces d'animation socioculturelle dédiés aux jeunes que l'on peut retrouver tant en milieu urbain qu'en milieu rural. Ces lieux, souvent créés à l'initiative des jeunes eux-mêmes reflètent l'engagement associatif formel ou informel, porté culturellement par la jeunesse comorienne. Les jeunes comoriens, notamment les « invisibles » - moins instruits et peu présents sur la scène publique nationale, -y sont particulièrement dynamiques, signe de leur vive participation à la vie locale et envie de développement de leurs territoires de vie. Mais ces dynamiques sociales locales d'engagement local ne sont ni valorisées ni poursuivies à l'échelon national."}, {"bbox": [97, 891, 1134, 1158], "category": "Text", "text": "L'organisation et le fonctionnement de ces espaces manquent de formalisation, d'encadrement et d'accompagnement structurant, malgré l'investissement d'acteurs locaux et de la diaspora. C'est au sein de ces espaces que cette « jeunesse invisible », exclue du système, en rupture scolaire, souvent analphabète et issue de familles vulnérables pourrait non seulement trouver écoute et orientation mais aussi être confrontée et échanger avec la « jeunesse visible », plus instruite, quant à elle engagée dans des parcours de formation et d'engagement citoyen. D'où un rôle de mixité et cohésion sociale potentiel de ces espaces. Néanmoins, le peu de soutien accordé n'offre que peu d'opportunités aux jeunes d'en faire des lieux d'échange, de concertation, de débat au service de l'exercice de leur citoyenneté et de leur participation, des espaces de découverte et de création artistiques valorisant la créativité locale tout en étant ouvert sur le monde, ou des espaces d'expression de leurs talents divers (artistique, culturel, sportif), porteurs d'une ambition personnelle et professionnelle."}, {"bbox": [97, 1170, 1134, 1329], "category": "Text", "text": "La partie de la jeunesse, mobilisée et engagée dans le tissu associatif communautaire et dans des associations jouissant d'une reconnaissance dans le débat public, pointe cependant du doigt une instrumentalisation de la jeunesse en faveur d'ambitions électoralistes des responsables politiques, qui une fois au pouvoir, ne reconnaissent que très peu toutes les énergies et atouts que portent la jeunesse ; et qui par conséquent ne laissent aux jeunes que peu de place de participer à l'effort de planification et de développement national, particulièrement s'agissant des décisions qui les concernent."}, {"bbox": [97, 1341, 1134, 1448], "category": "Text", "text": "Globalement, les jeunes expriment un souhait affirmé de repères et d'encadrement dans tous les domaines avec un besoin de s'identifier à des figures de réussite inspirantes ; des « rôles-modèles ». Ils expriment un besoin global d'être épanouis, responsables, créatifs et pleinement engagés dans la définition et la réalisation des objectifs majeurs de développement."}, {"bbox": [97, 1460, 1134, 1567], "category": "Text", "text": "Parmi ces jeunes, les porteurs de handicap sont encore plus vulnérables. Malgré un manque de données, les Comores ont cependant fourni des efforts légaux pour la protection des personnes handicapées – notamment via la ratification de la Convention pour le droit des personnes handicapés, la promulagation de lois visant leur protection et l'interdiction de discriminations quant à l'accès à la fonction publique⁹."}, {"bbox": [85, 1621, 437, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁹ Rapport Volontaire National, 2020. Lien"}, {"bbox": [1038, 1681, 1143, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 26"}]