[{"bbox": [135, 154, 520, 179], "category": "Section-header", "text": "* **Problèmes relatifs à la société civile**"}, {"bbox": [96, 192, 1134, 353], "category": "Text", "text": "L'état des lieux de la société civile aux Comores montre que ses organisations – associations, partis politiques, presse et syndicats – ne font preuve que d'une influence limitée au niveau national en matière d'amélioration de la participation citoyenne des femmes et des jeunes. Hormis quelques exceptions d'ONG thématiquement impliquées ou acquises au pouvoir en place, sa participation est souvent qualifiée de participation de façade (cf. Feuille de route OSC). Elle peine donc à exercer son influence sur cette question précise et à peser sur les décisions politiques qui y sont relatives."}, {"bbox": [96, 364, 1134, 601], "category": "Text", "text": "Sur les questions de participation citoyenne des femmes et des jeunes, le dialogue entre la société civile et les autorités politiques du pays souffre d'une part d'un manque de soutien de la part du gouvernement et d'autre part du manque de structuration interne de la société civile elle-même. L'État ne soutient que peu le développement de la société civile et ne participe guère à son financement. Une certaine défiance s'exprime à l'encontre des OSC, qui captent directement des financements internationaux notamment avec des capacités inégales de mise en œuvre et un reporting souvent inexistant. Les relations entre l'État et la société civile sont plutôt tendues, marquées par l'appréhension d'arrestations de ses membres quand elle manifeste pacifiquement sur la place publique. Une certaine autocensure affecte la capacité d'expression et d'engagement des OSC dans le débat citoyen public, encore en construction aux Comores."}, {"bbox": [96, 616, 1134, 749], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, les efforts des organisations de la société civile, au niveau local notamment, en faveur de la protection et participation des femmes et des jeunes, manquent de durabilité, faute de capacités techniques, de ressources et d'autonomie financière suffisantes pour jouer un rôle stable d'opérateur des politiques publiques à l'échelle des communes. De leur côté, les communes manquent également de ces capacités techniques, ressources et autonomie financière requises pour mettre en œuvre des Plans communaux de développement durables et inclusifs."}, {"bbox": [96, 761, 1134, 842], "category": "Text", "text": "Face à ces faiblesses, une meilleure structuration de la société civile sur des entrées thématiques telles que la protection et la participation citoyenne des femmes aurait une incidence positive « gagnant-gagnant » pour un dialogue plus inclusif de l'État et ses démembrements communaux avec l'ensemble de sa population."}, {"bbox": [135, 855, 1134, 908], "category": "Section-header", "text": "* **Problèmes relatifs à la gouvernance et à la mise en œuvre des politiques, stratégies et cadres liés à la promotion du Genre et de la Jeunesse**"}, {"bbox": [96, 920, 1134, 1001], "category": "Text", "text": "La nature transversale des problèmes liés à la condition féminine et au devenir de la jeunesse appelle par définition une gouvernance multi sectorielle. Or, chaque ministère ne traite qu'un aspect de ces problèmes avec une gouvernance limitée à son mandat spécifique."}, {"bbox": [96, 1012, 1134, 1146], "category": "Text", "text": "Le cadre légal et juridique favorable aux femmes n'est guère appliqué. S'ajoute une complexité de lecture du cadre juridique qui régit l'égalité du genre, du fait de la superposition de trois régimes de droits : musulman, coutumier et moderne. Les fondements et dispositions égalitaires pour l'homme et la femme du droit moderne comorien sont supplantés dans la pratique par les droits coutumier et musulman, et affaiblis par des incohérences internes ne favorisant pas l'élimination à court et moyen terme des inégalités dont est victime la femme comorienne."}, {"bbox": [96, 1157, 1134, 1238], "category": "Text", "text": "Ainsi la loi de 2017 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l'accès aux fonctions nominatives et électives n'a pas été promulguée. La Politique Nationale d'Égalité et de l'Équité du Genre (PNEEG), révisée en 2018 et la Politique Nationale Jeunesse de 2017 manquent de financement pour leur mise en œuvre."}, {"bbox": [96, 1249, 1134, 1330], "category": "Text", "text": "Le défaut de redevabilité dans la gouvernance des politiques publiques dédiées à l'égalité des genres, à la protection des femmes et des jeunes, et à l'épanouissement de la jeunesse est accentuée par l'absence de dispositifs de suivi-évaluation rigoureux et réguliers, alimentés par une production régulière de données."}, {"bbox": [96, 1357, 1134, 1411], "category": "Text", "text": "### Identification des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action"}, {"bbox": [96, 1422, 948, 1450], "category": "Text", "text": "### **Groupes cibles : Les femmes et les jeunes sont les bénéficiaires primaires (ayants-droits)**"}, {"bbox": [96, 1460, 1134, 1622], "category": "Text", "text": "Avec un rapport de masculinité de 101,4 (RGPH 2017), les Comores, comptent un peu plus d'hommes que de femmes, notamment en zones urbaines (102), plus qu'en milieu rural. Plus d'un tiers de la population comorienne est pauvre (INSEED, 2014), affectant davantage les femmes. L'île de Mohéli et le milieu rural sont davantage touchés par la pauvreté avec des ratios respectifs de 50% et 70% (PNUD, 2017). Les ménages dirigés par les femmes sont aussi plus exposés. Le taux de chômage, estimé à 8,1% est, comparativement à celui de 2003 (4,4%), en hausse importante et il touche davantage les femmes (35,8%) que les hommes (16,0%)."}, {"bbox": [1038, 1681, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 of 26"}]