[{"bbox": [96, 153, 1134, 270], "category": "Text", "text": "et de gestion des conflits, ainsi que des dispositifs locaux prévus par la Loi susceptibles de jouer un rôle de régulation et de cohésion sociale qui pourraient être plus efficaces. Les acteurs locaux peuvent jouer un rôle important en matière de cohésion sociale, en intervenant davantage en articulation avec les chefs coutumiers qui, même affaiblis, restent influents vis-à-vis des populations."}, {"bbox": [96, 279, 1134, 656], "category": "Text", "text": "S'agissant de la **protection sociale**, l'actuelle politique Nationale de Protection Sociale arrive à terme en 2022, celle-ci sera remplacée par une stratégie nationale de protection sociale qui s'inscrira dans la politique Travail, Emploi et Protection Sociale (TEPS) et couvrant la période 2018-2027 qui prévoit notamment de garantir la protection sociale pour tous, de réduire les inégalités sociales et de genre et de promouvoir la femme comme acteur dynamique du développement. La nouvelle stratégie de protection sociale et le programme national de filets sociaux sont toujours en cours d'élaboration. On constate ainsi depuis 2018 un certain dynamisme institutionnel avec la détermination des critères d'identification des personnes indigentes (2019), le protocole de partage des données des ménages vulnérables (2020), la création du registre unique (2021). On constate également une dynamique forte appuyée par les principaux partenaires techniques et financiers afin que les mécanismes de protection sociale nationaux puissent être davantage « adaptatifs » et capables de répondre aux multiples aléas auxquels est confrontée la population burkinabé (crise alimentaire, impacts du changement climatique, déplacements forcés du fait de l'insécurité...)."}, {"bbox": [96, 669, 1134, 1134], "category": "Text", "text": "Cependant, les politiques peinent encore à être opérationnelles. Les dépenses totales consacrées à la protection sociale (hors santé) sont de 0.1% du PIB alors que la moyenne des pays à faible revenus est de 1.1%. Le pourcentage de la population Burkinabé couverte par au minimum une mesure de protection sociale est de 9.9% alors que ce taux est de 17,4% en Afrique et 46.9% dans le monde⁶. L'initiative nationale (Yako, 2013) qui souhaitait la création d'un service social dans chaque commune du Burkina Faso ne couvre, en 2020, que 65% des communes avec de fortes disparités régionales (Sahel 23%, Centre 100%). La protection sociale contributive quant à elle ne couvre que 3.5% de la population. Seule, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) voit son nombre d'adhérents en très légère augmentation mais touche des individus très majoritairement masculins (seulement 23,2 % des travailleurs du secteur formel sont des femmes⁷). Les mécanismes mutualistes communautaires stagnent quant à eux à des niveaux très faibles, entre autre dus à la faible culture mutualiste, le montant élevé des cotisations, le faible choix au niveau des prestataires de santé et des types de médicaments, ou encore le non-respect des conventions conclues avec les structures publiques de santé. Le Secrétariat Permanent pour la Protection Sociale (SP-CNPS)⁸ fait état de 85,622 adhérents en 2021. C'est en milieu rural que l'on observe le plus fréquemment des emplois vulnérables (84,3% contre 32.2% en milieu urbain) et ils sont principalement occupés par des femmes (7 actifs féminins sur 10 occupent un emploi vulnérable)."}, {"bbox": [96, 1144, 1134, 1493], "category": "Text", "text": "**Sur le plan sanitaire**, la forte croissance démographique associée au contexte sécuritaire précaire actuel contribuent à fragiliser le système de santé du pays. Sa faible capacité de résilience a entraîné une réduction de l'accès et de l'offre de soins de santé de qualité à la population. En mai 2022, plus de 560 formations sanitaires étaient fermées ou fonctionnaient à minima⁹. Le taux de mortalité néonatale intra hospitalière est en hausse en 2021 : il est de 7,24 pour 1000 naissances vivantes contre 6,51 en 2020. Les principales causes sont, entre autres, la faible couverture sanitaire, l'insuffisance de la Prise en Charge Intégrée des Maladies de l'Enfant (PCIME), l'insuffisance des équipements et des infrastructures sanitaires, l'insuffisance de renforcement des compétences des agents, l'insuffisance du nombre de contacts prénataux avec un prestataire formé, les soins prénataux inappropriés durant la grossesse et pendant l'accouchement. Le taux de mortalité maternelle intra hospitalière s'est légèrement amélioré entre 2020 (147,1 pour 100.000 parturientes) et 2021 (134 pour 100 000 parturientes) mais n'a pas atteint la cible fixée (130 pour 100.000 parturientes). Pour réduire cette mortalité, de nombreux efforts ont étés"}, {"bbox": [85, 1546, 592, 1570], "category": "Footnote", "text": "⁶ Rapport Mondiale sur la protection sociale, BIT 2020-2022"}, {"bbox": [85, 1571, 743, 1596], "category": "Footnote", "text": "⁷ Femmes et Hommes au Burkina Faso en 2018, INSD, Livret Genre, Juin 2020."}, {"bbox": [85, 1596, 653, 1621], "category": "Footnote", "text": "⁸ État des lieux de la protection sociale au Burkina, Novembre 2021."}, {"bbox": [85, 1621, 480, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁹ OCHA- Rapport de situation septembre 2022"}, {"bbox": [1037, 1680, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 32"}]