[{"bbox": [96, 153, 1135, 530], "category": "Text", "text": "fournis, notamment la gratuité des soins et des médicaments en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, le renforcement des consultations prénatales, la formation du personnel de santé et des agents de santé communautaires. La situation nutritionnelle demeure également préoccupante même si la tendance ces dernières années est à l'amélioration. En 2021, les prévalences de la malnutrition aiguë, de la malnutrition chronique et de l'insuffisance pondérale au plan national, sont respectivement de 9,7 %, 21,6 % et 17,5 %. La malnutrition aigüe globale chez les enfants de 0 à 59 mois était de 11 % dans le Centre-Ouest, 11,3 %, dans la Boucle du Mouhoun et 6,0 % dans les Hauts-Bassins¹⁰. Le taux d'utilisation des méthodes contraceptives modernes a connu une amélioration en 2021 mais il reste relativement faible. Il est de 23,8 % dans les Hauts Bassins, 26 % dans la boucle du Mouhoun, 25,3 % au Centre Ouest et 23, 3 % au Centre. Les normes sociales discriminatoires¹¹ excluent 54 % des femmes (contre 25 % des hommes) du processus de décision relatif à leur propre santé. Le premier Plan d'Action Genre du Ministère de la santé (2021-2023) a été élaboré et s'intègre dans le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2021-2030."}, {"bbox": [96, 540, 1135, 746], "category": "Text", "text": "Les défis majeurs qu'il convient de relever en matière de santé sont: le besoin de renforcement des performances et de la résilience du système de santé pour réagir promptement et efficacement aux besoins de la population, y compris en ce qui concerne les droits et services de santé sexuelle et reproductive, l'amélioration de l'état nutritionnel des femmes et des enfants, la restauration de la permanence des services et la continuité des soins dans les formations sanitaires, le renforcement de la gouvernance dans le secteur de la santé (veille communautaire, collaboration des acteurs), la réduction des disparités de genre dans les besoins, l'accès aux soins de santé et la réduction des maladies climato-dépendantes¹²."}, {"bbox": [96, 751, 1135, 1307], "category": "Text", "text": "Sur le plan de l'Éducation, au Burkina Faso, l'offre éducative reste limitée dans sa diversité pour répondre convenablement aux besoins d'emplois de l'économie nationale. Les problèmes de l'éducation concernent la faiblesse de l'offre, l'insuffisance et la qualité des infrastructures éducatives, la grande déperdition scolaire, la qualité de l'enseignement et de son adéquation, la qualité de la formation des personnels de l'éducation, le faible maintien des enfants à l'école, et particulièrement des filles et des plus vulnérables (faute de mécanismes de soutiens ciblés comme les cantines scolaire par exemple), et aussi le développement de formes d'éducation pouvant échapper au contrôle de l'État comme certains foyers coraniques en pleine expansion. L'éducation subit de plein fouet la crise sécuritaire et, en octobre 2022, on dénombre **22 %** des établissements d'enseignements du pays fermés (**5709**), affectant plus de **1 008 237 élèves** et **28 919 enseignants.** Le taux d'achèvement pour le primaire en 2021 est de 62.4% (67.7% pour les filles), tandis que pour le post-primaire et le secondaire, il est de 36,7% pour les garçons et 20% pour les filles. Ces taux d'achèvement indiquent l'ampleur de la déperdition scolaire et confirment que plus de 50% des enfants inscrits se retrouvent très vite hors du système avant la fin du secondaire. Sur 1000 garçons inscrits en 1ère année de primaire, seuls 229 terminent un cycle secondaire pour 135 filles. Les inégalités de genre se creusent notamment à partir du secondaire où beaucoup de filles sortent du système scolaire (67% de filles fréquentent le primaire contre 26% de filles au secondaire) en raison des mariages ou grossesses précoces. Malgré les efforts du gouvernement, les inégalités de genre persistent dans le système éducatif, aussi bien pour l'accès à l'éducation, que pour la lente amélioration de l'indice de parité de l'éducation."}, {"bbox": [96, 1317, 1135, 1406], "category": "Text", "text": "On dénombre aussi environ **2.800.000** enfants/adolescents hors école (déscholarisés, enfants PDIs, enfants n'ayant pu avoir du tout accès à l'école) qui pourraient constituer un terreau de radicalisation. Le nombre de ces enfants ne cesse de croître avec la crise qui perdure et perturbe le système éducatif."}, {"bbox": [96, 1412, 1135, 1477], "category": "Text", "text": "L'offre de l'Éducation et la **Formation Technico Professionnelle** (EFTP) formelle est très faible car le système éducatif national met plutôt l'accent sur l'enseignement général. La qualité de l'EFTP est peu"}, {"bbox": [86, 1519, 522, 1547], "category": "Footnote", "text": "¹⁰ Rapport enquête nutritionnelle SMART 2021"}, {"bbox": [86, 1546, 587, 1571], "category": "Footnote", "text": "¹¹ Social Institutions and Gender Index (SIGI), OCDE, 2018"}, {"bbox": [86, 1570, 1143, 1621], "category": "Footnote", "text": "¹² Communication sur l'adaptation aux changements climatiques du Burkina Faso. Ministère de l'environnement, de l'économie verte et du changement climatique. 2021."}, {"bbox": [1038, 1680, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 of 32"}]