[{"bbox": [85, 121, 1143, 178], "category": "Text", "text": "attaques terroristes se sont intensifiées à plus de 100 % comparé à la même période de 2021. 3.244 personnes ont été tuées comparé à 1.545."}, {"bbox": [85, 191, 1143, 447], "category": "Text", "text": "La menace djihadiste constitue aujourd'hui le principal risque pour le Burkina Faso. Une grande partie du territoire, estimée à au moins 40 %, se trouve sous le contrôle de groupes djihadistes, tandis que leur influence continue de s'étendre vers le sud, affectant la stabilité des pays côtiers (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana et Togo). Depuis 2015, le pays a été le théâtre de la plus rapide propagation djihadiste que le Sahel ait connu, comptant plus de 10 000 personnes tuées par des attaques de groupes terroristes armés. Aujourd'hui, le Burkina Faso enregistre le plus haut niveau de violence armée contre les civils dans le Sahel. La création des « Volontaires de la Patrie », soit un enrôlement de civils comme auxiliaires des forces de sécurité étatiques, a contribué à ce triste record en brouillant la ligne de démarcation entre combattants et non-combattants"}, {"bbox": [85, 463, 1143, 666], "category": "Text", "text": "Ainsi, les forces armées conduites par le capitaine Traoré doivent faire face à la violence liée à al-Qaïda et à l'État islamique, réformer les forces de défense et de sécurité pour lutter contre le terrorisme, répondre aux foules de Burkinabè qui l'ont soutenu et organiser des élections pour le retour à l'ordre constitutionnel dans les délais prescrits, conformément à l'accord entre le Burkina Faso et la CEDEAO, avec la tenue des élections couplées présidentielle/législatives avant le 1er juillet 2024. L'opportunité de la tenue d'un référendum constitutionnel n'est pour l'instant pas remise en cause et pourrait contribuer à renforcer les institutions démocratiques et à rendre l'armée plus républicaine."}, {"bbox": [85, 678, 1143, 793], "category": "Text", "text": "Des défis majeurs restent à relever, dans le contexte politique et sécuritaire difficile, pour une meilleure organisation des prochaines élections relatives au référendum constitutionnel, couplées législatives/présidentielle et locales, et permettre ainsi le retour à l'ordre constitutionnel au Burkina Faso et à un meilleur ancrage de la démocratie, y inclus la démocratie locale."}, {"bbox": [85, 806, 1143, 1096], "category": "Text", "text": "En parallèle, la crise humanitaire s'est aggravée ces trois dernières années. La lutte anti-terroriste s'est en effet traduite par une intensification des conflits armés et a eu pour conséquence une forte croissance du nombre de victimes civiles et de déplacés internes. Le nombre de personnes déplacées internes (PDI) est estimé à plus d'1,7 millions, à cela s'ajoutent près de 26 000 réfugiés maliens auquel il faut également ajouter un million de personnes qui vivent dans des territoires enclavés et hors de contrôle des autorités. Selon le dernier plan de réponse humanitaire (août 2022), 4,9 millions de personnes sont en besoin d'aide humanitaire et 3,45 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. Si les régions les plus impactées par l'accueil de PDIs sont le Sahel et le Centre-Nord, les régions de la Boucle du Mouhoun et des Hauts Bassins sont aussi touchées, car on relève de plus en plus de déplacements de personnes impactées par l'insécurité vers l'Ouest du pays."}, {"bbox": [85, 1108, 1143, 1282], "category": "Text", "text": "Le difficile contexte économique amplifie la crise sécuritaire, avec de faibles perspectives de croissance et une inflation estimée à 14,2 % pour 2022 (IMF, 2022). Le Burkina étant fort dépendant des importations de blé, l'impact sur les prix a été sérieusement aggravé par les conséquences de l'invasion russe de l'Ukraine. Cette inflation atteindrait 25.6 % pour les seuls produits alimentaires pénalisant fortement la population et en particulier la sécurité alimentaire des plus pauvres. Cet impact est d'autant plus délétère que les perspectives d'emplois générateurs de revenus sont limitées."}, {"bbox": [85, 1294, 1143, 1464], "category": "Text", "text": "La situation en matière des droits de l'homme est préoccupante, en particulier avec les graves violations des droits de l'homme par les groupes armés terroristes, les exactions des forces de défense et sécurité ainsi que l'apparition des conflits intercommunautaires. De plus, la multiplication des groupes d'autodéfense (kolwéogos, dozos, roughas, etc.) et la création des volontaires pour la défense de la patrie sont inquiétantes du fait de l'abandon de la force publique régalienne par l'État, de la circulation des armes et des risques locaux d'abus et de violation des droits de l'Homme."}, {"bbox": [85, 1480, 1143, 1623], "category": "Text", "text": "Il existe des fortes inégalités notamment à l'encontre des femmes. La jeunesse (50 % de la population a moins de 16 ans) a du mal à jouer un rôle actif dans le domaine économique, social ou politique, dans une société dominée par une hiérarchie d'âge. La radicalisation des jeunes dans certaines localités est de plus en plus inquiétante. Cela s'inscrit dans une dynamique régionale déjà préoccupante (Mali, Niger, Nigéria, bassin du lac du Tchad)."}, {"bbox": [1131, 1653, 1143, 1672], "category": "Page-footer", "text": "5"}]