[{"bbox": [97, 103, 1132, 155], "category": "Text", "text": "définition de leurs visions, de leurs objectifs stratégiques et opérationnels, et sont souvent réduits dans des exercices de sous-traitances et de prestations ponctuelles."}, {"bbox": [97, 168, 1132, 274], "category": "Text", "text": "Au niveau organisationnel, la gouvernance associative doit être améliorée. Bien que toutes les associations disposent de statuts et règlements intérieurs, les différents organes prévus sont rarement fonctionnels lorsqu'ils existent. Les exercices de planification, d'évaluation interne, d'élaboration des stratégies d'intervention et de mobilisation structurée des ressources ne sont pas encore des pratiques courantes dans le milieu associatif."}, {"bbox": [97, 286, 1132, 393], "category": "Text", "text": "Les associations de femmes et jeunes sont peu nombreuses et par conséquents peu visibles dans l'environnement des associations. Le leadership des femmes et des jeunes reste embryonnaire et nécessite des appuis afin de faire émerger une masse critique d'actrices et une nouvelle génération de militants capables de porter des initiatives citoyennes."}, {"bbox": [97, 405, 1132, 538], "category": "Text", "text": "La société civile présente un faible niveau d'organisation en plateforme et réseau. La tradition du portage des actions isolées est forte et ne permet aux leaders de la société civile de mutualiser leurs efforts afin multiplier et faire perdurer les effets et impacts des projets. Les plateformes existantes sont confrontées à de nombreux défis liés aux batailles de leadership, à la définition insuffisante des initiatives à réaliser collectivement et tenant compte des atouts et potentiels des acteurs en présence."}, {"bbox": [97, 577, 1100, 604], "category": "Section-header", "text": "## Un cadre légal inadapté et qui limite l'expression et le déploiement des organisations de la société civile."}, {"bbox": [97, 616, 1132, 775], "category": "Text", "text": "La loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association est le cadre réglementaire du mouvement associatif congolais. Ce cadre juridique ne garantit pas les droits des acteurs de la société civile et ne pose pas les bases de leur participation au développement, notamment en termes de protection des défenseurs des droits humains, d'accès à l'information publique et d'acteurs reconnus formellement comme co-constructeur des politiques publiques. Cette situation limite la démarche des OSC qui peine à s'affirmer comme partenaires des institutions publiques et privées dans les différents chantiers du développement socioéconomique."}, {"bbox": [97, 787, 1132, 947], "category": "Text", "text": "Le projet d'actualisation de ce cadre réglementaire afin de le contextualiser et l'adapter aux évolutions des logiques inclusives de conception et mise en œuvre des programmes de développement a connu une tentative de réalisation. Les propositions de la société civile n'ont pas été prise en compte et les pouvoirs publics ont élaboré un projet de loi jugé liberticide avec comme ligne directrice la soumission et le contrôle des acteurs non étatiques. Bien qu'approuvé par les deux chambres du parlement, ce projet de loi n'a jamais été promulgué compte tenu d'une opposition franche des organisations internationales."}, {"bbox": [97, 959, 1132, 1119], "category": "Text", "text": "La question du cadre légal des OSC reste un chantier déterminant et fait partie des actions prioritaires dans les programmes de plusieurs plateformes de la société civile. L'édit cadre est nécessaire pour formaliser la structuration de la société civile, définir des lignes directrices transparentes et objectives de la collaboration entre les pouvoirs publics et les acteurs non étatiques, clarifier les questions liées à l'accès à l'information publique et au financement public. L'enjeu pour les OSC est d'arrêter une stratégie commune afin de relancer la concertation avec les pouvoirs publics et les partenaires au développement."}, {"bbox": [97, 1157, 1132, 1212], "category": "Section-header", "text": "## Un espace public restreint par les autorités publiques et une participation limitée des OSC dans la mise en œuvre des politiques de développement."}, {"bbox": [97, 1223, 1132, 1408], "category": "Text", "text": "Las activités de la société civile au Congo sont ' tolérées ' par les pouvoirs publics. Elles sont davantage admises lorsque les OSC sont dans la prestation de services sociaux mais les restrictions, voir des interdictions sont régulières quand il est question des droits humains, de la gestion des ressources nationales, de la gestion des processus électoraux... Au vu de ce contexte, les associations et plateformes engagées sur les revendications liées à la démocratie, au respect des droits, la redevabilité des autorités publiques sont très peu nombreuses. La pratique de l'autocensure par les OSC est importante et ces dernières choisissent pour leur sécurité de ne pas s'engager sur des thématiques dites sensibles."}, {"bbox": [97, 1421, 1132, 1580], "category": "Text", "text": "Les relations entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile sont caractérisées par la méfiance. De façon générale, la collaboration entre ces deux parties est minimale. Très peu d'opportunités de participation de la société civile à l'élaboration des politiques publiques sont offertes par l'administration. Il revient à la société civile de gagner du terrain en s'imposant comme une force de proposition constante et régulière sur les programmes de développement. L'enjeu pour la société civile est donc de construire une expertise dans l'analyse des politiques sectorielles, le suivi de la mise en œuvre des programmes nationaux et locaux du gouvernement. C'est dans cette"}, {"bbox": [1038, 1681, 1143, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 25"}]