[{"bbox": [96, 152, 1131, 419], "category": "Text", "text": "Les interventions dans les régions ciblées complèteront celles du Projet 'Développement agricole et sécurité alimentaire des territoires ruraux du Tiers-sud du Sénégal -Beydaare' déjà présent à Kolda (projet de développement agricole financé par l'UE dans le cadre du 11ème FED et l'AFD à hauteur de 47,5 millions EUR, avec une contribution de l'UE de 20.5 millions d'EUR pour une durée de 93 mois) dont la deuxième phase, prévue dans la prochaine programmation de l'AFD, visera en particulier les régions de Kédougou et Tambacounda, ainsi que celles financées par d'autres agences d'États Membres. L'action capitalisera aussi sur les acquis du projet 'Nexus eau-énergie-alimentation-écosystèmes' (WEFE) de l'AICS en partenariat avec le Joint Research Centre (JRC) de la Commission européenne, qui a permis d'identifier des actions de développement intégrées et durables dans le bassin du fleuve Sénégal, et sur ceux du 'Projet de Valorisation des Eaux pour le développement des chaines de valeur' (PROVALE-CV) du Gouvernement sénégalais."}, {"bbox": [96, 444, 1131, 658], "category": "Text", "text": "D'un point de vue géographique, l'action complètera aussi les activités résilience du projet régional 'Peaceful and resilient borderlands II' (PIR, AAP 2023), qui couvrira le Sénégal, le Mali et la Guinée. Ce programme, structuré en trois axes différents (Axe 1 'résilience', Axe 2 'sécurité locale' et Axe 3 'coopération transfrontalière'), mettra en œuvre, dans le cadre de l'Axe 1, des actions visant le développement économique et la création d'opportunités d'emploi, notamment en milieu agricole, dans les régions frontalières entre les trois pays et ainsi le renforcement de la stabilité de ces zones fragiles et exposées à la déstabilisation. Du coté sénégalais, les interventions seront mises en œuvre dans les régions de Kédougou et Tambacounda. Ainsi, tant les zones frontalières sud-est que sud-sud seront couvertes par les interventions de l'UE."}, {"bbox": [96, 679, 1131, 817], "category": "Text", "text": "L'action s'inscrit dans la continuité d'une approche déjà soutenue par l'Équipe Europe à travers le Projet 'Agropole d'avenir et intégration des chaînes de valeur dans les systèmes alimentaires' (PAA 2021) qui vise les régions du centre du pays. Il s'agit maintenant de déployer cette même dynamique mais en l'adaptant aux besoins spécifiques des populations et territoires des régions frontalières sud, zones d'insécurité alimentaire, d'instabilité socio-politique et de forte émigration à l'étranger."}, {"bbox": [96, 842, 1131, 897], "category": "Text", "text": "L'accès au financement pour les populations cibles du projet (notamment jeunes et femmes) sera aussi amélioré, en continuité avec les opportunités offertes dans le cadre du même projet Projet Agropole (composante blending)."}, {"bbox": [85, 936, 398, 967], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 994, 1131, 1209], "category": "Text", "text": "Plus de 30 ans après le début du conflit en Casamance, cette région - parmi les plus pauvres du Sénégal - n'est toujours pas complètement stabilisée. La situation demeure problématique, malgré les nombreuses démarches entreprises, au niveau local, national et international, pour garantir la paix et le développement économique dans cette région. La Casamance, séparée du nord du pays par la Gambie et faisant également frontière avec la Guinée Bissao, fait face à une instabilité socio-politique et sécuritaire persistante qui impacte nécessairement l'ensemble du pays. La gestion des ressources locales par le gouvernement explique en grande partie cette instabilité, les Casamançais n'ont pas le sentiment de suffisamment bénéficier de leurs propres ressources ni de beaucoup d'opportunités économiques."}, {"bbox": [96, 1234, 1131, 1367], "category": "Text", "text": "Dans la zone ciblée (régions de Sédhiou et Kolda), l'agriculture emploie près de 80% de la population en particulier dans des exploitations familiales de petite taille, pauvres et vulnérables aux effets du changement climatique, qui peinent à se moderniser et à satisfaire les besoins alimentaires des ménages toute l'année. L'agriculture reste largement une agriculture de subsistance, peu productive, et très sensible à la variabilité pluviométrique, malgré un réseau hydrographique développé⁵ et des facilités agro climatiques en termes de pluviométrie."}, {"bbox": [85, 1428, 1143, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁵ La région de Sédhiou possède d'importantes ressources naturelles dont un réseau hydrographique très développé (fleuve Casamance, le Soungrougrou, les bolongs, marigots, etc.) favorisant le développement de la pêche, de l'aquaculture (pisciculture, ostréiculture, etc.) avec plus de 36.000 ha de vallées et près de 20.000 ha de terres de plateaux riz cultivables ; le climat est de type subguinéen et soudano-guinéen avec une pluviométrie oscillant entre 700 et 1300 mm par an. Concernant la région de Kolda, le réseau hydrographique est composé d'un cours d'eau principal, le fleuve Casamance et de ses affluents. La zone de Kounkané est arrosée par le fleuve Kayenga et son affluent l'Anambé. Le barrage de Ndiandouba et celui de l'Anambé élevés respectivement sur ces cours d'eau font que la zone dispose de l'eau de façon continue. En plus, les eaux de pluie alimentent les nappes superficielles du Continental Terminal, du miocène (50 et 150 m de profondeur) et du quaternaire. Le Maestrichen est accessible à moins de 160 m au centre Sud et au Sud Est de la Région."}, {"bbox": [1038, 1682, 1143, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 of 30"}]