[{"bbox": [96, 152, 1134, 284], "category": "Text", "text": "les hommes et les femmes d'autre part. Leur accès au crédit est également plus limité. En 2019, les femmes n'ont bénéficié que de 28% des microcrédits octroyés dans l'espace UEMOA, une situation qui a peu évolué depuis 2012 (27%). Les femmes sont actives essentiellement dans la production destinée à la consommation familiale, qui ne génère pas de ressources financières importantes et elles restent confinées dans les domaines les plus vulnérables de la chaine de création de richesse."}, {"bbox": [96, 311, 1134, 499], "category": "Text", "text": "En **milieu urbain et périurbain (banlieue)**, le secteur informel constitue souvent la seule opportunité d'insertion économique pour les femmes⁸, qui ne bénéficient donc pas de services de protection sociale de base, et travaillent souvent de longues heures dans des conditions insalubres et parfois dangereuses. Le secteur informel est l'employeur le plus important du pays, assurant 90% de l'emploi total⁹. Et globalement, 94% des femmes entrepreneurs opèrent dans le secteur informel contre 86% des hommes (ILO, 2020). Ces forts taux d'informalité parmi les femmes (mais également pour les hommes) concernent surtout les secteurs de la restauration, du commerce et de la transformation des produits alimentaires et de la pêche."}, {"bbox": [96, 523, 1134, 658], "category": "Text", "text": "Dans la **banlieue de Dakar** qui accueille l'exode rural, les femmes ont normalment accès au petit commerce informel ou bien au travail domestique en tant qu'assistantes de maison. Celles qui travaillent auprès de ménages plus aisés effectuent dans leur majorité des tâches domestiques non rémunérées qui ne sont pas prises en compte comme apport dans le fonctionnement des foyers. Cette catégorie de femmes vit dans une profonde pauvreté, ce qui réduit, pour ne pas dire rend nul, leur pouvoir de décision dans leurs familles et communautés immédiates."}, {"bbox": [96, 682, 1134, 791], "category": "Text", "text": "La crise de la COVID-19 a montré que les femmes restent les plus vulnérables face aux chocs économiques et sociaux. En effet, leur surreprésentation dans le secteur informel, plus précaire en termes économiques et de protection sociale, a pour conséquence de les exposer à une vulnérabilité accrue et d'autres répercussions telles que l'augmentation des **violences faites aux femmes**."}, {"bbox": [96, 790, 1134, 843], "category": "Text", "text": "La recrudescence des violences sous toutes leurs formes a pris une ampleur inquiétante au Sénégal ces dernières années. D'ailleurs les cas d'agressions physiques et sexuelles sont quotidiennement relatés dans les médias."}, {"bbox": [96, 867, 1134, 1054], "category": "Text", "text": "Au plan de la **participation politique**, même si des progrès significatifs ont été obtenus grâce à la loi sur la parité (loi n° 2010-11 mai 2010), des efforts restent à fournir pour parvenir à une représentation importante des femmes au sein des collectivités locales. Une amélioration de la participation des femmes dans la vie politique requiert la promotion d'une représentation égale des femmes et des hommes dans la vie politique et publique, aux niveaux national, provincial et local, y compris dans les fonctions électives de maire et aux postes de responsabilité au sein du Gouvernement, de l'appareil judiciaire, de la fonction publique, des forces de sécurité, du corps diplomatique et des associations professionnelles."}, {"bbox": [96, 1078, 1134, 1372], "category": "Text", "text": "La crise de la COVID19 a aussi renforcé l'importance du **rôle de la digitalisation** comme moyen pour accélérer la transformation productive et améliorer le bien-être de la population sénégalaise ainsi que comme puissant moteur de l'égalité de genre, permettant aux femmes et aux filles d'accéder à de nouvelles informations, opportunités et ressources. Les technologies et services numériques sont des catalyseurs éprouvés du développement durable et de la croissance inclusive. Ils peuvent être essentiels pour améliorer la vie même dans les pays les plus pauvres, en particulier en autonomisant les femmes et les filles, en améliorant la gouvernance démocratique et la transparence, et en stimulant la productivité et la création d'emplois.¹⁰ Mais au Sénégal, seules 26% des femmes acquièrent un smartphone par leurs propres moyens, contre 68% chez les hommes¹¹ et le taux d'inégalité hommes-femmes concernant l'accès à Internet avoisine les 30%¹². En plus de contribuer à leur autonomisation économique, l'accès au numérique pour les filles et les femmes est essentiel pour leur permettre d'être sensibilisées à leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive et pour les protéger des abus en ligne."}, {"bbox": [85, 1475, 875, 1502], "category": "Footnote", "text": "⁸ Plan Sénégal Émergent (2014), https://www.sec.gouv.sn/dossiers/plan-sénégal-émergent-pse"}, {"bbox": [85, 1501, 1144, 1548], "category": "Footnote", "text": "⁹ Le premier Recensement général des Entreprises (RGE) de 2016 a compté 407.882 unités économiques dont 97% sont dans le secteur informel."}, {"bbox": [85, 1548, 1144, 1597], "category": "Footnote", "text": "¹⁰ Commission Staff Working Document: Digital4Development: mainstreaming digital technologies and services into EU Development Policy."}, {"bbox": [85, 1597, 266, 1622], "category": "Footnote", "text": "¹¹ Profile genre 2021."}, {"bbox": [85, 1621, 960, 1647], "category": "Footnote", "text": "¹² http://www.numerique.gouv.sn/actualites/tableau-de-bord-sur-la-fracture-num%C3%A9rique-de-genre"}, {"bbox": [1038, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 26"}]