[{"bbox": [96, 150, 1135, 523], "category": "Text", "text": "le contrôle des ressources fondamentales (terre, eau) et n'ont pas non plus de pouvoir de décision concernant le produit de leur travail et de leur devenir³⁶. Le Burundi est ainsi classé 124ème sur 162 pays sur l'index des Inégalités de Genre (IGG)³⁷. La forte inégalité entre sexes³⁸ sur les plans économique et politique est particulièrement marquée dans les domaines du droit foncier et civil, des droits en matière de divorce et d'héritage, d'autonomisation économique des femmes et de leur accès à des services sanitaires et à des soins de qualité. Les femmes sont également exposées à différentes formes de violences (impunies³⁹) et de pratiques néfastes : le taux de prévalence des violences envers les femmes est de 48,5 %⁴⁰ et 19 % des mariages concernent des filles mineures⁴¹ ; à ce sujet l'accès aux services de base de prise en charge de violences basées sur le genre ainsi que aux informations et services de contraception souffre de multiples barrières. La discrimination à l'égard des femmes et l'inégalité de genre aggravent la vulnérabilité des femmes face à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle et constitue une cause majeure du mauvais statut de santé nutritionnelle maternelle et infantile⁴² mis en évidence par une batterie d'indicateurs relatifs à la diversification alimentaire⁴³, l'insuffisance pondérale, la malnutrition adulte⁴⁴ aggravée par des habitudes alimentaires inadéquates et de mauvaises pratiques en matière de soins et de santé préventive infantiles."}, {"bbox": [96, 547, 1135, 736], "category": "Text", "text": "**Inclusion intégrale des populations déplacées de force.** Le Nord et le Nord-Est, zones ciblées par cette action, hébergent un nombre croissant de **réfugiés burundais retournés**. Les zones à forte concentration de retour volontaire de réfugiés burundais (provinces du Nord, du Nord Est et du Sud) figurent également parmi les zones les plus pauvres du Burundi. Les retournés sont confrontés à plusieurs défis liés à leur réintégration socio-économique. Tout d'abord, il existe un problème d'accès aux services de base, y compris l'accès aux services de santé. Ensuite, leur réintégration est souvent compromise par l'extrême fragilité des communautés de retour et les litiges relatifs à la propriété des terres⁴⁵, principaux facteurs de conflit au Burundi."}, {"bbox": [96, 760, 1135, 1026], "category": "Text", "text": "Il existe une tendance aux mouvements secondaires parmi les rapatriés depuis 2020-21 (« recyclage »), principalement parmi les agriculteurs et liés aux droits fonciers ou au changement climatique (terres disparues par glissements de terrain). Le changement climatique est un multiplicateur de menaces qui enferme les communautés ciblées dans un cercle vicieux de fragilité et de vulnérabilité face à la pauvreté, aux risques de dégradation des sols, à la perte des moyens de subsistance et au chômage. Les impacts du changement climatique - principalement les inondations et les glissements de terrain - sont les principaux facteurs de déplacement interne, affectant de manière disproportionnée les femmes et les enfants vivant sur les flancs des collines burundaises. Les conflits et les violences autour des terres productives se multiplient au sein d'une population essentiellement rurale, confrontée à l'afflux récent de réfugiés retournés et des déplacement internes, ce qui oblige les populations à s'installer sur des parcelles de plus en plus petites (et dégradées)."}, {"bbox": [96, 1051, 1135, 1212], "category": "Text", "text": "A cela s'ajoute un grand nombre de réfugiés congolais vivant dans les zones, qui pourraient être sujet à un afflux de réfugiés congolais dans les mois et années à venir. Environ 60 % de réfugiés congolais au Burundi vivent dans des camps de réfugiés situés dans l'est et le nord du pays, et souffrent d'une liberté de mouvement restreinte, avec un nombre limité de permis de circulation délivrés à un moment donné par l'administration du camp, et les sorties non autorisées des camps donnent souvent lieu à des cas d'arrestation assortis d'amendes. Ces restrictions limitent la capacité des réfugiés à devenir autonomes et à jouir de leurs droits en dehors des camps. Le nombre grandissant"}, {"bbox": [85, 1252, 1144, 1319], "category": "Footnote", "text": "dans le secteur agricole possèdent des terres. Les femmes n'ont qu'un accès limité aux intrants agricoles et au crédit, ce qui les empêche de développer leurs activités même lorsqu'elles contrôlent les moyens de production https://tbinternet.ohchr.org/Treaties/CESCR/Shared%20Documents/BDI/INT_CESCR_CSS_BDI_21680_F.pdf)."}, {"bbox": [85, 1318, 1144, 1384], "category": "Footnote", "text": "³⁶ : The broken promise: benefits derived by women from the 10 per cent agricultural budget allocation in seven countries in East and Southern Africa / UN Women – UN Env. Program – UNDP (2021). C'est l'homme qui incarne l'autorité, prend les décisions capitales et fournit les moyens de subsistance aux membres du ménage."}, {"bbox": [85, 1382, 1085, 1406], "category": "Footnote", "text": "³⁷ : PNUD, Rapport sur le développement humain 2020 – Burundi. https://hdr.undp.org/sites/default/files/Country-Profiles/fr/BDI.pdf"}, {"bbox": [85, 1404, 513, 1428], "category": "Footnote", "text": "³⁸ : PNUD - Rapport sur le développement humain 2019."}, {"bbox": [85, 1426, 993, 1450], "category": "Footnote", "text": "³⁹ : Selon les dernières statistiques disponibles sur https://evaw-global-database.unwomen.org/en/countries/africa/burundi"}, {"bbox": [85, 1448, 288, 1472], "category": "Footnote", "text": "⁴⁰ Burundi (unwomen.org)"}, {"bbox": [85, 1470, 1035, 1494], "category": "Footnote", "text": "⁴¹ : idem référence 22. Des études actualisées (non publiées) indiquent que les mariages des filles mineures est passée à 20,4%."}, {"bbox": [85, 1492, 483, 1516], "category": "Footnote", "text": "⁴² : USAID/Burundi Gender Analysis Report – 2017."}, {"bbox": [85, 1514, 1144, 1560], "category": "Footnote", "text": "⁴³ : Au niveau des ménages, ce sont les femmes et les enfants qui ont l'alimentation la moins diversifiée pourtant à la base d'une nutrition adéquate (PAM 2019. Fill the Nutrient Gap Burundi)."}, {"bbox": [85, 1558, 1144, 1604], "category": "Footnote", "text": "⁴⁴ : Près d'un quart des adolescentes et 18 % des femmes accusent une insuffisance pondérale (Burundi, Ministère des finances, du budget et de la planification économique. 2020. Enquête nationale sur la nutrition et la mortalité)."}, {"bbox": [85, 1602, 1144, 1648], "category": "Footnote", "text": "⁴⁵ : D'après les estimations du UNHCR, une année après leur retour 35% des rapatriés ont quitté les communautés hôtes faute d'opportunités économiques viables et/ou de ressources foncières disponibles."}, {"bbox": [1027, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 10 of 32"}]