[{"bbox": [95, 150, 1133, 204], "category": "Text", "text": "de population très élevée, exerce une pression anthropique sur des ressources naturelles limitées et des systèmes agricoles de plus en plus impactés par les aléas du changement climatique."}, {"bbox": [95, 204, 1133, 602], "category": "Text", "text": "Dominée par des systèmes de productions familiaux de subsistance et l'autoconsommation, l'agriculture est peu productive et peu diversifiée¹⁶. Le secteur utilise 95 % du potentiel cultivable national¹⁷, il fournit 95% de l'offre alimentaire et l'essentiel des moyens de subsistances de 80 % de la population. Plus de 50 % de la population est structurellement touchée par une insécurité alimentaire chronique et deux tiers de la population ne peut accéder facilement aux aliments nutritifs¹⁸. Le Burundi a le taux de retard de croissance le plus élevé au monde¹⁹ et la malnutrition chronique touche 57 % des enfants de moins de 5 ans²⁰, plaçant le pays au-delà du seuil d'alerte de 40 % fixé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)²¹. Ces 1,4 millions d'enfants alimentent, malgré tous les efforts, des taux de Malnutrition Aiguë Globale (MAG) qui oscillent, suivant les années et les saisons entre un seuil d'alerte de 10 % et un seuil d'urgence de 15 %²². Plus globalement, 94 % des enfants ne bénéficient pas d'une alimentation adaptée à leur tranche d'âge²³. L'alimentation diversifiée nécessaire à une couverture correcte des besoins nutritionnels est deux à trois plus onéreuse qu'une alimentation couvrant seulement les besoins énergétiques et est pas conséquent inabordable pour la majorité des ménages. Il en résulte que l'insécurité alimentaire et nutritionnelle très élevée de la population persiste et s'aggrave, ne permettant pas à la population d'avoir accès à une alimentation suffisante et de qualité²⁴ et qu'elle encourage l'adoption de stratégies de survie inadaptées²⁵."}, {"bbox": [95, 602, 1133, 736], "category": "Text", "text": "Sur le plan sanitaire ; les prévalences élevées des maladies infantiles notamment la diarrhée, le paludisme et les infections respiratoires constituent également des déterminants majeurs dans la dégradation de la santé nutritionnelle des enfants comme des adultes. Directement lié aux questions d'hygiène, l'accès physique des ménages à des sources d'eau potable améliorées (en quantité et qualité) constitue un facteur majeur dans l'incidence de la malnutrition aiguë et de la santé en général²⁶."}, {"bbox": [95, 759, 1133, 814], "category": "Text", "text": "Ainsi, et malgré des progrès récents, l'état de santé de la population reste précaire. Seul un quart de la population bénéficie directement de la gratuité d'un paquet minimal de soins, dont la mise en œuvre reste, de plus, fragmentée"}, {"bbox": [85, 862, 1144, 972], "category": "Text", "text": "beaucoup trop lentement : 30 % des femmes en union (sexuellement actives) ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale et le taux de prévalence contraceptive reste faible (29 % en 2017). 8% des adolescentes de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie procréative (dont 6 % ont au moins un enfant et 2 % sont enceintes). Ce pourcentage varie beaucoup avec le niveau d'instruction : il est de 4 % pour celles qui ont atteint le niveau secondaire ou supérieur ; il est de 19 % pour celles sans niveau d'instruction. L'accès aux services de santé sexuelle et reproductive demeure problématique pour les adolescents et les jeunes non mariés."}, {"bbox": [85, 971, 984, 993], "category": "Text", "text": "Le taux de fécondité reste ainsi très élevé : entre 5,2 et 6,4 par femme en âge de procréer, selon les années et les sources."}, {"bbox": [85, 992, 1144, 1037], "category": "Text", "text": "¹⁶ : 1,2 millions de familles rurales (90% de la population) pratiquent une agriculture traditionnelle sur de très petites exploitations (0,5 ha en moyenne par ménage) – Ministère de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Elevage (MINEAGRIE)."}, {"bbox": [85, 1036, 631, 1058], "category": "Text", "text": "¹⁷ : 2.210.000 ha sur un potentiel de 2.350.000 ha (2013- MINEAGRIE)."}, {"bbox": [85, 1057, 1144, 1187], "category": "Text", "text": "¹⁸ : Sources concordantes : Enquête nationale sur la situation nutritionnelle et la mortalité basée sur la méthodologie Smart (rapport principal - MSPLS - MFPCDE - PAM -UNICEF - USAID 2018) & PRONIANUT – Plan Stratégique de Nutrition 2019-2023 (MSPLS - UNICEF - OMS - PAM) : « La prévalence de la malnutrition chronique est de 57,0% avec 25,6% sous sa forme sévère. Ce taux de près de 6 enfants sur 10, est de loin supérieur au seuil d'alerte de 40% fixé par l'OMS. Les garçons sont plus affectés que les filles quelle que soit la forme avec 60,6% contre 53,4% pour la malnutrition. [...] A l'exception de la ville de Bujumbura (20,7%), toutes les autres provinces ont franchi le seuil de 50%. Les taux varient de 20,7% (Bujumbura) à 63,1% (Ngozi)."}, {"bbox": [85, 1188, 1144, 1210], "category": "Text", "text": "Autres sources : Plan de réponse humanitaire 2022 – OCHA : « Le taux de malnutrition chronique est estimé à 52,2 pour cent (novembre 2020)."}, {"bbox": [85, 1209, 1095, 1232], "category": "Text", "text": "Source : IPC de 2016 à Janvier 2023 : « [Depuis 2016] près d'un ménage sur deux est en situation d'insécurité alimentaire chronique »."}, {"bbox": [85, 1231, 477, 1253], "category": "Text", "text": "¹⁹ : Estimation conjointe OMS UNICEF 2019-2020."}, {"bbox": [85, 1252, 1144, 1297], "category": "Text", "text": "²⁰ : Lorsque les enfants nés au Burundi en 2020 parviendront à leur maturité, leur productivité n'atteindra que 39 % du taux qu'ils auraient eu s'ils avaient pu bénéficier d'une éducation et d'une prise en charge nutritionnelle et sanitaire adéquates."}, {"bbox": [85, 1296, 487, 1318], "category": "Text", "text": "²¹ : Source FIDA – Février 2022. Evaluation COSOP."}, {"bbox": [85, 1317, 1144, 1362], "category": "Text", "text": "²² : Ainsi, et d'après la dernière IPC de Septembre 2022, ce sont 283 000 sur 2,4 millions d'enfants de moins de cinq ans (soit 11,6 % d'entre eux) qui sont en état de Malnutrition Aiguë Sévère (MAS : 59 000 = 2,4 %) ou modérée (MAM : 224 000 = 9,2 %)."}, {"bbox": [85, 1362, 1144, 1407], "category": "Text", "text": "²³ : Des analyses de fin 2020, montrent que seuls 6,2 % des enfants de 6-23 mois bénéficient d'un régime alimentaire minimum acceptable. 3,4% à 13,2% selon les provinces, 6,2% étant la moyenne nationale."}, {"bbox": [85, 1406, 1017, 1429], "category": "Text", "text": "²⁴ : Commission Européenne, Protection civile et opération d'aide humanitaire européennes, Fact sheet Burundi, (Déc 2017)."}, {"bbox": [85, 1428, 1144, 1559], "category": "Text", "text": "²⁵ : Pour la période de juin à septembre 2022, ce sont 1,2 million de personnes (10 % de la population) qui sont touchées à un haut degré par une insécurité alimentaire aiguë (phases 3 et 4 du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire - IPC) auquel s'ajoutent 3,345 million de personnes en état de stress (phase 2). Les projections pour la fin de l'année 2022 prévoient une aggravation avec 1,4 millions (12 %). Comparativement, les chiffres s'établissaient à 1.04 million fin 2021 et précédemment à 1.3 million de personnes (2020) pour les phases cumulées 3 et 4. La situation reste donc d'année en année extrêmement précaire ou alarmante, notamment dans les régions de dépression de l'est et du nord, ainsi que dans la plaine de l'Imbo (bordure du Lac Tanganyika)."}, {"bbox": [85, 1558, 827, 1581], "category": "Text", "text": "²⁶ : UNICEF/OMS (2019) Joint Monitoring Programme for Water Supply, Sanitation and Hygiene."}, {"bbox": [85, 1580, 1144, 1647], "category": "Text", "text": "Pour ce qui concerne l'accès à l'eau potable, le Burundi est passé de 51 à 62 % entre 2000 et 2020 (de 48 à 58 % en milieu rural). En ce qui concerne l'assainissement de base, le taux d'accès à des installations sanitaires adéquates stagne à 46 % sur la même période. L'accès à l'hygiène de base demeure très faible avec un taux moyen stagnant à 6 % depuis 2004."}, {"bbox": [1037, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 32"}]