[{"bbox": [96, 152, 1134, 204], "category": "Text", "text": "politiques soulignent la nécessité d'améliorer l'encadrement des jeunes à travers des séances de formation sur les fondamentaux de la démocratie."}, {"bbox": [96, 229, 1134, 285], "category": "Section-header", "text": "## Transparence limitée des élections de 2020 et faible communication de la part de la Commission Électorale Nationale Indépendante"}, {"bbox": [96, 286, 1134, 630], "category": "Text", "text": "Les élections présidentielle, législatives, communales, sénatoriales et collinaires de 2020 auraient pu offrir aux parties prenantes une compétition plus équitable et transparente. Treize forces politiques étaient en compétition pour les élections des députés et des conseillers communaux en 2020. Il s'agissait de 11 partis politiques (APDR, CDP, CNDD-FDD, CNL, FNL, FPN-Imboneza, FRODEBU-Nyakuri, Sangwe-PADER, Sahwanya-FRODEBU, UPD-Zigamibanga, UPRONA) et 2 coalitions de partis politiques (COPA, Kira-Burundi). La campagne électorale a été largement dominée par la majorité sortante, le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces de Défense de la Démocratie (CNDD-FDD), et la première force d'opposition, le Congrès National pour la Liberté (CNL). Les deux partis politiques issus des anciens mouvements rebelles ont dominé l'espace politique électorale. Ils sont parvenus à mobiliser de nombreux militants autour de thématiques qui reflétaient des enjeux davantage électoralistes que programmatiques. Leurs discours croisés et ancrés plus dans les slogans que dans le réalisme, tournaient d'un côté autour de la défense d'un bilan fondé essentiellement sur le souverainisme, la lutte contre l'impérialisme et les ennemis du pays et, de l'autre côté, autour de la volonté d'un changement fondé sur la lutte contre la dilapidation des deniers publics et la protection des droits de l'Homme et libertés."}, {"bbox": [96, 631, 1134, 680], "category": "Text", "text": "Un meilleur taux d'accréditation d'observateurs nationaux et internationaux aurait contribué à améliorer la qualité des élections du 20 mai 2020."}, {"bbox": [96, 682, 1134, 1002], "category": "Text", "text": "D'un côté, la capacité du Burundi à financer seul son processus électorale, sans soutien des bailleurs de fonds traditionnels, est une performance à saluer et encourager. D'un autre côté, la prédominance du parti politique majoritaire sortant et de ses relais dans les organes de l'administration électorale n'ont pas transmis un message d'équité et de transparence au niveau du traitement des résultats. Davantage de transparence dans le traitement et la remontée des résultats des élections de 2020 aurait généré davantage de confiance de la part des citoyens et des citoyennes envers le processus électorale et la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette dernière a proclamé des résultats contradictoires et, selon de nombreux observateurs et acteurs, qui ne reflétaient pas toujours le verdict des urnes. Près de 300 000 citoyens⁶ n'ont pas pu exercer leur droit de vote en raison de leur situation de réfugiés dans les pays voisins à la suite de la crise politico-sécuritaire de 2015. En effet, la CENI a continué à utiliser le fichier électorale utilisé au cours du référendum de mai 2018, alors que des responsables de partis politiques réclamaient un nouveau fichier électorale tenant compte de nouvelles réalités telles que le nombre de citoyens ayant atteint la majorité électorale après le référendum et celui des rapatriés."}, {"bbox": [96, 1053, 757, 1080], "category": "Section-header", "text": "## Participation des femmes, jeunes et personnes vivant avec handicap"}, {"bbox": [96, 1081, 1134, 1441], "category": "Text", "text": "Bien que la Constitution (Article 129) impose un quota minimum de 30 % pour la représentation des femmes au sein du gouvernement et de l'Assemblée nationale (article 164) et que l'article 143 prévoie que la fonction publique doit être représentative de la population, notamment pour ce qui est des femmes, l'intégration des femmes et des jeunes dans la vie politique et dans l'administration demeure faible du fait des inégalités de genre subsistant dans la société burundaise. La culture burundaise, qui se caractérise par une forte domination masculine renforcée par un discours religieux prégnant, continue ainsi à valoriser un cantonnement des femmes aux tâches domestiques et à l'éducation des enfants, et une faible participation à la sphère publique, expliquant que les femmes soient très peu représentées si ce n'est pas garanti par la loi. Ainsi les quotas ne sont pas garantis pour le niveau collinaire, expliquant que les taux de représentation des femmes y soient très faibles. Il convient de mettre en exergue le fait que les jeunes filles et femmes sont très faiblement représentées dans les partis politiques. Pour des raisons culturelles trop souvent les femmes n'osent pas s'engager dans la politique. Cela s'explique par la dépendance économique vis-à-vis de l'homme, le rôle social de la femme, et les préjugés d'ordre socioculturel."}, {"bbox": [96, 1442, 1134, 1524], "category": "Text", "text": "Quant à la participation des femmes à la vie publique, l'administration publique compte relativement peu de femmes en son sein à des postes de responsabilités. La représentation au niveau ministériel s'est néanmoins améliorée avec le gouvernement actuel qui rassemble 5 femmes sur 15 ministres⁷. Des quotas paritaires être"}, {"bbox": [85, 1573, 799, 1599], "category": "Footnote", "text": "⁶ ONU, Rapport final détaillé de la Commission d'enquête sur le Burundi, 2017, p. 31"}, {"bbox": [85, 1598, 1144, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁷ Les mandats depuis 2020: femmes ministres 5 sur 15 ministres (soit 33%); femmes députées 46 sur 119 (soit 38%); femmes sénatrices 16 (soit 41% de femmes), https://www.senat.bi/liste-des-senateurs/"}, {"bbox": [1043, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page8 of 28"}]